Tu comprends enfin ce que tu viens faire là. Oui coco, tu as été arrêté. Tu es méchant et tu es considéré comme un fou par la plupart des « gens du dehors » comme on les appelle ici. Mais ne t’inquiète pas. Méchant ? On l’est tous ici ! Fou ? Hum, je pourrais te dire pareil mais certain tenteront de te persuader qu’ils ont un mental sain… Bienvenue à Alvena mon mignon ! Je suis Monsieur le Directeur et je t’interdis de m’appeler autrement. Je suis le maître dans cette prison, et je me dois de t’informer de certaines choses. Ici ne sont enfermésque des hommes. Les motifs de leur présence sont divers et variés mais pas leur sexe. Même si la plupart des membres du personnel sont des femmes, attends toi à ne prendre la douche qu’avec des réservoirs de testostérone ! Bon je t’avoue qu’on est au XXIeme siècle, la loi sur l’homosexualité est passée,ça devrait t’éclairer sur l’orientation sexuelle de la plupart des détenus…

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Putain ça fait mal ! [PV JOLLY ET CANDICE]

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MessageSujet: Putain ça fait mal ! [PV JOLLY ET CANDICE] Sam 28 Juin - 21:24


Putain ça fait mal


C’était bien la première fois qu’il avait réellement ressenti la douleur. A force de se battre, il avait apprit à la calmer petit à petit, et à l’oublier.

Mais cette fois ci, ça n’avait pas été pareil. Il avait senti ses os craquer. Il ne connaissait rien à la médecine et il n’avait pas envie d’essayer de tout remettre en place. Il devait « aller voir quelqu’un » mais d’abord …

« Jvais te tuer Leiv ! »

Ah oui c’est vrai. Il était là lui. L’homme qui parlait avec tellement d’accent français que Viktor ne comprenait pas un traître mot. Néanmoins, son torse de bodybuilder du dimanche gonflé aux stéroïdes ne laissait aucun doute, il désirait qu’il étudie de près la composition de la poussière. Et qu’il y goute de préférence.

Il soupira longuement, prenant un air désintéressé et s’exprima en Russe

« Tu semble vouloir à tout prix que l’on se moque de toi … »

Il savait qu’il allait gagner. Même si la force de cet homme dépassait de loin la sienne. Mais Viktor comptait sur son agilité et la précision de ses coups. De longues années de bons et loyaux services en tant que bourreau lui avait servi. Il connaissait l’anatomie et surtout ses points sensibles par cœur. Et il savait s’en servir contre quelqu’un.

L’homme l’attaqua et Viktor se glissa sous son bras, frappa de toutes ses forces de son coude valide contre les côtes de son adversaire qui se plia en deux en titubant.

Viktor ne fit pas preuve d’originalité puisqu’il utilisa son coude pour le frapper au niveau de sa nuque et son genoux pour réceptionner son front avant de décaler sa jambe et de le laisser s’effondrer au sol.

Puis il se redressa, reposa le pied au sol et soupira encore. Il ôta son manteau et l’attacha au niveau de sa taille grâce aux manches avec lesquelles il fit un nœud sur l’élastique de son jean noir. Il frissonna. Il ne faisait pas froid mais il avait pris l’habitude d’être en manteau et le fait de se retrouver en débardeur représentait un changement considérant de température.

Il observa son bras, il était légèrement violet et couvert de petites coupures bénignes mais nombreuses.

Il se regarda longuement avant de hausser les épaules. Non, il n’y avait pas moyens. Il n’arrivait pas à savoir ce qu’il se passait.

Il se dirigea vers l’entrée du bâtiment principal et observa les deux hommes, voulant se faire passer pour des caïds qui en bouchaient l’entrée.

« Hey ! Mais c’est le petit Russkof ! »


Viktor soupira, il connaissait ce mot, il le haïssait même.

