Tu comprends enfin ce que tu viens faire là. Oui coco, tu as été arrêté. Tu es méchant et tu es considéré comme un fou par la plupart des « gens du dehors » comme on les appelle ici. Mais ne t’inquiète pas. Méchant ? On l’est tous ici ! Fou ? Hum, je pourrais te dire pareil mais certain tenteront de te persuader qu’ils ont un mental sain… Bienvenue à Alvena mon mignon ! Je suis Monsieur le Directeur et je t’interdis de m’appeler autrement. Je suis le maître dans cette prison, et je me dois de t’informer de certaines choses. Ici ne sont enfermésque des hommes. Les motifs de leur présence sont divers et variés mais pas leur sexe. Même si la plupart des membres du personnel sont des femmes, attends toi à ne prendre la douche qu’avec des réservoirs de testostérone ! Bon je t’avoue qu’on est au XXIeme siècle, la loi sur l’homosexualité est passée,ça devrait t’éclairer sur l’orientation sexuelle de la plupart des détenus…

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Jolly Colpi Croce | Peu importe le moyen tant que j'arrive à mes fins

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N° de Cellule :: E#001

MessageSujet: Jolly Colpi Croce | Peu importe le moyen tant que j'arrive à mes fins Lun 5 Mai - 19:29





let's play a little drinking game ;


▲▼

INFO Ϟ Homme fou aimant tout ce qui touche à la biologie, surtout humaine, et expert dans l'art de trahir dans ses propres intérêts.

EXPLICATIONS Ϟ Incarcéré pour expériences sur êtres humains et meurtres. Il y a sûrement d'autres choses mais tout n'a pas été découvert. C'est qu'il planque bien tout ça ce type.
NOM Ϟ Colpi Croce
PRENOM Ϟ Jolly

AGE Ϟ 29 ans
NATIONALITE Ϟ Italienne
ORIENTATION Ϟ Bisexuelle

INCARCERE DEPUIS Ϟ 9 ans
TEMPS D'INCARCERATION Ϟ Perpétuité
EXPLICATIONS Ϟ Jolly adore la biologie et la psychologie humaine. Il aime faire des expériences variées sur les êtres humains sans se soucier de leur bien-être, ou alors les mettre en situation dangereuse juste pour voir leur réactions. Tout ce qui sort de ces domaines ne l'intéresse pratiquement pas.

it's one drink for everytime ;



Jolly. Égocentrisme. Mégalomanie. Sadisme. Stratégie. Intelligence. Ces cinq mots mots suffisent à le décrire. S'il n'est pas du tout parmi les plus costauds de la prison, il s'est fait un nom grâce à son intelligence qu'il a sut bien travailler avant d'arriver là. Les trois quarts des prisonniers ici sont des bêtes qui n'ont jamais sût parler correctement, mais lui fait en quelques sorte partie de la classe "chic" d'Alvena. Et c'est d'ailleurs grâce à ça qu'il a sût se faire apprécier des gardiens et qu'il a obtenu une chambre individuelle et même un oreiller avec une couverture. Pratique de savoir se faire des amis comme les gardiens.
Se faire des amis en en trahissant d'autre. Il arrive assez facilement à faire croire aux gens qu'il est leur amis, mais uniquement s'il a quelque chose à tirer de cette amitié. Sinon il vous ignorera tout simplement. Il peut très bien rester avec vous un an, acceptant de vous rendre de petits services, mais jamais il ne s'attacherait à quelqu'un. Ça ne lui est jamais arrivé jusqu'ici alors pourquoi commencer maintenant ? Et s'il reste longtemps près de vous, ne lui faites surtout pas confiance : du jour au lendemain il peut faire semblant de ne pas vous connaître ou alors vous faire un mauvais coup.

