Tu comprends enfin ce que tu viens faire là. Oui coco, tu as été arrêté. Tu es méchant et tu es considéré comme un fou par la plupart des « gens du dehors » comme on les appelle ici. Mais ne t’inquiète pas. Méchant ? On l’est tous ici ! Fou ? Hum, je pourrais te dire pareil mais certain tenteront de te persuader qu’ils ont un mental sain… Bienvenue à Alvena mon mignon ! Je suis Monsieur le Directeur et je t’interdis de m’appeler autrement. Je suis le maître dans cette prison, et je me dois de t’informer de certaines choses. Ici ne sont enfermésque des hommes. Les motifs de leur présence sont divers et variés mais pas leur sexe. Même si la plupart des membres du personnel sont des femmes, attends toi à ne prendre la douche qu’avec des réservoirs de testostérone ! Bon je t’avoue qu’on est au XXIeme siècle, la loi sur l’homosexualité est passée,ça devrait t’éclairer sur l’orientation sexuelle de la plupart des détenus…

Partagez|

Velislav ◘ En cours

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Messages : 8
Date d'inscription : 03/11/2014

MessageSujet: Velislav ◘ En cours Lun 3 Nov - 22:04






let's play a little drinking game ;


??

INFO ? Non, tu te plantes. d'abord tu frappes ensuite seulement, tu poses les questions. Comme ça le type en face est plus concentré.

ACCUSE DE ? Possession de drogue. ( maison de redressement, étant mineur au moment des faits)
Coup et blessures aggravés.
Il avait pour ce déjà purgé une peine de 8 mois (avec remise de peine) dans cette même prison six ans plus tôt. Actuellement :

Hacking et détournement de fond.
Complicité de meurtre ( impliqué dans une prise d'otage qui à mal tourné).
NOM ? Karadzic.
PRENOM ? Velislav, Jovo

AGE ? 28 ans
NATIONALITE ? Serbe de Bosnie ici.
ORIENTATION ? Hétérosexuel à la limite de l'homophobie qu'il dit. Et pourtant...

Incarcéré depuis.. ? 2 ans
Incarcéré à ? Perpétuité.
GROUPE ?Detenu.
CAPACITES ? Il à pratiqué la boxe thaï et la boxe anglaise pendant de longues années. Il à de grandes capacités en informatique. Outre ce fait ses capacités entrent parfaitement dans la normale.

it's one drink for everytime ;



.: R A P P O R T D E S C E A N C E :.
C'est la seconde fois que je suis chargé de dresser un bilan psychologique de l'intéressé. Mon prédécésseur avait établit le précédent rapport et m'as d'ailleurs conctacté, la première fois que j'ai eu affaire à l'individu. Pour être honnête, je ne crois pas que j'avais – à l'époque – réussi à prendre la mesure de la chose. Je pense que je ne me suis rendu compte qu'après coup. Le Sujet est d'un homme de vingt-huit ans originaire de l'Europe de l'Est.  C'est un homme que je pense redoutablement intelligent, son talent pour détourner des fonds , créer des parfeu informatiques et craquer les système gouvermentaux m'ont appuyé lorsque j'ai pris cette direction. Cependant, et à ma grande surprise s'il à parfaitement conscience de son potenciel, il ne semble pas y accorder d'importance. Il ne cherche pas à couvrir ses crimes et ne semble même pas avoir honte de les avouer. La façon dont il repousse toujours les limites et dont il préfère foncer tête baisser au devants des ennuis me laisse entendre qu'il le fait volontairement. Comme s'il essayait de déconnecter son cerveau. Plutôt que de réfléchir, agir àd tout prix.

