Tu comprends enfin ce que tu viens faire là. Oui coco, tu as été arrêté. Tu es méchant et tu es considéré comme un fou par la plupart des « gens du dehors » comme on les appelle ici. Mais ne t’inquiète pas. Méchant ? On l’est tous ici ! Fou ? Hum, je pourrais te dire pareil mais certain tenteront de te persuader qu’ils ont un mental sain… Bienvenue à Alvena mon mignon ! Je suis Monsieur le Directeur et je t’interdis de m’appeler autrement. Je suis le maître dans cette prison, et je me dois de t’informer de certaines choses. Ici ne sont enfermésque des hommes. Les motifs de leur présence sont divers et variés mais pas leur sexe. Même si la plupart des membres du personnel sont des femmes, attends toi à ne prendre la douche qu’avec des réservoirs de testostérone ! Bon je t’avoue qu’on est au XXIeme siècle, la loi sur l’homosexualité est passée,ça devrait t’éclairer sur l’orientation sexuelle de la plupart des détenus…

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Tekla • Il serait normal que les assassins signalent les crimes après tout, ils sont les premiers informés !

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MessageSujet: Tekla • Il serait normal que les assassins signalent les crimes après tout, ils sont les premiers informés ! Ven 3 Oct - 3:05






let's play a little drinking game ;


▲▼

INFO Ϟ Entre truands, les bénéfices ça se partage, la réclusion, ça s’additionne... Mais le grand désespoir des taulards c'est qu'ils sont assez facile à trouver en soi, enfin c'est ce qui se raconte. Si la réinsertion c'est utile ? Oh elle est très bien placée pour vous en parler, mais hélas on à tendance à ne pas tout à fait lui faire confiance. Aucune idée de pourquoi, sa dégaine peut-être ? Ah mais si vous préférez vous arrêter là, vous ne saurez pas grand chose de plus, non faut creuser un peu, courage je vais vous prêter une pelle.

ACCUSÉE DE Ϟ Aujourd'hui ? Plus de rien ! Avant c'est une autre chanson, mais ça c'est pas vraiment votre problème... Si ? Non, ça vous gâcherai le mystère. Mais je peux bien vous le dire, elle a été accusée de meurtre.
NOM Ϟ Kassianenko.
PRÉNOM Ϟ Tekla "Jo" Josefin

AGE Ϟ 25 ans.
NATIONALITÉ Ϟ Suédo-ukrainienne.
ORIENTATION Ϟ Pansexuelle.

Incarcéré depuis.. Ϟ En poste depuis six mois.
Incarcéré pendant Ϟ Jusqu'à exécution de sa vengeance.
GROUPE ϞPersonnel.
CAPACITÉS Ϟ Voue une grande admiration aux poisons et aux vieilles affaires criminelles de ce genre, du coup elle en retire une connaissance de ces merveilleuses boissons aux propriétés aussi diverses que fabuleuses. Sa seconde passion est la strangulation.

it's one drink for everytime ;


