Tu comprends enfin ce que tu viens faire là. Oui coco, tu as été arrêté. Tu es méchant et tu es considéré comme un fou par la plupart des « gens du dehors » comme on les appelle ici. Mais ne t’inquiète pas. Méchant ? On l’est tous ici ! Fou ? Hum, je pourrais te dire pareil mais certain tenteront de te persuader qu’ils ont un mental sain… Bienvenue à Alvena mon mignon ! Je suis Monsieur le Directeur et je t’interdis de m’appeler autrement. Je suis le maître dans cette prison, et je me dois de t’informer de certaines choses. Ici ne sont enfermésque des hommes. Les motifs de leur présence sont divers et variés mais pas leur sexe. Même si la plupart des membres du personnel sont des femmes, attends toi à ne prendre la douche qu’avec des réservoirs de testostérone ! Bon je t’avoue qu’on est au XXIeme siècle, la loi sur l’homosexualité est passée,ça devrait t’éclairer sur l’orientation sexuelle de la plupart des détenus…

Partagez|

[YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Messages : 78
Date d'inscription : 04/07/2014

Carte d'identité
Groupe:
N° de Cellule ::

MessageSujet: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco. Lun 18 Aoû - 2:16

L'homme est une prison où l'âme est libre.
Inscription gravée au dessus du lit de Sacha.


Allongé sur le lit, j'attendais. Pas une de ces attentes emmerdantes, que j'ai connu, que je connais et que je connaîtrais ici, où la seule qui se faisait désirer était la fuite du temps. Mais une vraie attente, qui m'empêchait de me concentrer sur un livre ou même sur de la musique. Pourquoi la venue du Blue Boy nourrissait-elle à ce point mon impatience? De nouveau, aucune idée. Peut-être tout simplement parce que ça me tirait de ma routine. Ce qui signifiait que l'un des trucs les plus excitants que j'aurai fait depuis mon arrivée ici était de m'enfermer dans une pièce avec un mec. Chose que je fais assez régulièrement. Génial. Il n'y a qu'en prison que tu peux réellement comprendre le mot irony.
Enfin, je n'avais ni rêvé ni pensé à lui depuis qu'il m'avait laissé en plan dans les douches.


Enfin tu m'avais fixé, enfin il m'avais regardé en face. Et tu me défias. En tremblant certes, mais tu le fis.
Tu as raison, je ne peux pas comprendre. Alors explique moi.
Tu as raison, je suis un connard égocentrique. De quel droit te juges-tu? Du droit que je prends, comme d'autres l'ont fait avec moi.  
Tu as raison, je ne sais pas. Alors raconte moi.
Mais je ne t'ai rien demandé, je suis resté là, sans rien dire, tandis que tu crachais ton mépris de toi-même. Qu'as-tu vécu, comment peut-on en arriver là? Dis le moi,, je veux comprendre, je dois comprendre. Sinon, comment pourrais-je avancer si je ne sais pas çà. Tu es le bleu et moi le rouge, je suis le yin et toi le yang.
Mais je n'ai pas bougé, je suis resté là, sans rien faire, tandis que ton poignet flirtait avec cette lame que je t'ai offert. Te serais-tu ouvert les veines devant moi, je t'aurais laissé faire. Je ressentis une pointe d'excitation aussi soudaine que fugace lors que tu gouttas ton sang.

Tu ne crains pas le feu, tout est dit. Alors laisse moi te flamber. Crame avec moi. Partons en fumée ensemble. Une apothéose, un dernier feu d'artifices.

Puis tu rangeas ta lame et l'instant passa. Tu as raison, j'ai blessé avec l'un et me suis blessé avec l'autre.
Et tu es parti, et à cet instant je compris pourquoi tu acceptais, je crois. Je ne me suis pas retourné et un seul mot franchit mes lèvres, en un souffle.

Amin'.


Je jetai un coup d’œil au sachet plastique qui traînait au pied du lit. Bandes, désinfectant, comme convenu. Des heures pour trouver la bonne personne à corrompre, et qu'elle me ramène ce que je souhaite. En l'attendant, j'avais pu me servir du téléphone arabe. A part parler et écouter, on n'a pas beaucoup de choses à faire, alors on s'en prive pas. Sauf quand certaines informations peuvent nous rapporter et nous coûter gros, là on se la ferme plus facilement. Mais ce n'était pas le cas pour le nouveau.
Draco Strand, 21 ans, anglais. Entame aujourd'hui son sixième jour sur 25 ans, pris pour incendie, trafic et consommation de drogue. Cool, un ami dealer. Bon okay, j'avoue, çà ce n'est pas grâce au téléphone arabe mais à un gardien corrompu bavard. Cependant la rumeur m'avait aussi appris un truc intéressant. Il se serait taper un gardien. Ou l'inverse d'après ce qu'on m'a dit. Ça ne sera pas le premier, ni le dernier, mais je me demande pourquoi. Si ce n'est pas un racontar idiot of course, toutefois j'en doute. Ce gars se révèle décidément plein de surprises.
Enfin voilà, j'avais plus eu l'esprit occupé par BB que par sa venue. C'est seulement après le repas que l'attente avait vraiment commencé. Jusqu'au dîner, il serait l'après-midi et il pouvait débarquer n'importe quand. Il ne me ferait pas faux bond.

M'asseyant sur le bord du matelas, j'enlevai mon T-Shirt et je défis mon bandage. Un peu gonflée, rouge, douloureuse, chaude. Les quatre symptômes de l'infection qui semblait à ses débuts. Cela ne me gênait pas plus que çà, même si ce n'était pas très agréable.
Avec la pointe de mon arme improvisée, j'entrepris d'enlever la croûte et de faire couler le pus, serrant dents et poing. Ce n'était pas pratique de faire ça d'une main mais c'était un moyen comme un autre de tromper l'attente.
C'est dans cette position que Blue Boy me trouva. J'avais laissé la porte de ma cellule entre ouverte à son intention. Concentré sur ma tâche, je ne levais pas la tête.