C'est un homme qui à passé beaucoup de temps à s'ennuyer à cause de cette capacité à comprendre , hors du commun. Et je pense que c'est aussi ce fait qui l'a poussé à devenir l'homme qu'il est maintenant. Je ne dis pas que tout les hommes intelligents deviennent des criminels, mais dans le cas particulier...Le Sujet à toujours eu un comportement déviant. Ces proches le rapportent eux-même. C'était un garçon qui tyranisait constaments ses camarades, les plus jeunes comme les plus vieux dans le seul but de passer son temps. Un  jeune homme qui trouvait un plaisir manifeste dans la violence et qui s'était vraiment épanouis quand il avait commencé à se battre régulièrement dans les rues avec de parfaits inconnus.  Peut-être que c'est la guerre pendant laquelle il à grandi qui à totalement exacerbé ce gène latant chez lui, en tout cas il est rapidement devenu incontrolable. Il à toujours préféré régler ses problèmes par la violence, manifester la moindre colère par les coups et semble croire qu'il à le droit de le faire puisqu'il en est capable. Il à le droit de frapper puisqu'il peux le faire, le droit de voler parce qu'il sait le faire … il à une logique très simple. C'est un homme simple. Il fait seulement ce qu'il veux et il se fiche des conséquences que cela peu avoir.

Le sujet est un homme franc. Très franc et étrangement honnête. Il avoue sans honte ni fierté qu'il à agit comme il l'a fait, par facilité. Parce qu'il en avait envie et parce que ça l'amusait. Il posséde une immagination très fertile, trop peut-être mais indubitablement malsaine et quand soudain il n'arrive plus à supporter la stagnation intellectuelle il libère sa frustration physiquement. C'est un homme emporté, nerveux qui cède facilement à ses pulsions. Car s'en est. Comme une bête sauvage, blessée, acculée.  S'il sais se montrer anthipathique c'est un homme plutôt social en général , pour peu qu'il trouve un intérêt en son locuteur. Plûtot solitaire, je pense qu'il à malgré lui été totalement formaté par la guerre qui sévissait en son enfance. C'est un homme fier et compétant qui refuse toujours la nationalité française.  

Il possède ses bons côtés pourtant, c'est une personne fidèle à ses principes et je crois que même si c'est quelque chose de violent , il est capable d'aimer profondément. Trop peut-être, tout chez lui semble exacerbé, la colère, la haine, l'amour et il ne sait pas comment le traduire. Assez moqueur, cynique, septique, possessif, territorial...c'est un homme qui ne sais pas perdre, ne veux pas perdre, n'accepte pas le fait que ce soit seulement possible. Il se soucie peu de son aspect, se soucie peu des autres, de leur regard et s'il posséde un amour propre certain cela ne semble pas l'ancrer dans une morale commune. Il sait que ce qu'il fait est mais il le fait quand même. Je sais aussi qu'il possède une grande patience, si tant est qu'il trouve une raison de la mettre en œuvre.

C'est un homme ridiculement charismatique, despotique, il aime se sentir supérieur et d'une façon ou d'une autre arrive toujours à laisser entendre à ses locuteurs qu'ils ne sont pas en position de force. Pas face à lui. Bien qu'il existe quelques rares cas ou il se plaît à faire croire le contraire. Il n'est pas une victime , il à toujours été un bourreau et il n'éprouve aucune forme de remors pour ces actes. C'est un obsessionel, une créature bornée qui ne connait pas de limites. Pourtant outre ce problème évident de gestion de la colère, il ne souffre d'aucun trouble psychiatrique.

Une remarquable intelligence absurdement gâchée. Volontairement gâchée même au regard de ce que j'ai pu apprendre au cours de nos séances.
Si François M. se souvenait si bien de l'ingénieur qui avait occupé le bureau mitoyen au  sien, ce n'était pas pour le peux de conversation – principalement hostiles – qu'ils avaient pu avoir, ce n'était pas non plus à cause du scandale qui avait éclaté quand il avait été révellé qu'il couchait avec la secrétaire et épouse du patron de la boite.  Non plus à cause de l'odeur de cigarette qu'il trainait sur lui ou de sa voix grave, rauque et son accent de l'Est.  Notez toujours que ce n'était pas à cause de son caractère exécrable ou des nombreuses bagarre dont il avait été le centre au seins des burreau ou dans les rues. Non, c'était principalement pour son apparence extérieure qu'il l'avait marqué.

Velislav Karadzič était un personnage étrange, marginal, qui prenait très peu soin de sa personne. Il était propre mais peu soigné et de façon général on aurait même dit que les codes habituel ne s'appliquaient pas à sa personne. Cuir usé, tee-shirt aux imprimés déplacés, doc martins et ceintures à clous … ses cheveux presques tous blanc, souvenir d'une maladie génétique qui avait trainé dans sa famille sur plusieurs génération, coupés de longueurs différentes...il se fichait complètement de l'image qu'il donnait.  Mais il était bien bâtit.  François l'avait toujours noté. Il était vraiment très grand pour commencer aux alentours du mètre quatre-vingt-quinze pour quatre-vingt-dix kilos de muscles, il possédait une force brute assez impressionante. Une vraie machine, il devait tenir ce traits des autres hommes de sa famille.