Il y a des petites voix.
Des petites consciences indépendantes qui soufflent des solutions plus ou moins praticables dans sa petite tête. Tekla ne dit jamais qu’un tiers de ce qu’elle pense, les deux tiers restent dans sa tête et s’entrechoquent entre eux pour mieux laisser tomber au fond les morceaux trop lourds. Apparemment, car c’est plutôt au masque qu’elle fonctionne, Tekla, qu’il est préférable d’appeler Jo et de ne jamais se tromper sur son prénom pour dire Tesla. Au masque donc, l’apparence d’un sourire est infiniment plus pratique que tout autre acte enragé et irréfléchi. Jamais Tekla n’agira sous un coup de tête ou une impétueuse virée de rage, vous pouvez bien l’insulter ou la malmener elle va bêtement sourire et accepter, par contre je vous conseille de ne plus manger ni boire en sa présence, et ce pour longtemps.
C’est le problème les vengeances on sait jamais quand ça tombe avec elle, elle prend le temps de bien agir et réfléchir, souvent hélas elle se loupe mais elle préfère partir la tête basse que les pieds devant, question de principe. J’ai dit que l’idée ratait, pas le but recherché, vous n’allez pas forcément mourir dites-vous bien, mais dites-vous aussi que l’absorption d’arsenic à petite dose c’est aussi agréable que se prendre une balle dans le bide. A la différence que la balle au moins c’est du concret. Elle semble souvent être en discussion avec elle-même plutôt qu’avec les autres, question d’habitude, si vous savez saisir au vol les phrases et les mots, vous aurez tout compris.
Une question qui a souvent titillé son contrôleur judiciaire était de savoir si elle avait une conscience, il s’avèrerait que oui, mais elle est sous-développée. La culpabilité semble ne pas exister chez Tekla, en vérité elle l’a bridée et se contente d’en discuter silencieusement dans sa tête. Du reste, elle se comporte en charmante demoiselle, une once de grossièreté pour égayer le personnage, quelques expression à la finesse remarquable, une apparence de punk déchue un peu passée de mode et le reste c’est magique presque. En principe Tekla n’est pas votre ennemie, elle est pire que ça, l’ennemi il va vous le montrer, vous le prouver, elle va juste observer et prendre en compte pour la suite, après tous les enquêtes c’est une affaire de patience et de longue haleine, et elle n’a absolument pas le droit de se louper.
« T’as des yeux d’un sale bleu. » Oui, c’était un résumé concis, pour Tekla qui se regarde dans le miroir c’était concis, forcément le dos tatoué ce n’est pas ce qui va vous sauter aux yeux dans le seconde mais on en est pas loin. Ce qui va surtout vous sauter aux yeux ce sont les siens, parce qu’en effet ils ont un sale bleu vif mal coupé à l’adoucissage et c’est pas forcément agréable, niveau forme c’est la banale amande qui l’emporte, quoique les coins soient minces et un peu pincés. C’est pour compenser les formes qu’elle n’a pas sur le reste.
Partie du crâne rasée, le reste de ses cheveux noir c’est un peu Bagdad, des mèches longues, courtes, mal peignées, mal attachées, ramené en arrière par l’habitude, les oreilles qui tintent à tout va parce qu’elles sont piercées en tous sens et pour un tas de raisons et de taille de trou – faites-là donc votre blague salace, je sens qu’elle vous titille le caleçon bande de cochons.
Et des mèches qui tombent autour de son visage pointu et anguleux parfois ou trônent encore quelques piercings bien sentis. Tekla n’a quasiment pas de poitrine, elle porte ainsi des tenues volontairement androgynes mais son visage a du mal à l’aider à mentir. Pas jolie mais pas moche pour autant, savant mélange de l’Est et du Nord qui ne sait pas trop où il doit prêter allégeance. Les hanches un peu aigues mais pas désagréables, des jambes longues et fines, ça c’est joli elle est satisfaite, mais de toute façon vous ne les verrez pas c’est enfermé dans ses treillis ou ses jeans bizarres qui semblent ne mouler que ce qui les arrangent.
Elle a les cheveux de son père et les yeux de sa mère, ça résume assez bien le personnage au final, le regard tranchant et brillant, parfois rieur parfois menteur et les cheveux noir comme la nuit et le contenu de sa caboche. Jo’ n’est pas très grande, elle mesure un mètre soixante-six, elle porte des grosses chaussures cloutées et des pantalons en treillis pleins de poches, elle semble apprécier son blouson en cuir qui ne la quitte pour ainsi dire jamais. Vous allez sourire mais je parlais de son tatouage plus, figures vous qu’il est recopié sur le dos de sa veste, comme pour préparer à voir son dos mince recouvert par l’encre noire. Autour de son cou à côté de ce tatouage de guêpe ou d'abeille, difficile à identifier d'ailleurs ce truc là, il repose un chapelet en pierre polie noire, ne riez pas elle n’est pas croyante, c’est un peu son arme figurez-vous, la strangulation disais-je…
Une chose qui semble faire partie de son physique, c’est le halo de fumée de cigarette qui semble danser au-dessus de sa tête, c’est un peu l’auréole des pauvres.
▲▼