Il se jeta sur un des caïds et lui balança son pied dans les parties, il se plia en deux et le talon de Viktor décrit une large courbe dans l’air, allant frapper la tempe de l’autre homme. L’entrée était libre

Il eut un peu peur de croiser encore un de ces énergumène mais le trajet jusqu’à l’infirmerie fut sans encombres.

Il arriva devant la porte et lu le tableau de ses horaires d’ouverture.

Puis il eut un instant de flottement et ferma les yeux. En avait-il réellement besoin ? La douleur s’en irait peut-être avec le temps.
Il alla s’asseoir sur une chaise qui trainait près du mur et appuya un peu ses deux mains l’une contre l’autre.

Une vive douleur aigüe saisit son poignet puis son bras et enfin tout son corps jusqu’à le faire papillonner des sourcils un moment. Sa tête tourna, il siffla

« Okkk … Bon… »

Il se releva et tituba, il dut se rasseoir. Il devait attendre que la douleur s’en aille un peu pour se relever. Il avait été idiot sur ce coup là mais il n’avait pas l’habitude. En Russie personne ne lui avait fait autant mal, les seules personnes qu’ils croisaient et qui voulait sa mort étaient menottées et enchainées à des chaises. On appelait ça des tests et on partait du principe que n’importe qui pouvait détenir des informations. C’est pour ça que son groupe de Communiste avait lancé la chasse à l’ancien soldat américain venu passer quelques semaines en Russie pour le Tourisme qu’offrait Moscou. De là, on le capturait et le faisait parler. Le gouvernement Russe fermait les yeux sur les meurtres d’américains car il ne fallait qu’aucun média ne le sache, et surtout pas les Etats Unis.

Viktor n’avait donc jamais été blessé autant, il avait cru mourir de douleur quand on avait tenté de l’empoisonner mais un médecin de l’armée rouge lui avait fait vomir ses tripes et l’avait condamné à passer deux jours presque entiers aux toilettes pour éliminer les toxines restantes. Mais cette douleur là dépassait les limites de l’entendement. En regardant de plus près, il vit une petite bosse. Il n’osa pas appuyer dessus. Son os, sans doute …

Cette petite bosse fut vite ensevelie sous son bras qui continuait d’enfler. Même sans la douleur, il n’aurait pas pu enfiler son manteau dont les manches étaient un peu fines. Alors il finit par se lever et rasa le mur pour limiter les risques de chute avant d’arriver à la porte.

Il poussa un long soupir

«Bon, je crois que j’ai pas le choix. »

Il ouvrit lentement la porte, l’infirmière était là, il ne s’attarda pas sur ses formes, lui de toute façon, il était déjà amoureux.

Alors il se dirigea vers un brancard qui trainait et s’y hissa à un bras pour s’y asseoir.

Il n’avait pas le courage de chercher les mots en français pour expliquer alors il dit simplement avec un fort accent russe

« J’ai mal … »

C’était un vrai casse cou, toujours près à se battre, toujours. Mais quand il n’avait aucune raison de vouloir la mort de son interlocuteur, il pouvait être très sympathique. Et c’était le cas. Là, il ressemblait à un petit chaton abandonné.

Des fois il prenait cet air pour amadouer un peu tout le monde. On le prenait souvent pour une proie facile avec son corps mince et pâle mais personne n’avait encore compris qu’il savait très bien se battre et qu’il avait fait l’armée plus des études de médecine et que son père descendait tout droit des fiers soldats de l’armée rouge.

Il prit un peu plus de temps pour détailler la jeune femme devant lui, elle était blonde, ce n’était pas spécial. En Russie la blondeur était quotidienne. Son blond à elle était plus pâle, il avait vu bien plus brillant et bien plus platine. Mais il ne chercha pas à en savoir plus sur ses cheveux et la détailla encore.

Elle avait l’air assez jeune, il se demanda alors son âge. Il se rassura en se disant que de toute façon, le Directeur –bien que sadique- n’aurait jamais engagé quelqu’un d’incompétent.