Cet homme est ce qui pourrait s’appeler une sangsue. Il ne s'intéresse aux gens que pour ce qu'ils ont, pas pour ce qu'ils sont. Si vous connaissez des noms de criminels qui n'ont pas encore été mis derrière les barreaux, il essaiera de se rapprocher de vous jusqu'à ce que vous lui racontiez ça. Puis il ira tranquillement donner ces noms aux gardiens histoire de gagner encore un peu de sympathie des gardiens, les seuls à l'apprécier. C'est comme ça qu'il a put obtenir une cellule individuelle mais surtout se faire haïr par tout ceux qu'il a trahis, donc pas mal de gens.

En dehors de toutes ces trahisons, Jolly est quelqu'un qu'on peut facilement qualifier de fou. Ses grandes passions sont l'alchimie et la biologie. Il aime par dessus tout observer les réactions des gens, étudier leur phobie, et étudier leur corps. Là est aussi la raison de son emprisonnement. A force de faire des expériences sur des corps humains, de s'amuser à changer les génétiques etc, on attire forcément les soupçons. Chopé et emprisonné quasiment directement, procès rapide.

Il n'a pas peur de faire du mal à autre et ne crains pas le sang le moins du monde. Le corps peut-il accepter la greffe d'une mini caméra à la place de l'oeil ? Comment réagit le corps lorsqu'on lui injecte un sang contenant le virus de tel maladie ? Même si ces réponses ont déjà été trouvées par des savants, Jolly aime refaire les expériences et noter tout ça sur un carnet. Le même depuis le début, qu'il garde sous son lit de prison. Il y note encore quelques petites choses de temps en temps, des idées d'expériences, des phénomènes ou des réactions qui l'ont intrigué. Il adore ce genre de choses, mais préfère travailler sur l'humain que sur les souris.
Et bien sûr, qui dit expériences sur être humain dit souffrance. Jolly aime faire souffrir les gens, que ce soit moralement ou mentalement. Les gens heureux ne sont pas drôles, puisqu'ils peuvent décider de quasiment tout. Lorsqu'ils sont désespérés par contre, ils réagissent par instincts ou réflexes, c'est ça qui est intéressant. Alors il fait souffrir ceux qui l'intéressent, des enfants aux vieillards, hommes et femmes. Tout le monde y passe tant que c'est amusant ou utile. Pourquoi se retenir lorsqu'il s'agit de science ?


Jolly est un homme de vingt-neuf ans que l'on remarque surtout par sa grande taille atteignant sans doute les deux mètres. Grand donc, mais sa musculature n'est pas très impressionnante. Il a de la force mais ça s'arrête là. Dans les combats, ce n'est pas avec ses muscles qu'il va faire la différence. Par contre il est agile, ce qui est un bon point lorsqu'on se retrouve entouré de brute comme dans Alvena.

Ses yeux sont bleu foncé, et selon la lumière il peut arriver qu'ils luisent d'un éclat violet. Autrefois il portait des lunettes de soleil mais à son entrée en prison on lui a interdit d'en porter. Bien sûr il essaya de les garder en prétextant une myopie mais on ne lui proposa que des lunettes transparentes alors il les refusa en disant qu'il avait miraculeusement guéri. Il n'aime pas ne plus avoir ses lunettes mais est bien obligé de faire sans, bien qu'il lui arrive parfois de mettre deux doigts sur son nez comme pour les réajuster, se rendant compte la seconde d'après que non, il n'a pas de verre devant les yeux.

Le prisonnier possède des cheveux noirs lui arrivant à la nuque et dont il prend soin en dépit des apparence puisqu'ils paraissent assez emmêlés bien qu'assez plats. Ils contrastent avec sa peau pâle due à des années passées à ne vivre quasiment que la nuit. Cette peau pâle est tatouée à son poignet droit d'un symbole qui selon Jolly est la Lune. Son élément fétiche. Ce tatouage a été fait à l'encre noire et se trouve sur l'endroit où on l'on voit toutes les veines, il va sans dire que ça a du lui faire bien mal lorsque ça a été tatoué.