« L’essentiel en enfer est de survivre. »
La pièce était remplie d’un brouhaha caractéristique des policiers sorti de leur routine nocturne. Il y avait de quoi, une famille entière bousillée à coup de marteau c’est une histoire à vous moudre l’estomac. Christian Marceau avait de quoi y réfléchir sérieusement, il regardait la scène et la comparait avec une photo récupérée sur le manteau d’une fausse cheminée en imitation de marbre. Appartement Parisien, Haussmannien pour être précis, dans lequel visiblement vivait une famille slave, une mère de famille, grande jeune femme blonde suédoise d’après son passeport, un père plus petit et très bruns, la tignasse presque noire, ukrainien selon ses papiers. Et deux enfants… Deux enfants, oui mais il n’en voyait qu’un sur le parquet, le plus jeune le garçonnet de cinq ans. Il venait d’être bombardé flic à la capitale, il n’avait que sept mois de service à son actif, et il tombait sur un homicide sanglant, comme quoi il n’avait vraiment pas de chance dans la vie… Il manquait donc la petite fille, l’aînée, soudainement un éclair génialissime traversa son manque flagrant d’énergie. Il fit le tour de la maison en ouvrant les placards, les armoires… Et soudainement il déplia un canapé design qui cachait un clic-clac avec un vrai matelas dedans, un comme il aurait aimé avoir chez lui. Dans le clic-clac il y avait une gamine effarée, dans les bras de la gamine effarée il y avait une peluche, un banal lapin bleu avec des oreilles démesurées. Et au-dessus du lapin bleu, le fixant entre les deux oreilles il y avait deux prunelles céruléennes. Christian s’accroupit à hauteur de l’enfant en enlevant son manteau, il le tendit au-dessus de la gamine pour l’y enrouler avant de l’attraper. Elle était aussi molle qu’une poupée de chiffon, il fallut appeler les services sociaux et le grand bal des interrogatoires pu commencer. Christian Marceau aimait suivre les règles, mais à sa façon, il se refusa à dédaigner la gamine, témoin, le seul sûrement outre le meurtrier, du drame qui avait frappé sa famille, mais il ne sut rien tirer de la demoiselle, seulement son identité qu’elle débitait comme un matricule militaire.
Tekla Josefin Kassianenko. Qu’elle disait en serrant sa peluche dans ses bras.
La femme à lunettes de l’aide à l’enfance attrapa la petite fille par l’épaule et le policier français ne put s’empêcher de voir la serre d’un oiseau de proie sur un rongeur dans ce geste. Il hocha paisiblement sa tête, écoutant sans entendre ce que racontait la paire de lunettes dans le silence de la salle d’interrogatoire. Soudainement Tekla se dégagea de la prise de la femme à lunettes et tendit son lapin bleu à Christian, le grand dadais blond ne compris pas bien, il était normand donc un peu taiseux dans un sens, mais il prit la peluche et hocha encore la tête. Il se fit la réflexion qu’il ressemblait à un chien qui secouait la tête sur la plage arrière d’une Golf de mauvais gout. Trois mois plus tard, l’affaire était classée sans aucune explication, mais Christian continuait de se déplacer tous les mercredis après-midi au centre d’aide à l’enfance pour voir Tekla, elle parlait en demi-énigmes, puis demandait des nouvelles de son lapin bleu. Soudainement le policier eut un éclair de lucidité en décrochant une peluche semblable prise dans un arbre…
Bonjour Tekla. Christian posa un dossier en papier kraft sur la table en acier de la salle d’interrogatoire. Il posa aussi le lapin bleu sur la table en veillant à ce qu’il se tienne droit, assit sagement.
Bonjour. Elle ressemblait à n’importe qu’elle petite fille de bonne famille, une robe noir plissée, une chemise blanche, des chaussures vernies, placée dans un couvent comme on envoie un vieux à l’hospice. Elle adressa un signe de la main à son lapin.
C’est une caméra, elle va nous filmer pendant que je te pose des questions, ça ne t’embête pas ?
Si, mais je sais que vous n’allez pas l’arrêter. Un peu impertinente, mais logique au possible, la gamine semblait paisible, pas effrayée pour un sou. En même temps elle n’aurait sûrement plus peur de grand-chose maintenant.
J’ai des questions à te poser, tu as le droit de ne pas me répondre si c’est trop difficile... Christian essayait de parler d’une voix très douce, mais ça ne semblait pas émouvoir son interlocutrice. Elle avait treize ans maintenant, c’était encore un bébé à ses yeux. Tes parents, ils avaient des ennemis, des gens qui ne les aimaient pas ?
Je crois, comme tout le monde. Elle avait diablement raison, il tournait en rond.
Et ton papa, il aimait ta maman ? Elle fixait son lapin bleu, ses yeux avaient quelque chose qui le dérangeait, un éclat de rire muet qui semblait se moquer de lui. Pas du lapin, non de lui le grand blond normand.
Oui. Terrain glissant, dangereux, Christian se gifla mentalement, il venait de faire une bourde, elle s’était braquée. Tekla refusa de répondre par la suite.
Six semaines après, elle avait fugué du couvent et avait sûrement changé d’identité. Impossible de mettre la main sur une gamine de treize ans, mais l’explication vint d’elle-même avec le Préfet de Police, Kassianenko père n’était pas exactement un blanc mouton, n’importe quel gangster un peu au courant aiderait la gamine et la couvrirait, elle n’était pas stupide, Christian se renfrogna, il avait foiré son affaire, elle était confiée à Interpol, après tout la gamine n’était pas française ni naturalisée, elle était née en Suède et le petit frère en Ukraine… Tout le monde tapota l’épaule de Christian d’un air dépité, en assurant de son soutien indéfectible, le blond poussa un juron avant de quitter la PJ d’un air malheureux. Ce lapin bleu semblait aussi se moquer de lui, comme les yeux bleus de la gamine, avec sa fourrure tâchée et son air bedonnant… Il attrapa la peluche et là balança dans la poubelle d’un air dépité, mais décidé à oublier cette histoire.