Elle avait de belles formes mais ça ne lui faisait ni chaud ni froid, il ne la connaissait pas.

Il eut un léger sourire en détaillant la pièce, il y avait divers armes de torture de médecine qui lui rappelaient un peu ce qu’il utilisait pour faire parler ses victimes. Sauf que les pinces étaient bien plus grandes et les seringues étaient souvent infectées des pires poisons qui promettaient une mort très lente et douloureuse.

Il eut un petit sourire, à que ça lui manquait. Voir une infirmerie clean et propre ne l’intéressait pas. Avec l’ancienne infirmière, il y avait du sang un peu partout et souvent, d’autres substances comme de l’alcool ou … Autre chose.
Alors il haussa les épaules et plongea ses yeux noirs et impénétrables dans ceux bleus de l’infirmière avant de déclarer avec une voix neutre. Ni chaude, ni désintéressée

« T’es nouvelle non ? »

Il avait toujours son accent russe quand il parlait français. Il fallait bien l’écouter pour comprendre ce qu’il disait. Ce n’était pas simple. Mais si on comprenait quelques mots en Russe, il pouvait devenir un moulin à parole. Enfin, ce n’était pas encore arrivé.

Il lui tendit son bras nu, au creux de son poignet étaient tatoués la faucille et le marteau, symbole du communisme, en tout petit. Il n’avait pas honte de ses origines mais bon, ça faisait toujours bizarre de voir ça sur le corps de quelqu’un. Au même titre qu’une croix religieuse.

Il tenta un sourire rassurant du genre « oui je suis un communiste mais je ne te mordrais pas » et il douta de sa réussite. Alors il essaya de paraître le moins méchant possible. Qui sais … Peut-être aurait elle moins peur de lui comme ça …

Eques, Never-Utopia.

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MessageSujet: Re: Putain ça fait mal ! [PV JOLLY ET CANDICE] Sam 28 Juin - 23:13




A beautiful day.

Bitch, c'est MOI l'infirmière !



Je fixais le ciel, assise sur ma chaise de bureau. Elle était tournante et j'adorais ça. En bonne gamine, je me mettais  au milieu de l'infirmerie et tentait de tourner le plus vite possible. La plus part du temps, je me faisais réprimander.
Pas cool.
Sauf qu'aujourd'hui, il faisait un temps de chien, un temps à rester dehors. Pas qu'il pleuve, nan, mais un orage d'été semblait approcher. Il pourrait nous tomber dessus d'une minute à l'autre.
Ce serait un doux soulagement pour celui qui ose regarder le thermomètre. Et encore, on a l'air conditionné dans l'infirmerie.
Je l'avais d'ailleurs récupéré dans un état pitoyable. Avant, il n'y avait qu'une infirmière en pleine déprime. Elle se gavait de cachetons et d'alcool, en fournissant à outrance aux détenus.
Une pensée pour mon frère. Lui aussi est enfermé ici.
Je retourne à ma rêverie en mettant en marche la bouilloire. J'ai horreur du café.
Les draps étaient sales, tâchés, tout comme les instruments de médecine. Mon stage d'intégration avait été un enfer. Des capotes usagées traînaient dans la poubelle. Bonjour l'ambiance.
Une tâche de sang était incrustée dans le sol et j'avais mit tout un après midi à la faire partir. Pas que les femmes de ménages soient inefficaces. Disons qu'elles avaient peur de pénétrer dans l'infirmerie.
En même temps, l'infirmière était tout sauf douce. Grande aux cheveux mal décoloré pour tenter d'avoir un blond aussi platine que le mien, des yeux topazes faisant penser à une vipère... Beurk. Seuls les mâles en manque de testostérones devaient la couché dans leur draps.
J'espère que je ne serais pas dans son état dans quelques mois.
Elle s'était bien moquée de moi quand j'avais tenté de lui faire comprendre que j'avais un mental solide. Un juron en anglais m'échappa.