Mais c'était un bel homme. Ses oreilles et son sourcil gauche était traversés de plusieurs piercing, comme celui qu'il faisait parfois claquer contre ses dents  « cliqueti-cliqueti clic. Clic. » mais il avait des traits, volontaires, net et un visage attrayant. Très symétrique.  Un nez droit et finalement peux de cicatrices visibles.  Ses yeux d'ambre en fusion illuminaient un tableau un peu terni par la paleur de sa peau. Des grandes mains des longues jambes. C'était généralement un homme qui possédait une stature impressionante et un charisme naturel assez écrasant. Assez pour décourager de potenciels adversaires.  C'était tout ce qui comptait à ses yeux.  Il ne l'avait pas beaucoup vu sourire. Vraiment sourire et pas cette moue narquoise qui illuminait sonvisage d'un air mauvais, enragé qui faisait écho au feu dans ses yeux, mais il pensait que peut-être cela devait adoucir son visage.  Mais il portait le perpetuel ennui sur sa face et une féricoté terrifiante. Pas qu'il en fu jamais la victime.

Mais Velislav était resté dans sa tête et dans sa peau, comme on se souviens du léopard qui vous attaque derrière la vitre de son parc au Zoo. Tendu agressif mais félin. Souple silencieux. Dangereux dans sa démarche. Et François en avait beaucoup rêvé la nuit , après le procès.
??



6 avril ? Novi Sad  (Voïvodine région indépendante de Serbie)

Hermia Milosevic, 21 ans posa les yeux sur son nouveau camarade. Elle ne savait même pas pour qu'elle sainte raison elle avait quitté sa Bosnie natale pour finir ses études universitaires dans une faculté de Serbie. Pourquoi au fin fond d'une putain d'une province autonome comme celle-ci ? Si c'était des serbes qu'elle voulait voir elle n'avait pas besoin d'aller si loin. Mais de toutes façons ses parents n'étaient pas vraiment d'accord pour qu'elle aille en Russie. Ils avaient des amis en Voïvodine et c'était de cette façon qu'elle s'était trouvée ici pour faire sa dernière année. De la même façon elle s'était demandé pendant longtemps pourquoi elle avait continué de suivre une filière en arts appliqués après sa première année et avoir compris que si elle était plutôt douée en dessin elle n'avait pas le moindre avenir dans le milieux. C'était peut-être simplement par opposition à ses parents qui étaient tout les deux avocats.

Et puis les choses devenaient tendues dans les alentours. Elle même se rendait compte que ses réflexion changeaient. Elle se décrivait Bosniaque. Mais avant l'année précédente elle ne s'était jamais posé la question. Elle avait seulement été Yougoslave. Comme tout le monde. Mais les forces indépendantistes montaient et on se réclamait Serbe, croate, Bosniaque, Kosovar...Elle ne trouvait pas vraiment sa place dans ce ramdam et partout on parlait de la guerre qui éclaterai bientôt. Les tensions religieuses étaient importantes aussi alors elle s'était rangée à l'avis de Mirza, un garçon qui était avec elle en cours à Sarajevo.  Mirza était un garçon doué. Très doué et il exposait déjà ses œuvres dans des galeries de la ville. Et puis Mirza était gentil avec elle, un brin manipulateur sans doutes , mais il avait de grand yeux gris expressifs qui ne laissaient jamais la place au doute dans ce qu'il disait. Et ça plaisait à Hermia.

Son regard rencontra enfin les yeux ambre du jeune homme avec qui elle partageait  son banc pour le cours sur les portraits. Ses cheveux bruns étaient bouclés , désordonnés, mais il y avait quelque chose d'hypnotisant dans sa personne. Il était massif et elle savait pas Bodjana Praskovia – la fille qui partageait sa chambre étudiante – qu'il était membre de l'équipe de rugby de l'établissement.   Sans blagues  ce type devait mesurer plus de deux mètres ! S'apercevant qu'elle le dévisageait et qu'il s'en était rendu compte elle rougit, plaquas une mèche rousse derrière son oreille gauche et se concentra sur le portrait de son binôme.