« Une amitié pour être bien trempée doit l’être dans le sang des autres. »
Le téléphone de Christian avait sonné à l’aube ce matin. Il était tombé de son lit en jurant copieusement avant de ramper dans sa cuisine pour se faire un café allongé au whisky, grattant sa barbe de quelques jours. Il traversa la PJ du XVIème arrondissement d’un pas lourd avant d’entrer sans frapper dans le bureau de son Commandant.
Marceau, la politesse, même à sept heures du matin, n’est pas optionnelle ! Le blond grogna en réponse et marmonnant des platitudes pour s’excuser.
Vous êtes Christian Marceau ?Le Lieutenant qui s’était occupé de l’affaire Kassianenko ?  Une jeune femme blonde assise dans une chaise en face du commandant le dévisageait avec de grands yeux gris. Elle était jolie, il l’admettait, mais un quelque chose le gênait.
Capitaine Marceau à présent… Mademoiselle ? Avec un accent pareil elle venait des pays de l’Est le domaine de Tekla.
Laroche, Amélie Laroche, je travaille pour Interpol. Si elle le disait, il s’en contenterait. Nous avons trouvé Tekla Kassianenko hier matin à Londres…
Marceau ne se souvenait de rien ensuite, sauf de s’être retrouvé assis en face d’une adolescente de dix-sept ans qui ne ressemblait plus à la petite fille qu’il avait rencontré des années auparavant et qu’il avait connue pendant quatre ans de sa vie en essayant de trouver l’assassin de sa famille et pour résoudre un mystère, pourquoi donc Tekla avait survécu à ce massacre ? N’importe qui dans cet appartement aurait dû réaliser qu’il manquait une victime, y compris le meurtrier aussi con soit-il.
Une adolescente qui avait la tête rasée de moitié, des piercings un peu partout sur le visage et visiblement un sur la langue. Pas très grande et mince, elle se tenait assise, jambes relevées conte sa poitrine, la seule chose qui touchait le sol étaient les pans d’une sorte de long manteau d’homme dont les manches étaient coupées, posé sur un blouson de cuir noir.
Tu as mal vieilli. Une volute de fumée accompagna la phrase.
Tu as bien changé… Il posa ses bras sur la table et releva le menton vers elle. Pourquoi être partie ?
Envie d’air neuf, moins pollué de cantiques, moins pollué tout court.
J’aurai préféré que tu trouves autre chose.
Comme quoi ? Peur panique que le meurtrier de mes parents ne me retrouve ? C’était à toi de le retrouver.
Trop peu d’indice.
Le lapin ne t’as pas aidé ?
Le… Le Lapin !? Ne…
Tu ne l’as quand même pas bazardé ? Le policier mal rasé hocha piteusement la tête et la jeune femme frappa la table d’une main avant de déplier ses jambes pour se tourner de côté, visant de son regard bleu le miroir sans tain. Oh mais nom de Dieu ! Il a fallu que je le donne au policier le plus con de ce pays en plus !
Puis elle partit d’un grand rire, elle en pleurait de rire cette idiote. Elle était interpellée pour faux, usage de faux, usurpation d’identité et escroquerie, rien de très grave en soi, rien de dramatique. Le plus embêtant c’était qu’on l’avait accusée de meurtre, et le meurtre en question avait eu lieu en France. Un étranglement, un macchabée dans une vieille maison de campagne, retrouvé étranglé, une arme à la main, selon les témoins, une fille aux cheveux noirs bizarrement coiffés et aux yeux très bleus avait quitté le village le lendemain du drame avec un baluchon et une cartouche de cigarettes. Visiblement ses empreintes avaient été découvertes dans la voiture de la victime, mais rien de plus. Charges insuffisantes hein ? Foutaises songea Tekla, foutaises, charges suffisantes, empreintes, témoins, preuves apportées par le légiste comme quoi elle était capable malgré sa corpulence d’avoir étranglé cet homme. Évidemment que c’était elle, elle ne cherchait pas à nier, mais étrangement le Juge avait écouté son avocate, blanchie de toutes suspicions.