Sa voix est très grave et il parle toujours assez lentement, faisant exprès de jouer là dessus pour impressionner les plus faibles d'esprits. Depuis le temps qu'il est en France, son accent italien a presque disparu mais il utilise parfois quelques mots de sa langue natale lorsqu'ils sonnent bien, s'amusant des réactions des destinataires. Une voix chaude et sensuelle dont il use souvent. Il parle aussi le japonais, bien qu'il ait quelques lacunes. Il a toujours aimé apprendre des langues et peut donc discuter assez facilement en français, italien et japonais, et même un peu en portugais et anglais.

Niveau vestimentaire, Jolly est assez compliqué. Il porte souvent la même chose, c'est à dire chemise bleutée, cravate blanche, veste et pantalon noir. Le problème c'est qu'en prison c'est assez dur à porter sans qu'on se fasse insulter, alors il lui arrive de ne mettre que la chemise avec le pantalon, pour faire plus "décontracté". Sur sa veste, à l'emplacement du cœur, se trouve une croix chrétienne accrochée avec une petite chaînette. Jolly n'est pas croyant mais il la porte quand même. Parce qu'il aime se sentir élégant. Et en parlant d'élégance, il met en permanence des gants noirs qui s'arrêtent juste avant le poignet, pour laisser voir son tatouage lorsqu'il a la manche retroussée.
▲▼




-Dis-moi, j'ai reçu un livre étrange. La façon d'écrire de ce type m'a tapé dans l'oeil, mais ça à l'air autobiographique et... Je suis pas sûr d'avoir le droit de publier ça.
-Ca parle de quoi ?
-Un certain Jolly qui raconte comment il en est venu à faire de la prison, et qui raconte d'autres choses assez... glauque.
-Du style ?
-C'est un fou. Il a fait des expérimentations sur des humains, et il explique ça dans les moindres détails. Par exemple comment il a fait pour savoir quel pression pouvait supporter un cœur humain ou alors comment se produisait un AVC...
-T'es sérieux là ?
-Oh j'peux t'en lire un bout si tu veux.
-D'acc, mais évite les passages sanglants, merci.

L'homme posa le combiné sur le bureau, activant le haut-parleur, et récupéra le texte devant lui.



"Je suis né dans une famille tout ce qu'il y avait de plus normale. Fils unique d'un ouvrier et d'une secrétaire. Tout allait bien, la seule petite difficulté était que nous vivions dans un quartier à risque de la capitale italienne. Dans mes souvenirs, nous ne possédions pas assez d'argent pour déménager, du coup on voyait beaucoup de trafic se faire au pied de notre appartement et les voisins n'étaient pas tous des plus fréquentables. Je fais dans la globalité bien sûr. Beaucoup de gens étaient dans notre cas et n'avaient simplement pas d'autres choix que de rester ici. Mais comme on dit, il ne suffit que d'une personne dans un groupe pour mettre le bazar. Mes parents faisaient attention à me garder loin de ça. Ils savaient que j'étais assez insolent et turbulent, et que j'aurais put facilement me mêler aux groupes de jeunes qu'il fallait mieux éviter. Du coup ils m'envoyaient dans une école assez loin, j'y allais en bus. J'étais encore petit, je ne me rendais pas compte de tout ça, à huit ans.
Quand vint l'heure du collège, je prévins mes parents que je voulais faire l'option français. J'aimais cette langue. Le seul établissement de la ville à proposer cette langue était le collège le plus près de chez-moi, et mes parents savaient que je risquais d'y croiser des gens de notre quartier. Mais je voulais vraiment faire cette option donc ils m'y inscrirent en me faisant promettre de ne pas m'approcher des gens que je voyais souvent dans le coin. Je put enfin aller là-bas et m'investis au maximum dans ma nouvelle langue. J'avais envie de découvrir les écrits français, réputés pour leur finesse. Ce n'était pas tant la culture que la philosophie des gens de l'époque qui m'intéressaient, contrairement à beaucoup d'autres de ma classe."