Hi Drako. Ferme la porte.

L'attente est terminée, que le jeu commence.



_________________
Sacha te parle en français, t'insulte en anglais et t'aime en russe. Tout çà en #00ccff



Dernière édition par Aleksandr K. Svoboda le Lun 29 Sep - 0:56, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 53
Date d'inscription : 30/07/2014
Localisation : Facebookin' with ur brother

Carte d'identité
Groupe: Détenus
N° de Cellule :: #001

MessageSujet: Re: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco. Lun 18 Aoû - 7:03


  • Trois nuits. Ça fait trop putain de nuits que Morphée ne se pointe plus. Qu’il se laisse désirer jouant les gamines langoureuses et les minutes passaient, passent, passeront. Alors que toi, tu fixes le plafond de tes yeux fatigués. Plafond que ton regard n’atteignait plus. Ecran sur lequel se reflétaient des formes et des spectres fantastiques dansant sous tes yeux éphémèrement. Mais tu revenais toujours au point du départ, tout te ramenait à lui. Car dans le silence assourdissant de la nuit, tu croyais entendre le vent murmurer son prénom. Tu croyais voir son visage, se refléter dans le paysage. Là-bas, au-dessus de ta tête, flottant tout juste au-dessus de toi. Tu voyais ses yeux bleus méprisants, tu voyais encore couler son sang. Tu voyais sa peau déchirée et son cou désirable. Tu entendais encore, au creux de ton oreille, sa voix suave répéter ton prénom en boucle. Tu avais bon te boucher les oreilles, tu avais bon te tourner de l’autre côté tu le voyais encore on l’avait tatoué sur tes paupières. Tu ne cessais de te repasser le film de ta journée en tête, repensant à chaque parole dite, y cherchant des milliers d’interprétations. Cette nuit-ci, la raison pour laquelle tu ne dormais pas n’était pas la même. Et cette nuit-ci il fait froid et tu as hâte que le soleil ne se lève. Tu avais des milliers de questions à poser, tu avais des centaines de paroles non dites. Ce mec, c’était une putain d’énigme, ce mec est un puzzle et tu comptes bien réussir au moins une fois dans ta vie à rassembler toutes les pièces. Mais y arriveras-tu ? Tu n’en savais foutrement rien. Ça t’avait marqué, dans ton subconscient, il était marqué. Il t’avait balancé toutes ces horreurs le sourire aux lèvres, ça a fait mal, ça a saigné, ça t’a touché et ça t’a atteint. La blessure avait était superficielle, la plaie ne saignait déjà plus, elle n’est plus que souvenir. Mais qu’en est-il de tes yeux ? Est-ce qu’ils saignent encore ? Est-ce que tu ne vois plus que rouge alors que tu as les cheveux dans les yeux ? Qu’as-tu à dire sur ses voix qu’il y’a dans ta tête ? Il y’a un jour tu croyais devenir fou, perdre la raison à tout jamais, il y’a un jour tu croyais que ces voix n’allaient jamais se taire. Ecoute, elles sont là de nouveau, elles te hantent. Tu étais dans ton coin, un peu comme une midinette attendant son rendez-vous du matin. Mais ce n’était pas ça, tu es un enfant Draco, les enfants, ça aime jouer. Tu es juste curieux, tu veux savoir tout ce que cette personne cache sous son cynisme parfait et ses paroles tranchantes. Tu veux savoir ce qu’il te cache, pour une fois de ta vie tu avais envie. Tu avais envie à en mourir.

    « Délivre moi de cette malédiction, j’ai envie de me confesser, j’ai envie de purifier ce corps souillé. »


    Tu stressais, tu stressais énormément. « Qu’est ce qu’il a pensé quand je l’ai laissé là-bas pour m’en aller ? ». Est-ce que sa bouche s’est encore tordue en ce sourire que tu connaissais maintenant si bien ? Tu ne savais pas, tu ne savais pas, tu ne savais rien.  Tu ne savais rien et ça te mettait hors de toi. Ne plus y penser et dormir. Et là, tu attendais que quelque chose se passe, mais tu ne savais pas quoi. Ta tête prenait feu lentement, tu ne comprenais plus rien, ça surchauffait. --- Plus de signal.

    Tu ne sus comment tu avais arrivé à dormir, mais dans tous les cas, ça te fit du bien. Le début de la journée avait été ennuyeux, et il ne te hantait plus. Tu avais glandé, lu des poèmes par milliers et puis, tu avais baisé. Peut-être que tu n’aurais pas dû, c’était tellement un mauvais coup, tellement que tu n’avais pas eu honte de le lui faire remarquer sourire aux lèvres, ce qui t’avait valu un joli coup de poing sur la gueule. Le temps avait passé rapidement, étrangement. Et tu en avais même oublié ce rendez-vous que tu attendais tant.

    144, 144, 144.


    Tu avais enfilé ton T shirt en chemin, suant et les cheveux en bataille. Sur ton cou, était encore visible cette marque de morsure et tes longs bras étaient recouverts de bleus. Essouflé et le souffle coupé, tu étais enfin arrivé à bon port. Tu repris ton souffle bruyamment et tu fus surpris de le voir là, sous tes yeux alors que tu savais qu’il allait y être. Il avait senti ta présence, il n’avait pas levé les yeux alors que toi, tu ne regardais que lui. Il était là, assis sur le rebord du matelas moitié à poil. A coté de lui les  « bandages » ensanglantés étaient défaits. Tu t’approchais lentement frémissant à l’entende de ton prénom sorti de sa bouche.