« – Je...Excuses-moi, mais je peux savoir ton nom ? Tu me l'a dit tout à l'heure mais je n'étais pas vraiment concentrée et j'en ai besoin pour le portrait alors ... »
« – Desimir. Desimir Karadzic. »
« – Okay. »

Sa voix bourrue avait raisonné avec violence dans sa cage thoracique et elle avait pensé que c'était ridicule parce que c'était un garçon très doux. Ça se lisait dans ses yeux. En dépit de sa taille et de sa stature, il était toujours discret, presque effacé, ses amis étaient plutôt turbulents mais lui-même ne causait jamais de problèmes. Mais il était naturellement imposant. Bodjana vint glisser sa main dans la sienne pour la guider vers la sortie.

« – Je croyais que tu avais un petit ami à Sarajevo et que c'était pour ça que tu avais envoyé Darko sur les roses. »
« – Je ne vois pas ce que cette histoire viens faire présentement. »
« – C'est que t'es sacrément conne pour une rousse alors. »
« – Très drôle. »

Elle ne rajouta rien. Il n'empêche qu'elle avait quitté Mirza trois semaines plus tard pour commencer une relation qui ne finirait jamais aux côtés de Desimir. C'était sans doutes rapides mais ils se marièrent l'année suivante à  Pale, dont Hermia était originaire.  C'était en 1985 et un ans plus tard ils s’installerait à Banja Luka pour offrir un cadre idéal à leur nouvelle famille. Leur fils – le seuls qu'ils auraient – était né le 10 mai 1986 à Banja Luka, en Yougoslavie, dans une région qui s’apprêtait à devenir la république Serve de Bosnie-Herzégovine.

19 Janvier 1994 ? Sarajevo

Kamilja saisit brutalement la main de son petit fils avant que celui-ci ne franchisse le pas de la porte. Elle serra les dents devant le regard que l'enfant lui jeta.  Velislav avait seulement huit ans mais il brillait déjà pour ses éclats. C'était peut-être pas entièrement de sa faute. Il était né au milieux de la guerre et elle lui avait arraché son père. Réquisitionné comme tout les hommes en âge de se battre pour servir l'armée confédérée. C'était peut-être parce qu'il avait grandit au milieux des rafles, du bruit des bombardements. Parce qu'il avait déjà vu – comme tout le monde à Sarajevo depuis le début du siège – des gens mourir sous ses yeux. La faute aux sniper musulmans, aux miliciens Bosniaques. Parfois des Serbes.

C'était un petit garçon violent. Autoritaire et foutrement malin. Trop pour son bien. Mais il ne se servait pas souvent de cette qualité , où à mauvais escient et Kamilja priait chaque jour pour que la guerre cesse avant que le gamin n'aie l'âge d'y participer. On avait déjà essayé de lui mettre une arme ans les mains, Hermia était devenue folle de rage quand elle avait vu ça. Le militaire s'était fait tout petit devant ce poids plume enragé .  «  Mon fils à six ans, espèce de salaud ! T'as déjà pris son père et le mien ! Tu le prendras pas lui ! Dieu te transpercera d'une balle pour avoir osé souiller un enfant ! Et maintenant dégages avant que je ne me sente habité par la sainte justice ! » En tout cas la vieille femme se souvenait toujours du feu malsain qui s'était allumé dans les yeux de son petit fils.  Il avait l’âme d'un guerrier, un homme de la trempe du Général Mladic, mais infiniment moins tactique.