-Pour l'instant ça me paraît normal comme vie...
-Attends un peu la suite, petit à petit ça se corse.
-Il y en a pour long ?
-On dirait que tu te fous totalement de cette histoire...
-Disons que pour le moment il n'y a rien de très intéressant.
-Je comprends. Allez je reprends.


"J'ai fait ma première année de collège normalement. J'étais plutôt doué dans toutes les matières sans me donner trop de mal, donc tout allait bien et je ne redoublais pas. L'année suivante, je me fis un premier réel ami. Il m'avait remarqué, toujours seul dans la cour à lire des livres policiers, et il avait décidé de m'aborder. Je découvris rapidement qu'il vivait près de chez moi et l'avertissement de mes parents me revint en mémoire. Mais je m'en fichais. Il était mon ami et je n'avais pas à le juger uniquement par son lieu de vie, sinon à ce moment-là j'étais moi-même quelqu'un de peu fréquentable.
Lui aussi aimait les livres policiers, et on commença à s'en prêter certains et même à jouer aux petits détectives. Un jour un pigeon mort fut retrouvé dans la cour. On se mit à chercher des indices pour savoir s'il avait été la victime d'un chat. Mon ami, nommé Nikolas, chercha aux alentours. Moi je mis carrément la main dans le cadavre pour chercher des traces de griffe que je ne trouvais pas. Au final il s'avéra qu'un gamin avait lancé un caillou sur l'animal et ça avait suffit à le tuer. Il me semble que c'est à partir de là que j'ai commencé à m'intéresser à la physiologie des corps vivants. Comment un si petit caillou avait put tuer un oiseau ? Surtout que ce dernier était assez rapide pour éviter les cailloux. Il était malade ? Il était blessé ? C'était des questions bêtes mais ça m'amusait de chercher tout ça.
Nikolas était un peu moins familier du sang mais il était assez intéressant aussi. Il m'apprenait beaucoup de choses héritées de son père, biologiste. Notre amitié était bien scellée désormais."

-Il craint pas le sang hein ?..
-Ouais. Et pour un enfant aussi jeune, c'est un signe qu'il va sûrement devenir psychopathe... Encore ne pas craindre ça va. Mais tu as déjà vu beaucoup de gosse de neuf ans mettre la main dans un cadavre de pigeon juste pour savoir s'il avait été attaqué par un chat ?
-T'es sûr qu'il en rajoute pas un peu ?
-Au vu de la suite, je pense pas... Peut-être même qu'il ne dit pas tout.
-Continue, tu m'as mis la puce à l'oreille.


"Un jour Nikolas m'a dit qu'il me présenterait des amis à lui, vivants également dans notre quartier. Je lui faisais confiance, je l'ai suivit, et il ne m'a pas trahis. Mes parents étaient vraiment paranoïaques. La plupart de ces ces jeunes étaient sympas, juste un peu moqueur sur les les bords mais sans gros défaut. Certes ils fumaient, buvaient, se droguaient pour certains. Mais en même temps ils avaient des vies difficiles. Je réussis à me lier réellement d'amitié avec cinq d'entre eux, en plus de Nikolas. Je les appréciais vraiment et pourtant je sentais toujours une sorte de vide en moi, il me manquait quelque chose.
Je me mis à fumer petit à petit. D'abord tirer sur la cigarette d'un pote de temps en temps, puis taxer une clope, et finalement s'acheter son paquet. Mes parents ne le savaient pas et heureusement. Pour eux je ne faisais que suivre bien comme il fallait à l'école, avec juste un ami ici ou là, de bonne famille comme ils disaient. C'est comme ça qu'ils me voulaient. D'un certain côté je les remercie, ils m'ont permis d'apprendre plus rapidement le français en m'inscrivant à un programme d'apprentissage rapide sur internet, et ils m'ont aussi permis de ne pas tomber au stade de la drogue, j'avais trop peur qu'il me surprennent alors que j'étais sous cocaïne, donc je n'ai jamais testé.