    « Yo’, je t'ai pas trop manqué j’espère ? »


    Lanças-tu d’un air taquin qu’in ne te connaissais pas, sourire aux lèvres avant de fermer la porte derrière toi. Tu fronças les sourcils lorsque tu ne fus qu’à quelques pas de lui. Tu lui pris la « lame » de la main avant de reprendre ;

    « Bordel, qu’est-ce que tu fais ? »


    Le cas de son bras s’était apparemment aggravé, tu soufflas contre ta frange, un peu comme un enfant, l’air agacé. Portant tes doigts à ta bouche, tu remarquas que tu saignais un peu de la lèvre, ah, encore une coupure. Tu essuyais le sang du revers de ta main, ta joue te faisais affreusement mal, il n’y était pas allé de main morte, le connard. Ton regard se posa sur la plaie de nouveau ;

    « What a mess… »

    Tu attrapas le sac en plastique trainant à terre imbibant un morceau de tissu de désinfectant. Après avoir ouvert la plaie de nouveau, tu pris soin de na nettoyer correctement. Le silence était presque gênant, tu faisais de ton mieux afin de t’appliquer dans cette tâche qui n’était pourtant pas très évidente. Quelques minutes s’écroulèrent pendant que tu le soignais. Tu sortis de la poche arrière de ton jean une compresse que tu avais piquée à l’infirmerie le matin en cet honneur. Immobilisant ainsi la plaie, tu entrepris de bander la blessure. Quelque gouttes de sang s’étaient échappées de celle-ci. Venant tâcher ses draps blanc.
    Cheveux bleus n’avait pas eu le temps de regarder autour de lui, il était trop occupé pour le faire.

    Tu avais levé les yeux, Ah, Hugo. Lui aussi a droit a ses moments d’espoir on dirait.


    Tu eus un petit rictus ;

    « Ah, un intellectuel. Ta tête me dit qu’ici ça ne sera pas un court séjour. »

    C’est vrai, après tout, tu ne savais rien de cet homme sauf son prénom qui était peut être faux. Sacha, celui qui protège et qui repousse, une contradiction, tout comme toi. Ce prénom te va à merveille. Comment est ce que tu t’es retrouvé ici ?
    « Que serais-tu prêt à faire pour elle ? Jusqu’à où irais-tu ? »


    Tes mouvements ralentissaient, tandis que tes yeux vinrent chercher les siens. Ses yeux avaient la couleur de la terre vue d’en haut ;
    « Il y’a énormément de choses que je veux savoir. J’ai peur d’être déçu. »
    Déçu de quoi ? De l’avoir peut être trop idéalisé ? Trop surestimé ? D’avoir vu en lui ce qui te manquais à toi ? Tu en avais marre de tourner autour du pot ;

    « Pourquoi ? »


    « Pourquoi moi, pourquoi suis-je venu, pourquoi. Pourquoi cette sensation d’inconnu est-t-elle foutrement excitante ? »


    Pourquoi pas ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 78
Date d'inscription : 04/07/2014

Carte d'identité
Groupe:
N° de Cellule ::

MessageSujet: Re: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco. Mar 19 Aoû - 1:42

Aucune réponse ne sortit de ma bouche mais un sourire en coin s'y traça. If you knew... J'aimais bien ce ton, venant de lui. C'était si normal Comme si on était deux potes qui se retrouvaient après une courte séparation. Je ne le regardais, blasé, que quand il m'enleva mon arme des mains. Certains ont risqué leur vie pour moins que çà darling.

Un ping-pong. J'aime bien joué contre moi, j'gagne souvent.

A question idiote, réponse idiote. Mais cela me donna le temps de prendre pleinement conscience de son état. Ou il venait de se battre, ou il avait des goûts plutôt hard au pieu. Connaissant son passif, et comme son T-Shirt ne semble pas trempé de sueur, on va pencher pour la deuxième hypothèse.
Pourquoi Blue Boy? Déjà en manque? Déjà tu ne supportes plus l'ennui? Déjà tu cherches à ressentir des émotions dans le bras du premier venu?
As-tu aimé? A quoi pensais-tu lorsqu'il te frappait? Lorsqu'il te sautait?
Tu aimes la douleur. Tu aimes jouer avec le feu, quitte à te brûler les doigts. Attention Blue Boy, c'est ce qui risque de t'arriver. Les coins sombres ne manquent pas, contrairement aux gars biens.


Bitch. Slut. Whore.

Mais laisse toi faire putain! Chuis sûr que t'aimes ça en plus hein, avec ta gueule de suceuse.


Puis la brûlure du désinfectant me mordit la plaie, me faisant revenir dans  le moment présent. Mes poings se crispèrent sur le drap. Pendant les minutes qui suivirent, je ne pensais à rien d'autre que cette douleur. A ses doigts sur ma peau.
Puis la surprise quand il sortit un compresse. On était pas tendre avec les chapardeurs dans l'infirmerie. C'était un acte désintéressé. Pour moi. Une fraction de seconde, je fus touché.
Puis je sentis ces gestes ralentir et les sensations ne furent plus assez fortes pour ne plus penser. Je vis ces yeux s'attarder sur cette citation, écrite un jour où les murs avaient l'air plus gris. Sa réflexion me fit rire.

Pas vraiment. Disons qu'ici, j'ai du temps à ne plus savoir quoi en faire.

Dehors, je lisais pourtant. Un bon bouquin et mon MP3. Mais c'était si rare. Dedans, j'ai eu le temps de rattraper tout ces bouquins non lus.
Je n'avais pas relevé sa remarque sur ma tête. C'est clair qu'en la voyant, on pouvait difficilement imaginer que j'étais ici pour vol à l'étalage. A raison.

Les trois questions qui suivirent me laissèrent un court moment perplexe devant tant d'imprécision. Qui était ce elle? Ma tête, ma liberté? Quoique dans les deux cas, cela revenait au même. Sauf que jamais je n'aurais sacrifié l'une pour préserver l'autre.
Et ce pourquoi. Lui, je le compris un peu plus. Pourquoi toi? Et pourquoi pas. Je ne peux te dire que ce que je sais, je m'en fous de te décevoir Blue Boy. Je ne te dois rien, comme tu ne me dois rien. Mais je te répondrais quand même, car moi aussi j'ai envie de comprendre, moi aussi je veux connaître la réponse à cette question. Why you?
Mes lèvres se firent mi-moqueuses, mi-sérieuses.