Le flic de Paris se retrouva dos au mur, pris au piège, comme un gamin de dix ans. Il allait se prendre une olive entre les deux yeux, et ce serait bien fait pour sa tronche. Amélie, n'importe quoi, police Russe, KGB, n'importe quoi pour faire oublier l'affaire Kassianenko ou pire, pour les reste, bah il n'avait pas envie d'y penser avant de crever.
Soudainement Christian vit un trait noir se tendre autour de la gorge de son agresseur, la blonde ouvrit de grands yeux et son arme heurta le mur avant de s’écraser sur le sol en fissurant le vieux carrelage couleur moutarde. Il y eut des bruits de suffocations, de talons qui raclent le sol, des bruissements de vêtements qui semblèrent faire plus de bruit que les détonations précédentes. Les yeux se révulsèrent, puis le corps s’effondra sur le sol. Le trait noir disparut entre les perles d’un chapelet qui passa de nouveau autour d’un cou maigre ou une abeille, ou une guêpe il n’avait toujours pas deviné, semblait frétiller sous les gouttes de sueurs. Les yeux bleus de Tekla fixaient le cadavre d’un air dédaigneux, elle sortit son paquet de cigarettes ukrainiennes et en alluma une avant d’aller ouvrir la fenêtre pour aérer.
Maintenant, tu as de quoi me faire chanter.
C’est un fait. Christian secoua la tête et se releva, il arma son pistolet et tira deux coups de feux.
Chris, ça ne passera pas, la légiste…
Me doit un service… Casse-toi Tekla, va te planquer deux étages au-dessus.
Tekla haussa un sourcil, puis les épaules. Elle attrapa son sac usé et sortit de l’appartement pour gravir le vieil escalier de bois usé qui glissait un peu. Quinze minutes plus tard, deux policiers trouvaient Tekla assise sur les marches, en train de fumer. Elle ne protesta même pas, elle se contenta de suivre les policiers, se laissant menotter paisiblement. Deux semaines plus tard la peine de six ans pour complicité de meurtre tomba, elle inventa une histoire ficelée comme un chef-d’œuvre au sujet d’un complice dans la nature et entra en maison d’arrêt dans une prison pour femme voisine de Fleury-Merogis.