C'est aussi à ce moment que des experts m'auraient considéré comme... Disons fou, j'imagine, même si j'ai toujours du mal à vraiment savoir ce que ce terme veut dire. Toujours avec ma passion sur la biologie et après avoir retrouvé une souris morte en bas de chez moi, j'ai décidé de l'emmener dans ma chambre. J'ai débarrassé le bureau et suis allé chercher un petit couteau dans la cuisine avant de verrouiller la porte de ma chambre. Et j'ai disséqué la souris, pour m'amuser. Regarder les organes et à quoi ils étaient reliés, chercher à comprendre à quoi sert chaque chose. C'est intéressant, bien plus intéressant qu'apprendre bêtement le nom des différents composants du cœur sur un schéma, dans la salle de SVT. J'avais quinze ans à ce moment là."

-En fait il est flippant ce bonhomme...
-Oui... Et je t'ai coupé le passage avec la souris. Même moi j'ai eu un peu de mal à lire.
-Ouais, garde le pour toi alors...
-Si jamais je le publie, faudra qu'il enlève des parties.
-Continue juste, pour le moment. Ca devient vraiment intéressant.


"A dix-huit ans, j'ai quitté la maison pour m'installer seul, avec comme prétexte de vouloir être plus dépendant. Mes parents ont un peu rechigné mais finalement m'ont laissé faire, me demandant simplement de venir les voir et de les appeler souvent. J'ai pris un petit appartement tranquille, près de l'établissement où je comptais faire des études de biologie. J'étais pris pour mes compétences, mais je n'allais pas y rester très longtemps malheureusement.
J'ai petit à petit commencé à m'éloigner de mes parents. Au début je les appelais tous les jours, puis tous les deux jours, puis une fois par semaine. Ils ne m'intéressaient plus, je voulais faire ma vie sans eux. Visiblement, ils avaient compris qui je fréquentais car ils furent de moins en moins agréables, comme si je les avais trahis. Un jour ils m'engueulèrent, m'ayant vu fumer en compagnie de Nikolas et mes autres amis, et depuis on ne s'est plus reparlé, on a sans doute plus rien à se dire. Ils ne me manquent pas plus que ça, contrairement à ce que je pensais.

Je continuais mes expériences, sur des souris, des oiseaux, et même une ou deux fois sur des chats. Mes amis le savaient très bien et s'en fichaient, même si Nikolas avait un peu de mal à venir chez moi de peur de voir un cadavre. Sauf que je suis quelqu'un de propre, je n'allais pas laisser un corps traîner dans le salon, ça il ne l'avait pas encore compris.
J'avais aussi commencé à faire des expériences moins sanglantes et uniquement psychologique. Je m'amusais à pousser petit à petit les gens à bout pour comprendre les réactions, les réflexes etc. Je crois que ça énervait pas mal mes amis que je leur fasse ça mais ils étaient habitués à ce que je sois... différent disons. C'est également à ce moment là que j'ai commencé à tenir mon carnet, où je notais toutes les expériences que je faisais, tout ce que je voulais faire, où je notais des réactions, où je dessinais ce qui me passait par la tête. Avec mon écriture en patte de mouche ça allait être dur de me déchiffrer si jamais quelqu'un tombait dessus..."

-Et dis toi que ce qu'il a envoyé est manuscrit... Je me suis amusé à traduire ça.
-A ce point-là ?
-Il écrit tout petit et penché, c'est super dur. Par contre faut avouer que c'est pas moche.
-Mhhh...