C'était peut-être ça le pire pour elle. De savoir que sa propre descendance possédait le même dangereux instinct de destruction et de vice que la plupart des dictateurs les plus recherchés au monde. Velislav allait parfois à l'école, quand la situation le permettait, quand il n'y avait pas trop de conflits armés dans les rues, mais Hermia n'aimait pas ça. Elle avait toujours peur qu'un malade ne prenne pour cible l'école. C'était déjà arrivé et ça arriverai sans doutes encore.  Mais de toutes les façons la maîtresses ne voulait pas vraiment qu'il soit présent. Elle disait qu'il s'ennuyait et que ça le rendait méchant. Il tyrannisait ses petits camarades. Alors elle lui donnait seulement le travail des classes supérieures à faire à la maison et Hermia s'extasiait de savoir que son petit garçon était tellement intelligent. À ses yeux cela effaçait tout ses autres défauts. Kamilja disait qu'il fallait lui faire consulter un psychiatre , quelqu'un capable d'arrêter son comportement dangereux mais sa fille ne l'écoutait pas lui reprochant de toujours vouloir voir le mal en son petit garçon parce qu'il n'était pas aussi sage que Stevan le fils de son frère Misha, né un an seulement avant Velislav. C'était faux répliquait-elle. Mais Hermia n'entendait rien.

Et c'était dommage. Si elle avait écouté sa mère deux nombreuses choses auraient pu être évitées. Mais Kamilja aimait son petit fils malgré ses défauts et malgré le sombre futur qu'elle voyait en lui. Elle aimait même les longues mèches de cheveux blancs qui  parsemaient sa chevelure pourtant aubrun.  Le pédiatre avait dit que c'était un problème venu de sa mélanine. Il ne produisait plus d'allèle et ses cheveux blanchissait. Il les aurait d'ailleurs rapidement tous blancs en dépit de son jeune âge.  Ça arrivait parfois. Et si certains enfants se moquaient de lui, Kamilja trouvait ça clair. Pur.  Et elle l'aurait aimé même s'il avait du devenir un meurtrier de sang froid. Ce qu'il deviendrait. Elle le savait au plus profond d'elle même. Mais ce n'était pas sa faute . C'était la faute de sa mère qui avait refusé de l'aider alors qu'il était encore temps de le faire. Clair comme de l'eau de roche selon elle. Mais elle ne disait rien.

Et puis la guerre cessa le 24 décembre 1995.  Desimir et Jovo – son beau père – rentrèrent. Mais les dégâts étaient énormes. Sur leurs cœur et partout dans le pays. Et Velislav ne reconnu pas son père comme étant le sien. Cela faisait trop longtemps qu'il ne l'avait pas vu.

22 mars 2002 ? Paris

Ses yeux dorés parcoururent circulairement le poste de police dans lequel il se trouvait et ne prêta pas attention au regard mauvais le lui jetais le policier. Naturellement, il n'avait pas du tout l'air d'être originaire de la région et son lourd accent slave n'aidait pas. Limite si on ne le considérait pas comme un clandestin. Il ne l'était pas. Diantre il savait plus que bien que maintenant il avait des papiers français.  Ses parents le lui avaient assez répété avec des étoiles dans les yeux. Il ne voulait   pas être un putain de français.  il n'y avait qu'à voir ce que ce pays avait avait fait d'eux.

Sa mère qui avait été professeur d'Art se retrouvait traitée comme une moins que rien par de crasseuses bourgeoise dont elle était devenue la femme de ménage , et son père...son père qu'il avait totalement idolâtré, cet homme qui avait fait la guerre pendant dix ans. Qui avait été membre des forces spéciales de l'armée Serbe, son père qui avait battit de ses mains un nouvel ordre, son père qui avait été décoré héro de guerre par son gouvernement, cet homme là était devenu un petit bureaucrate qui passait ses journées à rentrer des données dans un logiciel.

C'était ça, l'Eden dont ils rêvaient ?

Il aurait préféré rester au pays. Certes la guerre avait laissé de douloureuses traces mais il n'y avait pas de raison d'en avoir honte.  Certainement pas. Il voulait retourner à Banja Luka ou à Sarajevo chez ses grands parents. Mais il ne voulait pas rester ici.

« – Qu'est-ce que c'est que ça ? »

Demanda le flic en jeta un sachet d'herbe devant lui. Il esquissa une grimace partiellement amusée. Celle qui l'empêchait  d'écraser son poing dans la figure de ce type. Il sentait la sueur et le vieux café. C'était dégouttant.