Pourquoi quoi Drako?. Sois plus précis. Pourquoi es-tu là? Tout simplement parce que nous le voulons tout les deux. Nous sommes deux énigmes que nous devons résoudre. Deux inverses que nous devons comprendre. Ai-je tort?

Après tout, peut-être que moi aussi je projetai des trucs sur lui alors que non en fait. Je devais avoir l'air bien prétentieux à faire celui qui sait tout. Mais l'ignorance peut être une faiblesse et les faiblesses, je les cache.

Tu sais, je déteste ne pas comprendre. Et j'ai l'impression que si j'y arrive avec toi, je comprendrais mieux le reste. Je ne sais pas ce que cela va m'apporter, mais après tout, je n'ai rien à y perdre et tout à y gagner.

Pendant que je parlais, il avait fini mon bandage. Je récupérai mon arme made in Sacha, la glissant dans ma poche. Je m'installai dos contre le mur et paumes contre le matelas, le regardant la tête légèrement penchée. Le regardant comme si l'intensité de mon regard pouvait me permettre de tout savoir sur lui. Je continuai, neutre.

Tu as raison, je ne suis pas ici pour un court séjour. Sauf si ma vie doit être courte. Jusqu'où irai-je pour ma liberté? Aussi loin que mes jambes pourront me porter. Ce que je ferai pour elle? Je lui donnerai tout ce que j'ai à donner, ni plus ni moins.  

A vrai dire, je ne m'étais jamais posé la question. Jusqu'à présent, même si tous mes plans pour m'évader m'avait tous paru voués à l'échec, aucun d'entre eux ne me mettait face à un choix cornélien. C'était donc la meilleure réponse que je pouvais fournir pour l'instant.
Prenant le désinfectant, je le versais sur une bande de gaze non utilisée avant de lever ma main libre, attrapant le T-Shirt de Drako. Je tirais, le forçant à se pencher vers moi et doucement, j'appliquais le produit sur sa morsure puis sur sa lèvre. Essuyant après de celle-ci le désinfectant pour pas qu'il en avale.

Et toi? Serais-tu prêt à te battre pour elle, afin de ne pas crever ici comme un chien, ce qui semblait tant te désoler hier? Ou attendras-tu 25 ans, en espérant t'en tirer sans trop de casse et que le monde t'es attendu dehors? Ah, attend deux secondes...

Tacitement, je venais d'avouer que je m'étais renseigné sur lui. Par curiosité, afin de voir comment il allait réagir. Je le lâchai et me penchai pour tirer mon sac de sous le lit. Gros, il contenait mes fringues et quelques libres. Un paquet de lettres attachées. Une grandes enveloppe pleine de photos. Et de la crème contre les contusions. Cadeau de Mél, pour quand je m'acharnais trop sur le sac de boxe.
Retirant la pommade du sac, je remis celui-ci à sa place. Je me mis à genoux sur le lit et en appliqua sur la joue de mon camarade, qui commençait à bleuir. Du bleu, encore du bleu. Il sentait encore l'odeur du type qui l'avait baisé.

Pourquoi tu t'es tapé un gardien? Et ce type? M'enfin, j'espère pour toi qu'ils étaient bons, car quitte à être considéré comme une poubelle à foutre, autant prendre son pied.

Je faillis lui sortir que s'il s'était senti trop seul, il aurait dû venir me voir mais je ne suis pas sûr qu'il aurait compris que je blaguais. Je ne le considérai pas comme une pute, mais c'est ce que d'autres pensaient. Et les putes, en prison, on leur fait leur fête. Dans tout les sens du termes.
Je ne le soignais pas par charité, mais il l'avait bien fait avec moi. Et lui-même ne s'en chargerait sûrement pas. Sur ce point-là, je pense qu'on était semblables.

_________________
Sacha te parle en français, t'insulte en anglais et t'aime en russe. Tout çà en #00ccff

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 53
Date d'inscription : 30/07/2014
Localisation : Facebookin' with ur brother

Carte d'identité
Groupe: Détenus
N° de Cellule :: #001

MessageSujet: Re: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco. Mar 19 Aoû - 5:05


  • Plus que des questions, plus que des réponses sous entendues à mi-voix à des questions jamais posées. Cela te fatiguait autant que cela te semblait amusant. Tu aimes jouer avec les enfants perdus, tu aimes l’indécision, tu aimes te fatiguer comme ça, ça te donne un air plus humain. Ça te donne cette illusion de ressentir quelques sentiments auquel tu n’arriveras jamais à mettre des noms. Ça te donne cette agréable sensation de vivre, d’être là. Tu n’as même plus besoin de te toucher les bleus pour te prouver que tu es bien vivant. Ces derniers jours, tu avais cette mauvaise sensation de disparaître de la surface de la terre. Tu avais l’impression d’être devenu invisible aux yeux des autres, ne plus être qu’un spectre, qu’un fantôme. Tu avais bon te regarder dans le miroir, ton visage ne te disait plus rien. Tu avais l’impression d’avoir vieilli, un peu, ça te fichais la trouille. Ta peur de vieillir était aussi bleue que tes cheveux. Ta tête était imbibée de pensées grises qui te faisaient souffrir muettement et la voix dans ta tête étaient encore plus présentent que jamais. Pire, baiser n’y faisait rien, tu prenais ton pied sur le coup, mais après, ça empirait plus qu’autre chose. Et puis, là, il avait apparu dans un nuage de fumée. Avec ses manières étranges et son sourire narquois. Tu l’amusais peut être, ce genre de mecs, tu les connais. Mais ce n’était pas si grave comme rien n’est pas si grave. Car tu t’y prenais, au jeu et tu étais plutôt bon, pour le moment. Tu étais prêt à tout pour faire taire ces bourdonnements, prêt à tout pour tuer l’ennui, même à t’ôter la vie. Il t’occupait très bien, preuve, tu avais réussi à t’en dormir, la nuit dernière et tu lui étais plutôt reconnaissant d’une certaine manière. Etre une attraction ne te dérangeait pas tant que ça, après tout, tu étais cette pute qui n’a jamais su dire « Non ».  Pourquoi ? Parce que tu voulais te sentir désiré, quel besoin immature. Vouloir être aimé, être regardé. Vouloir être désiré à en mourir. Pour toi, qui n’a jamais connu l’amour la violence eu été son remplacent.