"C'est vers mes dix-neuf ans que ça s'est corsé. Les chats et les piafs ne me suffisaient plus. Trop petits, pas asse intéressants. J'avais envie de m'amuser sur des humains. Je savais que je devenais fou à vouloir faire ça, mais je ne pouvais plus m'arrêter. Je basculais de plus en plus dans le côté savant fou, et si j'avais encore été en contact avec mes parents, je crois qu'ils auraient fait une syncope de me savoir comme ça.
La première fois que je fis quelque chose à un être vivant fut sur un clochard. Je lui ai proposé l'hospitalité pour une nuit, et dans la nuit, pendant qu'il dormait, j'ai passé le cap. J'étais devenu un fou. Rien de très poussé encore, j'ai simplement implantée une micro-caméra faite par un ami dans son œil. Le lendemain il m'a dit que ça lui faisait mal et qu'il peinait à ouvrir l’œil sans que ça le brûle, et j'ai prétexté n'avoir aucune idée d'où ça pouvait venir. J'avais réussi une greffe, j'étais content. Je pense qu'une fois ceci fait, je ne pouvais de toute façon plus retourner en arrière et me calmer. Ce n'était plus de la biologie mais bien de la folie.
Un mois après j'appris que le clochard était mort, visiblement son œil s'était infecté. Dommage, expérience ratée. Mais j'allais recommencer. Je me mis à renouveler de petites expériences, de petites greffes quand je le pouvais et pas trop souvent. Je ne voulais surtout pas qu'on m’attrape, j'avais sans doute encore un peu de lucidité à cette époque là."

-Plus je relis plus je me persuade qu'il est totalement fou.
-Il le dit lui-même.
-Ca fait peur quand même.
-Chut. Continue.


"Un jour un de mes amis m'a présenté une de ses connaissances, nous disant qu'on allait sûrement s'apprécier et surtout qu'on avait chacun quelque chose à apporter à l'autre. Les premiers jours on ne fit que discuter, mais je sentais que quelque chose clochait chez lui. Il ne me disait pas tout, c'était sûr. Mais qu'est-ce qu'il pouvait donc cacher ?
Je sus la réponse au bout d'un mois. Il était en vérité membre d'un réseau mafieux, chargé de trouver de nouveaux membres qui pourraient être utiles à sa famille... Et il désirait faire de moi l'un d'eux. Apparemment j'étais très intéressant avec mes expériences, et je serais utile pour trouver de nouvelles techniques de tortures sur les prisonniers afin qu'ils avouent plus rapidement. On me donnerait l'accès à un labo complet avec tout ce qu'on pouvait rêver trouver pour ça, et j'aurais le droit de faire ce que je veux tant que je respectais les ordres qu'on me donnait.
Après tout je me fichais bien du sort de chacun, et je ne voyais ici que l'opportunité d'avoir d'avantage de liberté et d'outils. J'acceptais et ce ne fut qu'à ce moment-là qu'il me prévint que le labo et la majorité de la famille se trouvait en France. Coup de chance que j'ai appris cette langue au collège et lycée... Encore heureux, la famille me paya mon billet d'avion, il suffisait que je trouve un logement, ce qui fut assez laborieux mais que je finis par avoir avec un coup de pouce. Nikolas et mes autres amis étaient restés en Italie mais on restait en contact par mails."

-Donc en France vers quel âge ?
-Un peu après ses vingt ans...
-Je vois... Il est comment dire, particulier ce type.
-Ouais. Y'a d'autres cas mais ce qui est nouveau c'est qu'il ait écrit un livre pour raconter sa chute.
-Sa chute dans la folie ?
-Et la pègre aussi. Puis jusqu'à la prison.


"J'avais bien sûr des lacunes en français mais je me suis facilement adapté, surtout que je n'avais pas à beaucoup sortir à part pour faire les courses. J'avais laissé tomber les études, je pense qu'au fond de moi je savais que j'étais désormais irrécupérable. Mais ma vie me plaisait comme elle était, je pouvais faire encore plus d'expérimentations, et je n'avais pas à me demander comment avoir des cobayes, la famille s'en chargeait.