"Motherf*cker !"

Moi aussi je t'aime. Je détestais vraiment cette femme. Même si on a la haine, on ne soigne pas des humains de cette manière. Mais les avait-elle au moins un jour considéré comme des êtres humains ? J'en doute. La lumière bleutée qu'émettait la bouilloire disparut, tout comme les gargouillis qui en sortait. Je conclus donc que l'eau était chaude.
Je me sortis une tasse avec un chibi de tigre blanc. Ma tasse. En fait, j'avais vite remarqué que chaque tasses me faisait penser à un prisonnier. Peut-être une petite attention du directeur ? Il ne semblait pas être un monstre. Au moins, avait-il muté cette vieille peau qui devait servier d'infirmière depuis l'ouverture d'Alvena.
Oui, j'exagère toujours.
Je me tournais vers le lit et y vit un jeune homme.
Ben... Comment il est entré lui ?
Je papillonne deux secondes des yeux.
Oooook... Il à mal et parle super mal français. Je reste dans mon coin de la salle à le fixer. Nan, j'suis pas une pauvre cruche qui accourt devant tes bobos mec.
Ses cheveux étaient noirs et ses yeux bruns. Rare pour un russe. Ou Allemand. Au choix. Son accent était fort après tout. Mais je penche plutôt pour russe. De là ou je suis, je peux quand même voir le petit tatouage communiste qui orne son poignet.
Ben, si il veut. Il est pas grand. Euh... Ouai, c'est mal venu de ma part quand on sait que je ne fais qu'un petit mètre cinquante cinq.
Je soupire une fois de plus et avale une gorgée de ma tasse. Je grimace. Il a trop infusé. Je jette le sachet et pose mon mug fumant sur mon bureau.

Sa réflexion me fige. Si je suis nouvelle ? Il doit bien connaître la réponse, non ? Pour la peine, je lui répond dans ma langue natale.

"Si tu étais plus intelligent, tu ne poserais même pas la question."

Ça, c'est fait. Je jetais un coup d'oeil rapide à son bras. Un petit détail attira mon attention.

"Jolie bosse."

Je pris son bras dans mes mains et le palpa doucement et délicatement, ignorant ses tentatives de sourire. Tout en continuant mon inspection, je le lui fait remarquer.

"Enlève se sourire idiot de tes lèvres. On dirait un clown et, les clowns, ça fait peur."

Je repose son bras tout en douceur et monte sur un tabouret pour chercher un anesthésiant local.

"T'es allergique à quelque chose ?"

Sans même attendre sa réponse, je continue de chercher et finit par trouver un flacon. Je descend de mon perchoir, y enfile une seringue et la remplie à moitié. Assez pour le shooter mais pas assez pour l'endormir.
Je me redresse et me tourne vers lui, un sourire malicieux aux lèvres.

"A nous deux !"


 

Viktor Leiv





Jolly C. Croce





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MessageSujet: Re: Putain ça fait mal ! [PV JOLLY ET CANDICE] Mer 2 Juil - 18:51


Putain ça fait mal !


Jolly s'ennuyait. Au final il avait fini par s'habituer à la présence de Sonny, semblait-il. Autant dès que le jeune homme était près de lui il sentait ses muscles se crisper, autant lorsqu'il était hors de la cellule pour n'importe quelle raison il arrivait à s'ennuyer. S'ennuyer alors qu'avant la solitude était la seule chose qu'il demandait. Pas possible... Il devait vraiment trouver quelque chose à faire.

- Et j'ai toujours pas compris pourquoi on m'a collé en cellule avec un abruti pareil...

Il finit la clope qu'il était en train de fumer pendant ses réflexions et la jeta par la fenêtre sans se soucier des gens qu'il pouvait y avoir en dessous. Vu comme il jetait souvent ses mégots par la fenêtre, le bas devait être couvert... Faudrait qu'il aille voir un jour. Ça devait être marrant. Quoiqu'en fait ce n'était pas une si bonne chose puisque ça permettrait aux détenus de savoir qu'il avait de quoi cloper. Bon, pas grave.