« – Oh, je ne sais pas. À prrremièrre vue je dirrais du shit ? Mais je peux me trromper. »
« – Fait pas ton malin avec moi ! »

Sa main claqua la table.  Il ferma les yeux pour de pas dire quelque chose de regrettable à propos de l'horrible haleine de son locuteur.  Quand il était arrivé là deux ans plus tôt , ses parents l'avaient inscrit dans un club de boxe thaï pour l'aider à canaliser ce qu'ils appelaient son « trop plein d’énergie ». putain de blague. Il avait toujours été assez douer pour taper sur les autres. C'était un talent naturel qu'il cultivait depuis sa tendre enfance à Sarajevo.  Mais ça lui faisait du bien, quelque part, de pouvoir se lâcher complètement jusqu'à l'épuisement. Ça ne l'empêchait pas de se battre au lycée, au contraire ses coups étaient devenu plus précis et douloureux depuis lors. Mais ça n'avait aucune sorte d'importance à ses yeux.

« – Karadzic, c'est ça ? Eh bien dis-moi, t'as l'air d'être un habitué. Tu t'entraîne à battre un record du monde ? Vol à l'étalage, possession de drogue – deux fois en comptant celle là – putain t'as même cramé une voiture ? Continue sur cette voix petit. C'est bien. Tes parents doivent être très fier. »
« – Je vois pas ce que mes parrents viennent fairre là-dedans et si j'étais vous j'évterrai de parler d'eux. »
« – Tu me menace? »

Il semblait sur le point de le frapper. Et s'il l'avait fait, à cet instant précis, Velislav aurait eu la sensation d'avoir gagné. Mais le policier ne put aller au bout de son geste. La porte du poste  s'ouvrit à la volée sur une femme rousse d'une petite quarantaine d'année l'air paniqué. Ses yeux gris se posèrent sur le jeune homme et elle se précipita pour le serrer dans ses bras.

« – Slava, Moje blago, mon trésor, mais qu'est-ce que tu as fais ? Tu avais promis que maman n'aurai plus à venir ici. Pourquoi tu as fait ça ? »

Elle pleurait à chaudes larmes et le garçon, penché sur elle caressait son dos de façon régulière.
« – Ton père va arriver. Il est très triste lui aussi. »

Et puis Desimir était arrivé lui aussi. Son imposante silhouette avait fait déglutir le policier malpropre. Mais il avait ce regard tendre et douloureux posé sur son fils.  Il lui mit une tape dans le dos.

« – Papa je.. »
« – Tais-toi, fils. Tu sais ce que le juge avait dit la dernière fois ? Que tu devrais prendre tes responsabilités. Ta mère et moi on va t'emmener après demain dans le centre de redressement qui avait été désigné et tu va faire amande honorable.  Je ne t'ai pas élevé comme ça, fiston. C'est grave ce que tu fait. »

Et Velislav n'avait pas répondu. Parce qu'il n'y avait rien à dire. Il avait été prévenu mais ça ne l'avait pas empêcher d'aller chercher de la drogue. Ce n'était même pas comme s'il était dépendant. C'était seulement...eh bien, d'une certaine façon il supportait mieux son mal du pays dans cette situation. Mais il avait toujours été un bon fils à la maison et il aimait ses parents plus que tout. Il ne leur avait jamais répondu, il ne commencerai pas aujourd'hui.

Il avait passé les dix mois suivant dans une maison de redressements aux règles strictes et avait du calmer un peu ses ardeurs à la fin du second mois harassé par les punitions qui lui tombaient dessus à chaque fois qu'il battait un de ses camarades. Et puis il était sortit. Mais il ne se sentait pas vraiment un homme nouveau.

30  aout 2007 ? Alvena

Ses yeux se plongèrent dans ceux du psychologue de la prison. Il sortait d'isolement et ça ne faisait même pas deux semaines qu'il était arrivé.  L'homme fouillait dans ses papiers lisant distraitement son dossier d'admission.

«  – Et si vous m'expliquiez ce qui vous à mené ici ? »
« – T'fous pas d'ma gueule c'est ecrrit noirr surr blanc ! »

L'homme secoua la tête.