« La vérité n’est jamais amusante sinon tout le monde la dirait. »
Christian regarda Tekla jeter son baluchon sur ses épaules en secouant sa main libre vers les fenêtres ou des bras se balançaient avec des mouchoirs ou des chaussettes, voire même de la lingerie que Christian n’osa pas trop regarder. Tekla fumait une cigarette en regardant le ciel.
C’est bizarre, maintenant il me parait subitement très grand, ce gros trou bleu…
Effet secondaire. Christian ouvrit le coffre de sa Ford pour engouffrer le sac dedans. Pourquoi accepter ?
Qu’est-ce que j’ai à perdre ? Ma liberté ? Tu l’as dit toi-même, je ne serais plus jamais libre, ou que j’aille. Elle faisait allusion au mensonge que lui avaient reproché le flic français, à la mort de deux personnes sur les épaules et au meurtre de sa famille qui lui plomberais la tête jusqu’à la potence.
Je ne te pensais pas sentimentale. Il eut un demi-sourire en s’enfonçant dans son siège.
Humaine, contrairement à ce que tu penses je suis un être humain… Et puis, je commençais à m’ennuyer, alors je ferais ce qui est convenu. Tekla le pointa du doigt et eut un sourire mauvais. En échange, si tu ne tiens pas ta part du marché, je te le ferais payer…
Curieuse façon de remercier celui qui t’as foutue dehors.
Je suis sûre que tu as inventé un vice de procédure avec ta petite copine l’avocate, il n’y a pas moyen de trouver un autre coupable. Elle ne rêvait pas, Christian avait les joues roses.
Elle haussa un sourcil avant de se raviser, son avocat était un homme, il s’appelait Camille, mais c’était un homme… Elle avait du mal à se souvenir de ce à quoi elle n’accordait pas d’importance, mais elle était sure que ce n’était pas une grande rousse mais un grand roux qui l’avait à moitié assommée quand elle avait poussé une gueulante contre un gardien dans le box des accusés.
Je ne suis pas véreux, j’ai mes raisons, Tekla… Non il n’était pas véreux, elle le savait bien, mais son regard inquisiteur lui aurait fait avouer n’importe quoi, ça aussi elle le savait parce qu’il se sentait coupable et stupide.
Jo, j’ai dit que c’tait Jo ! Tekla attrapa une tasse et souffla dessus pour éloigner la fumée, laissant celle de sa clope entourer son visage.
Jo, j’ai mes raisons, contente-toi de ça.
Tes raisons valent le coup que je me brise les reins à faire ça ? Pesta la jeune femme en malmenant l’allume cigare.
Oui, elles le valent.
J’en ai par-dessus les ovaires de tes mystères ! Tu es con c’est un fait, mais la connerie ne t’autorise pas à me trimballer dans tes emmerdes !
Je t’ai évité la taule. Non, il lui avait évité perpétuité, c’était différent.
Et je t’en remercie, si tu veux que je t’évite la mutation ou la révocation songe bien à ce que tu as fait de Wimbley !
Wimbley ? Coup de frein sec, Jo fut obligée de se rattraper au tableau de bord pour ne pas s’y assommer.
Le Lapin enfoiré !
Lapin mis à part, pourquoi je t’ai couvert ? Pour que tu m’aides, t’es assez dingue pour ça.
Possible. Admis la suédo-ukrainienne dans un sourire.
Alors voilà, j’ai besoin que tu trouves quelqu’un pour moi.
L’assassin de Béatrice ?
Oui, comment tu… ? Comment elle le savait ? Il croyait vraiment qu’une adolescente en cavale ne savait pas gagner ses informations ou lire les journaux. Elle parlait et lisait quatre langues, autant que ça serve nom de dieu ! Russe, Suédois, Ukrainien et Français, sans compter l’anglais. L’anglais était universel, ça ne comptait pas comme une langue, passons.
Pas important. Tekla alluma une autre cigarette en regardant son briquet. Christian le regarda aussi, c’était un zippo, assez classique en soi, sauf les initiales gravées sur le côté, mais ce n’était pas celles de Tekla. Tu sais, ce briquet, ce n’est pas le mien.
Il est à qui ?
Au mec qui a buté ma famille, il l’a laissé tomber sur le tapis persan, avant que vous n’arriviez, je me suis levée de ma cachette et je l’ai ramassé, puis j’ai récupéré la webcam de Papa et je l’ai mise dans le ventre de Wimbley… Malin pour une gamine hein ?
Pourquoi tu l’as pas dit plus tôt ?
Pourquoi je t’aurais fait confiance plus qu’aux autres, je pensais que le message était clair, mais visiblement pas. Christian préféra ne pas relever, il se sentait suffisamment mal avec cette histoire de Lapin.
Béa…
Je sais, j’ai lu le dossier, me demande pas comment c’est un secret… Y compris le dossier de ta chère et tendre.
Tu sais ce que je vais te demander ? Lui demander de se faire passer pour ce qu’elle n’était pas, usurper non pas une identité mais un titre, ce qui revenait presque au même en soi. En acceptant de sortir, de mentir, elle avait accepté. C’était aussi une manière de chercher à sa façon l’assassin de ses parents et d’assouvir une vengeance qui cuisait douloureusement ses côtes quand elle y réfléchissait le soir.
Oui je le sais, supposément le meurtrier est déjà en taule, mais il n’a jamais avoué le meurtre de Béatrice, alors je crois que tu vas me demander de lui cavaler après et de lui faire avouer… Tu sais, je crois aussi que je vais sûrement y rester dans cette histoire. Tekla ouvrit la portière d’un air revanchard.
Cette prison c’est…
Dis, j’ai fréquenté le Fleury des femmes, tu permets ? Je ne risque pas grand-chose si tu veux mon avis, le Seigneur m’accompagne. Elle ricana en désignant son chapelet, qui reposait sur sa poitrine plate.




you've made me go insane.