- Jusque là on est pas venu me faire chier alors pourquoi ne pas continuer ?..

Petite illumination. Pour s'occuper il pouvait aller faire un tour à l'infirmerie. Il y était déjà allé la veille, histoire de voir si la nouvelle infirmière pouvait facilement se faire berner pour qu'il puisse chiper quelques instruments... L'italien s'était rapidement présenté, sans dire pour quelle raison il était enfermé là. Il fallait qu'il arrive à être sympa pour voir si elle voulait bien lui prêter quelques outils... Il n'avait eu qu'un rapide aperçu et c'était mal barré mais autant essayer d'y retourner.

Le prisonnier sortit de sa cellule, se foutant pas mal de puer la clope pour se rendre à l'infirmerie. Même si ça se sentait, ce n'est pas comme s'il s'en était allumée une en plein milieu de la pièce... C'était possible que ça ne plaise pas à Candice, s'il avait bien retenu son nom, mais il avait bien le droit de se détruire les poumons s'il voulait. Le tabac était une drogue légale. Le mieux serait des cigares mais il ne fallait pas trop en demander. Il valait mieux peu que rien du tout.
Il vint toquer à la porte de l'infirmerie avant d'entrer.

- Bonjour.

Ses yeux balayèrent l'infirmerie. Il n'avait pas encore récupéré ses lunettes de soleil et il n'aimait pas la simple idée, pourtant très bête, qu'on voit sans problème où son regard se posait. Jolly vit alors l'infirmière qui semblait s'occuper d'un autre détenu. Oh, il le connaissait celui-là. Il était à la cellule juste à côté de la sienne s'il ne se trompait pas.

- Et salut Viktor.

Il avait une sale blessure au bras et l'italien ne put s'empêcher de lever un sourcil et un coin de lèvre amusés, se doutant qu'il s'était fait ça en se battant pour la énième fois. Autant le Russe était calme lorsqu'il était seul, autant il devenait rapidement un lion prêt à sauter sur tout ce qui était capable de le toucher.

- Tu t'es battu contre qui pour te faire ça ?
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MessageSujet: Re: Putain ça fait mal ! [PV JOLLY ET CANDICE] Mer 2 Juil - 23:04


Putain ça fait mal


"Jolie bosse."

Il soupira doucement, oui, il doutait que ce soit une fracture ouverte, mais quand même. Ca faisait un mal de chien. Alors il haussa les épaules, du moment qu’il irait mieux plus tard et qu’il pourrait encore se battre … Tout lui allait

"Enlève se sourire idiot de tes lèvres. On dirait un clown et, les clowns, ça fait peur."


Mais quel sourire enfin … ? Ah oui … Celui qui faisait de lui une éternelle tête à claque. Oui, il avait un sourire cynique et un poil désintéressé. Les gens autour de lui avaient toujours envie de le frapper. Des fois, il se prenait au jeu et provoquait, mais c’était seulement quand il s’ennuyait. Oui, sinon, il laissait les autres venir commencer et après, il leur montrer qu’on pouvait être frêle et botter des culs.

"T'es allergique à quelque chose ?"

Euh … Ca, il n’en avait aucune idée. Et puis, il travaillait avec des fumistes et chimistes dans sa jeunesse. Quelques uns de ses associés utilisaient des matières chimiques très toxiques pour fabriquer les poisons qui servaient à faire parler ses petites victimes dont il prenait un soin incontestables. Il faisait tout pour les garder en forme avant l’interrogatoire. Et oui, il aimait faire souffrir des gens pour qui il s’était prit d’affection.

L’infirmière n’attendit même pas sa réponse. En même temps, il était occupé à remonter à la surface du gouffre de ses souvenirs. Ah … La Russie … Le Communisme… Il revint à la réalité quand elle revint d’une exploration d’étagère avec une seringue dans les mains. Sûrement un anti douleur...