« – Je veux dire pourquoi avez-vous frappé cette femme ? »
« – L'autrrre conne ? C'est à cause de Joseph. »
« – Qui est Joseph ? »

Il haussa les épaules.
Clothilde et lui s'étaient fréquenté pendant un peu plus d'un an. Il avait dix neuf as à l'époque. Il avait toujours eût conscience qu'il était trop jaloux, possessif, agressif. Plus que la plupart des gens en tout cas mais il était selon lui normal de rendre par coups la moindre de ses colère, de ses pulsions. Il n'avait jamais cherché à le cacher. Et Clothilde avait toujours sus qu'il était comme ça. Parce que ce n'était pas la première fois que ça arrivait. Parce qu'elle était en retard, parce qu'elle avait posé sur lui un regard qui ne lui plaisait pas, parce qu'elle avait ouvertement flirté, couché avec un autre. Il l'avait toujours frappée. Comme il avait frappé les autres. Et il n'y avait jamais eu de problèmes avant ça. Jamais. Oh, certes il n'avait jamais frappé aussi fort. mais cette connasse l'avait cherché.

Il ne savait pas exactement quand il avait commencé à travailler  pour OPS , une grosse boite de création de logiciels. Il était spécialisé dans la création de pare-feux et autres système de sécurité informatique, utilisés par l'armée souvent. En tout cas il n'avait pas prévu que l'autre viendrais tout gâcher. Elle était arrivée pendant sa pause – il ne savait même pas comment elle avait sus qu'il était en pause. – et elle lui avait montré la photo d'un enfant. De presque un an.

« – je te présente Joseph. Il à 8 mois. C'est ton fils. J'étais enceinte quand je t'ai quitté. Mais je me suis dit que peut être tu nous donnerai une nouvelle chance. Pour le bébé. »

Une nouvelle chance ? D'abord était-elle sûre que le marmot était bien le sien ? Cette salope de marie-couche-toi-là. Certainement pas. En tout cas il avait vu rouge. Et il avait frappé. Frappé. Frappé.

Et. Surtout. Ne . Reviens. Jamais. Me. Parler. De. Ce. Gamin. Pigé ?

Non vraiment il avait totalement perdu le contrôle. Mais quelque part eh bien , ça lui avait fait du bien. Il avait senti une immense satisfaction à la voir là. Étendue et silencieuse. Surtout silencieuse. Mais elle était tombée dans le coma pendant trois jours et lui avait été incarcéré pour coups et blessures aggravés. Putain de poisse. N'empêche qu'il se trouvait là, dans le bureau du psy de la prison. Et ça l'emmerdait. Ce n'était même pas qu'il avait eût ce genre de modèle, ses parents étaient un couple modèle très soudé, très tendre. Et on lui avait toujours appris à respectait les femmes. Et il les respectait. Il n'avait pas frappé Clothilde parce qu'elle était une femme, mais parce qu'elle était une putain d'emmerdeuse chronique. C'était totalement indépendant de son sexe. Il le faisait seulement parce qu'il pensait qu'il en avait le droit. Peut-être pas aux yeux de la loi, mais c'était son que son corps à lui avait demandé. Et il ne pariait jamais contre lui même.

« – C'est mon fils. Il paraît. »

Il avait répondu laconiquement. Et le psy n'avait rien rajouté.
Il n'y avait rien d'autre à dire.

04 novembre 2012 ? Cour d'Assises, Paris.
« – La Cour s'apprête à juger l'accusé pour les motifs suivants : Hacking, détournement de fond , Prise d'Otage ayant entraîné la mort  et complicité de meurtre sur la personne d'Arthur Rousseau PDG du groupe OPS informatique. Faites entrer le prévenu ! »

Et les portes s'ouvrirent. Le silence se fit assez rapidement. Il y avait quelque chose de lourd dans la présence de cet homme, encore jeune. Ses piercings, son look décalé et le manque d'effort évident qu'il avait manifesté quand à sa propre présentation au procès. Il n'avait pas vraiment l'air concerné. Après tout il ne semblait pas vraiment avoir envie de s'en sortir. Et c'était sans doutes vrai. Il y avait trop de preuves accablantes de sa culpabilité pour qu'il espère.  

C'était arrivé seulement. Par facilité. Après sa première incarcération il avait  été réembauché dans l'entreprise. Eh bien il était le meilleur dans son domaine alors ils n'allaient certainement pas le laisser partir de cette façon. Et c'était normal selon lui. Et puis il avait fini par s'ennuyer dans son travail.  Il finissait toujours par s'emmerder dans ce qu'il faisait de toutes les façons. Il n'avait pas ce choix, mais d'une certaine façon il comprenait trop vite. C'était peut-être pour cette raison qu'il avait pris la décision d'arrêter de penser. Ce n'était pas qu'il aimait vivre dangereusement – il aimait bien sa tranquillité – mais seulement qu'il avait besoin de se sentir vivre parfois. Et ce n'était certainement pas de s'envoyer la secrétaire de son patron qui le lui permettait.