    « Je voulais juste être chéri, chérir en retour, est ce trop demandé ? »


    Tu as fais tous les mauvais choix, tu as traversé tous les mauvais chemins. Tu as pris toutes les mauvaises décisions et tu t’es retrouvé perdu dans une cage. Une cage dans une autre, un peu comme des poupées russes. Des dizaines de cages qui se resserraient autour de toi, de millier de chaînes qui te meurtrissaient la peau un peu plus à chaque fois, et de centaines de marques sur la peau blême. Tu avais fait le mauvais choix en ayant l’exemple sous les yeux ; ta propre mère. Telle mère tel fils ? Est-ce vrai ? Tu n’as eu la patiente pour savoir pourquoi elle a viré ainsi, et si c’était les mêmes raisons que celles pour lesquelles toi, tu es devenu une femme facile ? Que dirais-tu, Draco ? La réalité est que, tu n’as jamais essayé de la comprendre, cette femme qui te regardait grandir de jour en jour et qui voyait sa mort en toi. Cette femme qui refusait de vieillir, cette femme qui tu n’as jamais pris la peine de comprendre. Et si elle t’aimait ? Et si elle t’attendait ? Mais pourquoi, pourquoi n’est elle pas venue alors ? Pourquoi tu étais ici, seul et abandonné ? Tu commençais à abandonner tout espoir de sortir d’ici. Tu te voyais devenir comme elle, comme celle qui écartait les jambes car c’était ce qu’elle avait de plus précieux, car c’était tout ce qu’elle avait à donner. Tu étais devenu comme elle, et ô ce que vous étiez identiques.

    « Tu as les yeux de ta mère »


    Non, ce n’était pas une réplique d’Harry potter, tu avais ces mêmes yeux plongés dans une profonde détresse. Tu avais ce même regard triste et tu devenais son image, l’image de celle que tu méprisais le plus. Tu l’aimais à l’en haïr, tu tenais à elle et tu espérais qu’elle t’écrive, un jour, même si tu commençais à perdre espoir. Tu n’avais plus personne, c’est triste dit comme ça, c’est un peu cliché, ta vie est clichée, monotone et ennuyeuse. Tu as toujours voulu te rebeller contre ta peau, contre tes racines, contre ce destin qui te semblait tracé. You made all the wrong choices, Draco.

    Et si tu faisais encore un faux pas ? Si lui parler n’était pas une si bonne idée que ça ?

    « Alors faites que je brûle en enfer pour le restant de mes jours »


    Une question avait franchi la barrière de tes lèvres, sincère. Pourquoi, c’était ça. Pourquoi, pourquoi, pourquoi. Pourquoi est ce que tu me donnes cette impression de t’intéresser à moi ? Est-ce que c’est amusant ? Désolé, mais je suis ennuyeux. Très, même. Don’t mess with me.

    Plus précis ? La précision, ça ne te connait pas. C’tellement ennuyeux. Puis, toi aussi tu étais assez égocentrique à croire que tout le monde pensait de la sorte. Il disait ces choses là, auquelles tu ne croyais rien car tu ne savais pas. Inverse, est ce que je suis ton inverse,  Sacha ? Peut être qu’on se ressemble plus que tu ne le crois.

    Tu haussais les épaules avec nonchalance ;

    « Précision ? Mh. Non, trop facile. Laisse-moi avoir tes interprétations plutôt. Pis, inverses, franchement, j’sais pas. J’ai peut-être envie de te comprendre, d’un autre côté, je ne veux pas.  M’demande pas pourquoi, j’en sais que dalle. »
    Ça te touchait, ce désir de te comprendre, il disait ses mots sans savoir l’effet que ça te faisait. Ça te rendait un petit peu heureux, qu’on s’intéresse un minimum à toi. Mais bon, c’est toujours comme ça au début.

    « Son regard, me brûlait, arrête de me regarder comme si tu pouvais lire en moi comme dans un livre ouvert. Je sais que tu ne peux le faire, arrête de faire semblant. On ne peut pas me comprendre, pas si facilement. »

    Ses réponses étaient satisfaisantes même si son air neutre ne prévoyait rien de bon. Il continuait, toujours cet air-là collé au visage. Ce que toi, tu ferais pour ta liberté. Tu n’en avais foutrement pas la moindre idée, ça, si tu as déjà eu de liberté. Tu ne le remarquas que quand il se tut. Comment est ce qu’il savait que tu étais incarné pour 25 années ? Est-ce qu’il savait d’autres choses sur toi ? Il était divin, ou autre ? Ce mec t’effrayait d’un coup, tu le regardais avec incompréhension, pourquoi ?  Encore une fois ce mot, cette question. Que voulait il savoir tellement ? Il se pencha, étrangement, te tirant par le t shirt, vous étiez si proche à ce moment tout en étant si éloignés. Il passa une bande imbibée de désinfectant  sur la morsure sur ton cou, puis sur tes lèvres.
    Pourquoi, putain.

    il tu ne sut quoi dire, parler ou te taire.

    La surprise se lisait dans tes yeux bleutés ;

    « Ma…liberté hein. Je ne pense pas en avoir une. J’ai toujours eu des chaînes, dans ma tête, mon corps est ma propre prison, je n’ai jamais gouté à la liberté, ici, ce n’est pas trop différent, dehors, non, je ne crois pas qu’on m’attend et, si tu veux savoir, je ne compte pas attendre ces vingt cinq années, je serai mort d’ici là. J’aurai quoi, 46 ans ? Je n’aimerai pas trop mourir ici, mais, je pense pas avoir le choix, je n’ai jamais eu le choix. Voilà ta réponse. Tu sembles bien déterminer pour le… « Vouloir me comprendre » il y’a énormément de choses que je veux savoir aussi mais…Laisse, tout est plus beau dans la brume, enfin, pour le moment. »

    Il te lâchait, tu le regardais se pencher avec curiosité, sortir un sac qui semblait contenir pas mal de lettres et d’autres choses que tu ne pouvais définir. Aah, lui alors, il y’avait des gens qui l’attendaient de l’autre coté des barreaux. Il le remit en place, après avoir saisi une pommade. Tu écarquillé tes beaux grands yeux pendant qu’à genoux, il t’en appliquait sur le visage. Sa main sur ta joue t’arrachait la peau, tu ne supportais pas qu’il te touche, c’était étrange, c’était…Doux.