Viktor sourit doucement, l’infirmière était aussi bourrue que lui quand il s’agissait d’appliquer son métier. Elle lui tira le bras et arma sa seringue. Il n’avait pas peur. Il avait déjà vécu pire. Bien pire.
Alors il la regarda doucement, avec un sourire confiant.

Souvent c’était lui qui faisait les piqures. Même au lit, il avait toujours dominés. Jamais, oh grand jamais il s’était retrouvé dans une situation de soumission, aussi in importante soit elle. Il avait toujours été le mâle dominant, l’alpha de la troupe. Il avait réussi à s’affirmer.

Alors il regarda l’aiguille, il tenait quand même à voir quand est qu’elle allait lui déchirer la peau. Oui il en faisait un peu trop mais s’il y avait un truc qu’il ne supportait pas, c’était qu’on lui dissimule quelques choses. Un acte, une parole…
Alors qu’elle allait passer à l’acte, il entendit la porte s’ouvrir et tourna instinctivement la tête.

Il le reconnu tout de suite. Jolly. C’était un Italien soupçonné d’avoir sombré dans la folie avant même d’avoir atterri à Alvena. C’était peut être un dangereux psychopathe mais Viktor l’aimait bien. Alors il le regarda et lui offrit un léger sourire amical.

- Bonjour… Et salut Viktor.

Il sourit et répondit machinalement

« Dobryï viétchir »

Il posa doucement sa main devant sa bouche, un bonsoir en Russe était sortit tout seul de sa bouche. L’habitude d’être poli avec les gens sans doute. Il se reprit vite

« Bonsoir Jolly. »

Il sourit doucement et reporta son attention la seringue qui allait d’une minute à l’autre, que dis je, d’une seconde à l’autre, pénétrer dans son bras.

Sans s’en rendre compte, il crispait ses muscles, il s’en rendit compte quand la douleur devint insupportable et qu’il dut relâcher son bras et le laisser entre les mains de la jeune femme en blouse.


- Tu t'es battu contre qui pour te faire ça ?

Il rit doucement comme s’il riait dans sa barbe mais son rire était plus sadique. Contre qui ? Haha … Il lui fit un clin d’œil et commença à parler en français, toujours avec son accent


« J’avais mal avant. Mais j’avoue que cet enculé m’a bien amoché. »


Bah oui. Il se battait tout le temps alors il ne pouvait pas se rappeler. En tout cas –et, chose exceptionnelle- c’était son seul combat de la soirée. Il y en aurait peut-être cette nuit où à l’heure du dîner.

Alors avec un sourire qui trahissait son impatience, il regarda la jeune infirmière

« Dites … Quand est ce que je serais rétabli ? »

Dans sa tête et dans ses rêves, elle allait lui répondre que dans deux jours au plus tard il serait de nouveau sur pied à tabasser tout ce qui l’embêtait. Mais il n’y connaissait rien, les blessures c’est lui qui les infligeait.

Il se tourna ensuite vers Jolly, surveillant toujours la seringue du coin de l’œil

« Et toi, que fais tu là ? »

Il ne savait pas non plus ce que venait faire l’Italien. Il avait l’air en forme, il restait droit et avait les yeux vifs et les dents droites bien qu’un peu jaunes et grise. Ah, la clope. Quand il était jeune, il vivait dans une communauté de Communistes et surtout en Russie. Alors il s’était bouffé de la fumée de clope et de cigares du matin au soir et du soir au matin. Et ça l’avait dégoûté définitivement. Il sourit et pensa à ce que ses aptitudes seraient devenues s’il avait fumé autant que Jolly. Déjà maigre, il serait devenu une sorte de légume. Il rit, sans raison.