Alors il avait seulement commencer à pirater ses propres systèmes, cracker ceux des autres, détourné l'argent de la boîte et puis celui des investisseurs. Parce que c'était facile. Vraiment facile ; la première tentative avait été un peu plus compliquée mais il lui avait suffit d'un test pour comprendre le fonctionnement de la chose et mieux s'en sortir avec les autres. On l'avait rapidement soupçonné. Parce qu'il était la seule capable de faire ça.  Personne d'autre n'avait les capacités nécessaire à ce genre de chose.

Et puis Simon de la compta et son cousin Frédérique étaient venus à lui un matin. Il n'avait rien de mieux à faire que de les écouter parler de la petite fortune que dissimulait chez lui le directeur de la boîte. Il ne savait pas s'il y croyait vraiment mais ça promettait d'être une idée divertissante et il avait lui même conçut les systèmes de sécurité qui entouraient la maison. Alors il s'était engagé dans le truc et ils s'étaient infiltré la semaine suivante dans la nuit de mardi à mercredi. Mais la famille avait reçut des amis ce soir là et les choses avaient totalement échappées à leur contrôle alors ils les avaient pris tout les 8 en otages. Hommes femmes enfants...sans distinction.

Oh il avait lui même beaucoup frappé les convives, leurs hôtes. Mais c'était Simon qui avait merdé. Il avait porté le coup fatal et s'était suicidé presque immédiatement. Eh bien qu'elle merde ça avait laissé. Naturellement ils avaient été té coffrés et Velislav n'avait même pas essayé de se défendre. Parce qu'il était coupable jusqu'au bout et qu'il aurait été un mensonge de dire qu'il n'y avait pas trouvé son compte ; Velislav était un homme franc. C'était peut être une de ses seules qualités.

Il n'écouta même pas le verdict. Parce qu'il le connaissait déjà et que sincèrement ça ne l'intéressait pas. La seule chose qui lui vint à l'esprit alors qu'on lui passait les menottes, c'est qu'il allait devoir trouver quelque chose de constructif à faire à Alvena.




you've made me go insane.

PSEUDO ? comme vous voudrez.
AGE ? majeure et vaccinée.

J'AI CONNU LE FORUM ? grâce à moi-même.

AVATAR ? Oc par Mocchiri Oyaji.
LE MOT DE LA FIN ? je m'adore~.



(c) MEI SUR EPICODE



Dernière édition par Velislav J. Karadzič le Dim 9 Nov - 20:59, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 54
Date d'inscription : 28/06/2014

Carte d'identité
Groupe: Détenus
N° de Cellule ::

MessageSujet: Re: Velislav ◘ En cours Mar 4 Nov - 18:21

bienvenue à Alvena et bon courage pour ta fiche ^^

_________________

je vous parle en français en 339966

et je vous insulte en allemand en 339966
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 42
Date d'inscription : 07/07/2014
Localisation : En train de prévoir mes six coups d'avance ~

Carte d'identité
Groupe: Détenus
N° de Cellule :: E#007

MessageSujet: Re: Velislav ◘ En cours Sam 8 Nov - 13:42

WELCOME beau gosse ~
Bonne chance pour la suite de ta fiche et amuse toi bien parmi nous !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 79
Date d'inscription : 29/10/2014

Carte d'identité
Groupe: Détenus
N° de Cellule :: E#010

MessageSujet: Re: Velislav ◘ En cours Dim 9 Nov - 19:42



Bonjour/Bonsoir,

Félicitations ! Tu es validé ! Velislav J. Karadzič ta cellule sera la E#011



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Velislav ◘ En cours

Revenir en haut Aller en bas

Velislav ◘ En cours

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» cours de latin
» Cours informatique
» Amphi pour les cours de Ninjutsu
» Faut-il un cours de littérature ou un cours de Français !
» cours de dysenterie

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Alvena :: 
Personnage
 :: Présentations :: Présentations validées :: Détenus
-