    Puis, il avait parlé.

    Tu haussais un sourcil de surprise, comment est ce qu’il savait. Hah, t’aurais pas oublié que t’étais en taule ? Tu soupirais, cela te fit mal, tu ne savais pas pourquoi tu n’avais pas envie qu’il le sache. Tu ne voulais pas qu’il sache que t’étais un mec facile que t’étais une pute qui donnait si facilement son cul que…Tu avais honte de ça. Tu finis par prononcer d’un air agacé ;

    « Ah, ça. Je ne vais pas te demander comment est-ce que tu sais car je suis pas sûr de vouloir savoir. Pis, c’vraiment chiant, on dirait que les rumeurs se répandent vite dans c’te prison.»


    Pourquoi
    me le suis-je tapé ? Tu fis mine de réfléchir quelques minutes avant de sortir ;

    « Mais, je n’ai rien à cacher. Ce que disent les rumeurs est vrai. Vu que ma vie sexuelle t’intéresse, tiens, j’vais te donner les détails. »


    Tu haussais les épaules d’un air nonchalant.

    « Pourquoi j’me suis tapé le gardien…Humm…Et si j’te dis que j’en mourrai d’envie ? Qu’il était foutrement bandant et qu’il avait un corps de rêve ? J’lui ai proposé d’le sucer, il m’a pris contre la table. Ouai, c’était bon, il est plutôt bien membré, ça aussi. Je saurais pas dire si c’était un des meilleurs coups de ma vie, y’en a pas mal. Mais sur une échelle de un à dix je dirai que c’est un neuf.  J’suis sûre que tu le connais, t’sais, c’te mec brun qui porte très bien son nom. J’ai pris mon pied, il est sexy. »


    Tu parlais de ça comme si tu parlais de météo. Ce n’était pas tout à fait vrai mais, bon, il devait penser que t’étais une pute maintenant, c’pas trop faux sauf que ça fait longtemps que tu ne couches plus pour du fric. Tu en avais envie, ah, ça oui. Mais tu n’avais d’un autre coté pas le choix, puisque, t’étais vraiment dans la merde. Z’avez un truc avec la clope, les deux. Tu continuais ensuite d’un air désintéressé ;

    « L’autre par contre, ah, putain ce qu’il est mauvais. D’ailleurs le lui dire m’a valu ce joli coup de poing…Pourquoi hein. Il avait les boules et j’les ais sucés. Généralement, j’dis pas non, il en avait envie alors pourquoi refuser ? »


    Tu te passais une main dans les cheveux, souriant légèrement. Ah, il ne devait pas s’y attendre ou si, dieu sait ce qu’il a entendu sur toi. Mais alors….Pourquoi est ce que ça fait si mal ?

    Tu souris, prenant des airs faussement durs alors que ça t’écorchait la gorge de continuer ;

    « ça sera surement pas les premiers ni les derniers, t'as pas idée combien de queue cette bouche a sucé. »


    Tu lui tirais la langue alors que ta mâchoire tu faisais un mal fou.

    Tu eus un rire amer ;

    « Attend, m’dis pas que t’es du genre à « faire l’amour » à ta p’tite amie toi ? Haha. Pourquoi, franchement, c’était quoi cette question… »


    Tu penchais la tête vers le coté ;

    « Ouai, j’sais, pute, tapette, PD,  salope, chienne, hoe, whore, slut and whatever you want. J’ai dépassé l’âge de m’énerver juste car on m’a traité de catin alors vas y. »


    Tu disais ces mots alors que ça te faisais mal. Tu portais tes doigts à ta bouche, là où il y’avait la coupure. Tu n’as pas choisi d’être comme ça tu rejetais toujours la faute sur quelque chose d’autre et puis, tu voulais juste être désiré…Juste ça, mais personne ne respecte les femmes faciles Draco. Sûrement pas lui, aussi. Tu ne voulais pas du respect, tu t’en foutais d’être humilié. Plus, d’une voix plus petite, tu continuais ;

    « Sacha…Pourquoi est ce que t’as fais ça ?...J’en avais pas besoin. »


    Je..Crois que, je ne me suis jamais senti aussi mal depuis mon arrivée ici.

    « Tu n’avais pas besoin de faire ça. Ne sois pas gentil avec moi. Pourquoi est ce que t’es gentil ? Car c’plus amusant comme ça ? Car je ne le veux pas ? Pourquoi alors que tu sais ce que j’suis ? Regarde moi je ne le cache pas. Je n’ai rien d’amusant. Maintenant ? Qu’est-ce que tu dis ? Maintenant que je te confirme tout ce que t’as entendu sur moi. Je suis habitué aux insultes, elles ne me font plus rien et..Ah, à me regarder t’as du d’viner que j’ai des goûts un peu…exotiques. Faudra trouver quelque chose d’autre. »


    Je me dégoute, je me dégoute, oh, putain.

    Echec et mat. Je n’avais plus rien à foutre ici.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 78
Date d'inscription : 04/07/2014

Carte d'identité
Groupe:
N° de Cellule ::

MessageSujet: Re: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco. Mer 20 Aoû - 2:23

Toujours ce besoin de comprendre, de me comprendre, de pouvoir justifier ma conduite. J'ai trop peur de me perdre si un jour je n'y arrive plus. Lui non, lui semblait apprécier l'imprécision. Moi non. J'ai besoin de tout savoir de suite dans les moindres détails. Peut-être n'ai-je pas assez d'imagination pour me contenter de peu. Blue Boy, je pense qu'on est des inverses. Sans doute pas totalement mais les inverses ne sont pas totalement opposés.  