Tout a basculé en un seul jour. Il y eut une grande descente de police sur la ville, visant à attraper le plus de personnes possibles. Je ne fus pas attrapé mais quelqu'un me trahis. Pour sauver sa peau, il proposa aux policiers un plus gros poisson que lui qui n'était qu'un petit trafiquant, et donna mon nom ainsi que mon adresse. En quelques minutes on vint m'arrêter et je n'opposais aucune résistance, ayant juste pris le temps de cacher mon carnet sur moi. C'était la seule chose à laquelle je tenais.
Mon procès fut rapide, je passais avec tous les autres qui avaient été attrapés, une quinzaine de personne en tout. Verdict sans appel : perpétuité pour moi, qu'on considérait comme quelqu'un qui ne pourrait sans doute jamais ré-avoir une vie normale. Sympathique. Incarcération à Alvena, une prison dont j'avais vaguement entendu parler mais à laquelle je ne m'étais pas intéressé."

-Tu sais depuis combien de temps il est là-bas maintenant ?
-Dans une note qu'il a écrit à côté, ça fait plus de neuf ans.
-Plus de neuf ans... Et il en a pour la perpétuité. D'un certain côté je comprend qu'il ait écrit ça. Pour passer le temps et surtout pour garder en mémoire comment il est arrivé là. Y'a de quoi devenir fou en prison.
-En même temps il l'a mérité...
-C'est sûr. Mais c'est passionnant. Il reste beaucoup à lire ?
-Juste un paragraphe.


"J'avais été trahi et cette idée me restait en travers de la gorge. Au début je me renfermais sur moi-même dès qu'on me parlait, je ne voulais plus jamais parler à quiconque, tout le monde était traître à mes yeux. Et puis un jour j'ai vu un prisonnier donner le nom d'un criminel en liberté ainsi que ses coordonnées à un garde, et a ainsi obtenu les faveurs des gardes. Il a quitté les cellules collectives, se retrouvant seul dans une cellule plus grande. J'ai alors compris l'intérêt de jouer aux taupes en allant chercher des infos chez les autres prisonniers. Pour commencer j'ai déjà livré tous les noms que je connaissais moi-même. Le type qui m'avait fait entrer dans la famille le premier. Puis j'ai donné les noms que j'entendais ça et là. J'ai réussit à obtenir moi aussi une cellule seule.
C'est dans cette cellule que j'ai écris ce livre de quelques pages. Il me permet de me rappeler de ma vie d'avant et de ne pas tomber totalement dans la folie. Je me force à le relire au moins une fois par jour, je ne veux pas tomber dans la monotonie, je garde l'espoir de sortir un jour de cet endroit. Pour pouvoir recommencer mes expériences. J'ai déjà de nombreuses idées notées dans mon carnet."

-Ne publie pas ce livre, même s'il est intéressant.
-Pourquoi ?
-J'ai un peu peur que les médias et les critiques le présentent comme une fausse auto-biographie qui ne s'est jamais passée, et il pourrait également donner des idées à des jeunes... Méfie-toi.
-Tu as raison. Mais je le garde tout de même.




you've made me go insane.

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J'AI CONNU LE FORUM Ϟ Toute seule comme une grande o/

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MessageSujet: Re: Jolly Colpi Croce | Peu importe le moyen tant que j'arrive à mes fins Ven 20 Juin - 15:29



     
Bonjour/Bonsoir,

     Félicitations ! Tu es validé ! Bon je vais pas commencer à te faire la leçon même si pour moi ... Jte mets dans la E#001 ! Tu vas te grouiller pour aller rp et faire ta fiche de lien (que tu aurais peut être du faire après ta validation x) mais bon un égoïste faut pas trop lui en demander *cours loins* ) :3

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