PSEUDO Ϟ Jo' ou Tekla c'est bien.
AGE Ϟ 20 ans.

J'AI CONNU LE FORUM Ϟ Le père Nowel ! (Sean, même s'il n'a pas de barbe.)

AVATAR Ϟ Lisbeth Salander (fanart) ▬ Millenium (Stieg Larsson).
LE MOT DE LA FIN Ϟ Sur la fin, si vous avez envie de me lapider, m'étrangler ou que sais-je encore parce que c'est de la merde, vous pouvez, je suis pas regardante sur le genre de mort que vous m'infligerez... Ah si, juste sur ma pierre tombale, foutez pas de fleur, j'aime pas ça. Et bordel, désolée ça doit être bourré de fautes, mais je vais relire !



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Dernière édition par Tekla J. Kassianenko le Ven 3 Oct - 18:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tekla • Il serait normal que les assassins signalent les crimes après tout, ils sont les premiers informés ! Ven 3 Oct - 6:25

Je me disais bien que ton personnage, sur l'vava, me disais quelque chose. Mais bon, tout s'explique.
Bienvenue parmi nous, j'aime beaucoup la description de ton personnage, j'ai hâte de lire la suite de ta fiche ~ !
Bonne continuation et n'hésite pas si tu as une question.

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Spoiler:
 

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Merci à Sacha pour ce superbe kit et à Jolly chou pour cette géniale signa !
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MessageSujet: Re: Tekla • Il serait normal que les assassins signalent les crimes après tout, ils sont les premiers informés ! Ven 3 Oct - 15:27

Bienvenue sur le forum & bon courage pour ta fiche.
Vraiment classe ton avatar. ~
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MessageSujet: Re: Tekla • Il serait normal que les assassins signalent les crimes après tout, ils sont les premiers informés ! Ven 3 Oct - 18:14

Waaah merci z'êtes trop gentil ! *-*
Lisbeth à la classe, c'est naturel ! (je suis une grosse fangirl des bouquins, ouais XD)

Bien l'histoire ne ressemble à rien, c'est moche tout ça, je vais la relire parce que ça doit être bourré de fautes aussi d'ailleurs, mais c'est finiiii ~

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MessageSujet: Re: Tekla • Il serait normal que les assassins signalent les crimes après tout, ils sont les premiers informés ! Ven 3 Oct - 19:33

Bienvenue :o
Pour être honnête ton avatar fait peur, mais il a la classe quand même. :o

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MessageSujet: Re: Tekla • Il serait normal que les assassins signalent les crimes après tout, ils sont les premiers informés ! Sam 4 Oct - 15:36

Whaaaaaw, belle fiche même si au début j'ai pas compris le "Elle"... J'ai crut que ton perso était un mec xD
Brefouille, je sais pas si tu étais repassée sur ton histoire mais contrairement à ce que tu dis j'ai pas vu des masses de fautes à part une ou deux fois où il manquait des points. En tout cas ce perso est vraiment cool et j'ai hâte de voir comment il va évoluer dans Alvena ! °^°

Je te valide donc et je te met groupe, couleur et rang :3 Pense à poster ton carnet de lien/RP et surtout amuse-toi bien !

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et en japonais avec le DarkOrchid gras.
Hey Invité, c'est bien toi qui t'es inscrit le et qui a posté 32 messages ? T'as vu, j'suis fort hein ?
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MessageSujet: Re: Tekla • Il serait normal que les assassins signalent les crimes après tout, ils sont les premiers informés ! Sam 4 Oct - 18:25

Way merci bien ! *0*

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MessageSujet: Re: Tekla • Il serait normal que les assassins signalent les crimes après tout, ils sont les premiers informés ! Sam 4 Oct - 22:09

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MessageSujet: Re: Tekla • Il serait normal que les assassins signalent les crimes après tout, ils sont les premiers informés !

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Tekla • Il serait normal que les assassins signalent les crimes après tout, ils sont les premiers informés !

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