Passant la crème, je l'écoutais me raconter sa vie sexuelle, comme si c'était normal, comme si ça l'amusait. Comme un défi, comme pour me choquer. Il m'en faudrait beaucoup plus. Les détails me laissèrent de glace, sa question sur la petite amie m'arracha un sourire amusé, que m'enleva les insultes. Il n'avait pas été le seul à qui ils avaient été destinés. La pommade mise, je retrouvai ma place contre le mur.
Et sa belle assurance s'envola. A quoi s'attendait-il de ma part? Et que voulait-il vraiment? Maintenant. Je soupirai.

C'que j'en dis? Que si t'as passé l'âge de t'énerver pour çà, moi j'ai passé l'âge de t'insulter de biatch & cie. Plus pour moi-même, j'ai rajouté. J'n'ai jamais compris en quoi c'était une insulte d'ailleurs.

Cette insulte et celles du même style, je les ai tant de fois utilisés. Quand j'étais jeune, je leur répondais par mes poings. Puis j'ai vieilli et même si j'avais trouvé d'autres façons de m'en venger, je ne les avais jamais laissé passer. Parce qu'elles avaient pour intention de blesser, d'humilier. Pas pour la signification en elle-même. Les putes, les vraies, il y en avait plein là où je grandissais. Petit, j'allais leur parler des fois. Certaines me considéraient comme leur coqueluche, d'autres me gueulaient d'aller voir ailleurs si elles y étaient. Certaines étaient gentilles, d'autres méchantes. Puis j'ai vieilli et je suis rentré dans le gang. On en avait sous notre protection, et j'ai continué à leur parler. J'y ai rencontré des femmes biens et des femmes moins biens, qui vendaient leur corps pour toutes les raisons imaginables. Mais non, je n'ai jamais compris, émotionnellement parlant, en quoi c'était une insulte.
J'ai continué, toujours aussi neutre, quoique peut-être avec un peu de lassitude.

Je ne suis pas gentil Drako. J'ignore c'que tu veux savoir sur moi, mais si tu préfères rester dans le brouillard pour le moment, au moins ne te fais pas de fausses idées sur moi. J'ai fait ça car tu l'as fait pour moi. Je ne veux rien devoir à personne, c'est tout. Mais si t'attends de moi que j'te frappe et te traite comme une merde, tu peux partir, je ne te retiens pas.

Pourvu qu'il ne le fasse pas. Je ne voulais pas qu'il s'en aille, on venait à peine de commencer. Cependant, il devait comprendre que çà, je pourrai jamais lui offrir. Je n'étais pas ce genre de types qui prenait son pied dans la domination et l'humiliation des autres. J'ignore si c'est l'image que je donne, mais je ne suis pas naturellement méprisant envers les autres. J'essaie même de les respecter, dans la mesure du possible et de leur mérite. Et tant pis si ça te fait chier BB, mais j'agirai pareil avec toi.

Je me demandai pourquoi tu as fait çà par rapport à ce que tu m'as dis hier. Si c'était par ennui, par besoin de ressentir quelque chose, par envie, ou pour te sentir aimé. J'ai ma réponse donc, c'est par envie... Mon ton peu convaincu laissais entendre que je soupçonnais une autre raison, plus profonde, et c'est celle là que je voulais connaître. Le pourquoi de ces goûts exotiques et de sa vie sexuelle.

Mais comme tu as satisfait ma curiosité et que tu m'as donné plein de détails 'passionnants' je vais satisfaire la tienne. Je n'ai jamais eu de petite amie et à moins d'une révélation soudaine, je n'en aurais jamais. Je n'ai jamais eu de petit copain non plus, n'ayant jamais aimé un mec à ce point là, je n'en voyais pas l'utilité. Du coup, je n'ai jamais pu faire la l'amour, même si des fois j'ai fait la haine. Satisfait ou je sors trop de ma brume de mystère pour toi?

Retour du ton sarcastique. Il ne partait jamais longtemps celui-là avec moi. Sans lui laisser le temps de répondre, j'enchaînais. Il avait eu l'air agacé que j'ai cherché des trucs sur lui, je m'en vais combler cet écart.

Je m'appelle Aleksandr Kirillitch Svoboda, j'ai 22 ans, je suis américain, je suis tombé pour divers trafics et d'autres trucs et je vais dans mon dixième mois ici. Et je te confirme, les rumeurs vont très vite ici. D'ailleurs du coup, comme tu ne veux pas mourir ici, fais gaffe à tes fesses, j'trouverai dommage que tu clamses ou que tu t'ouvres les veines parce qu'on s'est occupé d'elles trop violemment. Mon regard se posa un instant sur sa ceinture, là où il avait caché le bout de lame hier. Cela ne se voyait sans doute pas, mais sincèrement, je ne voulais pas que ça lui arrive, d'où mon avertissement. Ce gars semblait si fragile, je doute qu'il arrive à se remettre si ça lui arrivait. 'Fin bref, je m'écarte. Alors une rumeur sur moi... Ah oui, on raconte que j'ai crevé l’œil d'un type, qui a voulu me violer, avec la croix de mon chapelet avant de l'étrangler en riant. C'est faux, je ne riais pas et jamais je n'aurais risqué de rompre la chaîne pour cet enflure.

A m'entendre, on aurait dit que ce souvenir m'éclatait. Mais si on y faisait attention, on pouvait deviner une fêlure dans ma voix. Ce connard n'était même pas allé jusqu'au bout. Pourtant après cet épisode, j'avais mis plusieurs semaines avant de supporter plus qu'un simple contact sur ma peau. Révélateur pour qui me connaît car si ma bouche n'a sans doute pas connu autant de queues que Blue Boy, je n'étais pas non plus du genre à me faire supplier pour écarter les cuisses.
Cette joie illusoire disparut aussi vite qu'elle est venue.