Puis il pensa à son tatouage. Il en avait plusieurs mais la faucille et le marteau était celui qui se voyait en ce moment. Il se demandait comment Jolly, italien de souche, allait réagir. Patriotiquement, ou amicalement. Le Communiste était souvent associé à un mouvement purement Russe mais il avait connu des extrémistes venant de tous les coins du monde. Sauf des Américains. Car même si certains arrivaient à croire la même chose, ils étaient chassés dès leur arrivée en Russie. Elle était pas belle la vie ?


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MessageSujet: Re: Putain ça fait mal ! [PV JOLLY ET CANDICE] Lun 1 Sep - 10:27




Putain ça fait mal !

Bitch, c'est MOI l'infirmière !



J'observais le détenu qui venait de rentrer. Grand, les cheveux bruns, il me disait quelque chose.
Ce fut viktor qui éclaira ma lueur après une petite brévue en russe. T'inquiète pas petit, ça arrive à tout le monde les erreurs. Je laissais ma seringue en suspent pour les écouter.
Jolly hein ?
Je retenais le sourire sadique qui tentait vainement de prendre place sur mes lèvres. Non mais oh ! Je me dois d'avoir l'air d'une infirmière saine d'esprit et douce comme une brebis. Bon, pas tant que ça mais du moment que personne ne le sait, ça me va.
Je levais un sourcil quand le dénommé Jolly demanda contre qui il s'était battu. A son ton, cela semblait être une habitude de le voir amoché.
C'est seulement quand il se tourna vers moi pour me demander quand il serait rétabli que je réagis.

"Un ou deux mois. SI tu ne fais pas de connerie, pourquoi ? Mais sache qu'une soudure ne casse pas."

Je n'avais pu m'empêcher de glisser un petit proverbe dans cette phrase. C'est vrai, une soudure ne casse pas. L'anatomie humaine est vraiment bien faîtes et personne ne me contredira sur ce point. C'est toujours fascinant de voir qu'un ligament déchiré devient fragile après s'être réparé alors qu'un os n'en est que plus solide. Ah, les merveilles du corps humain.
Je poussais un soupir, lâchais son bras et allais poser la seringue sur mon bureau. J'avais désormais une autre idée. Je sortis énormément de coton de l'armoire, le posant à coté de lui. Je pris aussi un pot de résine et le pinceau qui allait avec avant de sortir plusieurs bandes de plusieurs couleurs.
Il choisirait la sienne plus tard~
Inconsciemment, je m'étais mis à fredonner une chanson en me dandinant pour chercher le dernier élément de mon futur plâtre en résine. Pauvre, pauvre Viktor. J'allais lui faire passer l'envie de se casser les os.
Je me tournais vers la présumé connaissance du blessé et ronronnais.

"Jolly, tu ne serais pas contre le fait de tenir entre tes bras musclés ce petit corps ?"

Je pointais du doigt le communiste. Ben quoi ? Il allait juste souffrir un peu plus qu'avec l'anésthésiant. et personne n'aurait rien à me reprocher à part peut-être mon médecin en chef. Bah, il n'en saura rien non plus.
Je fis un air implorant au brun.

"S'il te plaiiiiiiiiiit !"

Un petit détail me revint et je sortis son dossier rapidement. Italien. Bingo ! J'avais étudier cette langue lors de ma scolarité !
Un sourire pas du tout rassurant prit place sur mes lèvres quand je lui dis dans sa langue natale.

"Je te ferais même un petit cadeau si tu le tiens bien !"

Merde, je viens de m'auto corrompre. Elle est belle l'infirmière tiens !


 

Viktor Leiv





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MessageSujet: Re: Putain ça fait mal ! [PV JOLLY ET CANDICE] Lun 1 Sep - 12:43


Putain ça fait mal !


Pas un seul bonjour de l'infirmière, mais Viktor le salua. D'abord en Russe -Enfin il supposait que c'était une salutation- puis en français, avec cet accent que même un étranger pouvait reconnaître. Il ne savait pas si lui-même avait encore son accent, mais sans doute qu'il restait quelques traces de "u" transformés en "ou" ou de "r" un peu roulés. D'ailleurs Jolly n'avait jamais compris en quoi l'accent italien était réputé super sexy, surtout en France. Ou alors hilarant. Ça dépendait sans doute de la personne.
Le russe ne répondit pas vraiment à sa question répondant au "Qui" par "un enculé l'avait bien amoché même s'il avait déjà mal avant". Quel poète, poète avec une mémoire de poisson rouge pour ne pas se souvenir de la personne avec qui il avait eu une escarmouche sans doute peu de temps avant.

- Tu n'as jamais songé à demander le nom des gens avant de les cogner non ?

Candice et lui échangèrent un court instant sur le temps qu'il lui faudrait pour être rétablit et il sentit presque de la pitié pour Viktor. Deux mois à ne rien pouvoir faire... Mais aussitôt la pitié disparut lorsqu'il lui demanda ce qu'il faisait là.

- J'avais envie de rencontrer notre nouvelle infirmière, pour voir si elle est mieux que celle qu'on avait avant...

Il jeta un regard en coin à Candice, souriant d'un air assez amusé mais assez moqueur, pour voir comment elle allait réagir, bien qu'il n'ait aucune réelle idée derrière la tête à son propos.

- Et je dois avouer que physiquement c'est déjà beaucoup mieux.

L'italien vit le tatouage avec la faucille et le marteau. Communiste. Il savait qu'il était Russe mais pas qu'il était de ce mouvement qui avait autrefois fait tant de mal au Peuple de la Russie. Et qui continuant très certainement d'en faire. Il ne dit rien, observant simplement le symbole et se promettant de l'interroger plus tard, seul à seul. Mais il se doutait que cela avait un lien avec son emprisonnement ici.

Puis ce fut au tour de Candice de lui poser une question qui le fit sourire en coin. Tenir Viktor ? Il allait sans doute se débattre si elle lui demandait ça. Se débattre car il aura mal. Intéressant. Très très intéressant. De plus il ne ferait rien d'interdit puisque c'était un membre du personnel qui le lui demandait. Il élargit son sourire et croisa les bras.

- Et j'aurais quoi comme récompense ?
- Je te ferais même un petit cadeau si tu le tiens bien !

Elle avait utilisé l'italien, même s'il y avait deux trois fautes et qu'elle prononçait mal, et il haussa un sourcil amusé. Il n'avait pas entendu quelqu'un parler sa langue natale depuis un bon moment, ils étaient rares à Alvena. Il s'approcha du communiste avec un grand sourire aux lèvres, comme on lui voyait rarement, un sourire sadique qui n'annonçait rien de bon. Il parla en italien, pour Candice, se fichant bien que Viktor comprenne ou non.

- Très volontiers ma belle.

Il observa un court instant Viktor, jugeant tout de même le pour et le contre. Ils s'étaient parlés quelques fois et il le trouvait assez sympathique tant qu'ils ne se mettait pas à taper tout ce qui bouge. S'il aidait Candice, le jeune homme risquerait de lui en vouloir et il aurait non seulement du mal pour avoir des renseignements sur le symbole communiste à son poignet mais il risquerait aussi de se faire attaquer par ce bagarreur. Et il n'aimait pas se battre, lui, si bien qu'il ne saurait sans doute pas se défendre. Mais rapidement, sa folie de la torture et des expérimentations revint et il mit dans un coin de sa tête le futur. Restait que le présent. Et le présent était une opportunité de jouer, comme avant. Il lui saisit le poignet, à son bras indemne.

- Comment je te le tiens ?

Eques, Never-Utopia.

_________________


Jolly cause en français en DarkOrchid, en italien avec le DarkOrchid italique,
et en japonais avec le DarkOrchid gras.
Hey Invité, c'est bien toi qui t'es inscrit le et qui a posté 32 messages ? T'as vu, j'suis fort hein ?
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Putain ça fait mal ! [PV JOLLY ET CANDICE]

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