Voilà, on est a égalité maintenant. Alors tu pars ou tu restes?

_________________
Sacha te parle en français, t'insulte en anglais et t'aime en russe. Tout çà en #00ccff

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 53
Date d'inscription : 30/07/2014
Localisation : Facebookin' with ur brother

Carte d'identité
Groupe: Détenus
N° de Cellule :: #001

MessageSujet: Re: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco. Mer 20 Aoû - 6:51


  • Tu trouvais ça un peu débile, un peu stupide de t’exciter comme une midinette sous ses yeux juste car il avait prononcé cette phrase, juste car il avait dit que lui, ne le ferait pas, juste car et pour une putain de fois, quelqu’un ne te voyait pas comme une pute. Tu ne savais pas si ça te réjouissait ou non, car tu étais et tu as toujours étais quelqu’un de foutrement contradictoire. Toi, qui aime trouver l’amour mais qui gerbe à l’idée d’être guimauve avec quelqu’un. Toi, qui veut connaître l’amour entre les coups de poings et les blessures, toi qui ne sait pas aimer mais qui croit savoir ce que ça fait. Il n’avait l’air aucunement impressionné par sa vie sexuelle. Ah, il devait en avoir une assez active alors, avais-tu songé furtivement. Tu étais tellement contradictoire, tu ne savais pas quoi faire, quoi penser à présent. Tu as toujours détesté la gentillesse et la douceur qu’on t’offrait. Tu ne croyais peut être pas la mériter, mais tu détestais ça, tu ne supportais pas les caresses, les baisers, les étreintes. C’pas ton truc, ce n’est pas ce qui te rend fou. Toi, ton truc c’est les morsures, les griffures contre ta peau, ton truc c’est la violence. La passion, la douleur et la souffrance. Plutôt drôle quand on découvre que tu veux trouver le grand amour, tsk, débile. Car après tout ton grand amour finira sûrement par te lasser, par t’ennuyer. Car écoute, Draco, tu n’es pas fait pour aimer. Il y’a ceux sur cette terre, qui écrivent des paragraphes et qui en font de jolis romans, de jolis textes, puis, il y’a ceux qui comme toi, font des mots. Des mots incohérents n’ayant pas de suite logiques, ce genre de gens Draco, c’est ceux qui ne sont pas fait pour aimer ni être aimer. C’est ce que toi tu n’acceptes pas encore, un jour, tu finiras sûrement par le comprendre que tu ne fais que des mots. Des mots détachés sans lien ni connecteurs. Peut-être que tu finiras par le réaliser un jour, qui sait. Espérant juste pour toi que ça ne soit pas trop tard.

    Mais, d’un autre coté, tu étais déçu. S’il ne traitait pas comme une pute, -ce qu’on fait souvent- alors, comment allait-il te traiter au juste ?  Cette sensation était tout à fait étrange, jamais tu ne t’étais posé cette question. Comment voudrais-je qu’on me traite. Peut-être que tu prenais juste trop ton pied à être insulté et humilier que tu n’y pensais déjà plus.

    « Pourquoi est ce que je ne suis pas heureux ? »


    La question serait sûrement, pourquoi je suis déçu ? Peut être que finalement, tu ne voulais pas être une princesse tant que ça. Peut être que tu n’as jamais eu envie d’être traité différemment. Peut être que c’était une manière de te convaincre que tu étais normal car tu avais foutrement peur. Il te dis que si tu le voulais, tu pouvais partir, mais tu ne le fis pas. Tu n’en avais pas envie, tu voulais rester, tu voulais savoir pourquoi être traité autrement ne te rendait pas plus heureux. Pourquoi ?

    Entends-tu le tintement de mes chaînes aux coins de ta cellule ?  


    Lorsqu’il prononça le mot « pour te sentir aimé » tu te raidis. Ta face devint un peu plus blême et ton cœur rata un battement. C’était vrai, ce n’était souvent pas par envie que tu le faisais mais tu n’avais pas envie d’avoir l’air d’un mec qui couche par besoin. Tu voulais que ce soit un choix, alors tu ne dis rien. Il continua, te parlant de lui et tu n’étais pas trop surpris. Ce qui te surprenais le plus c’était qu’il se soucie que tu crèves dans un coin. Haha. Décidemment, qu’il le dise ou non ce mec était vraiment gentil. Tu croisais les bras d’un air demi satisfait demi las puis tu finis par prononcer dans un soupir ;

    « Je reste. De toute façon j’ai pas envie de retourner dans ma cellule c’est d’un ennui »


    Tu enroulais une de tes mèches de cheveux bleus autour de ton doigt l’air distrait. Repensant à ce qu’il avait dit. Il n’a qu’un seul an de plus que toi et pourtant tu as l’air tellement plus jeune. Tellement plus naïf, tellement plus…éteint. Tu finis par soupirer avant d’ajouter ;

    « Moi, j’te trouve sympa tout de même. Enfin, j’sais pas trop comment sont les autres j’ai jamais pris la peine de trop parler avant d’baiser perso’. Du coup j’sais pas trop comment ils sont hors du « lit ». Par contre je n’attendais rien de toi en faisant ça, c’était spontané. »


    Tu regardais fixe devant toi, comme si quelque chose dans ce mur noir t’intriguais ou attirais ton attention. Tu retournais la tête vers lui, en souriant légèrement avant d’ajouter l’air taquin ;

    « Ah et, si tu comptes ni m’insulter ni m’frapper alors….M’traites pas comme une princesse non plus hein. J’ai bon avoir du sang bleu, ça signifie rien »


    Ou plutôt, tu n’étais pas habitué à ça et tu n’en voulais pas. Petit tu aimais les disneys, les princesses, tout ça. Tu voulais devenir une princesse en grandissant, tu voulais un prince charmant, tout ce dont les petites filles rêvent même si tu étais un petit garçon. Mais c’est juste que là que tout s’effondre, que tu réalises que tu n’as peut-être pas envie qu’on soit gentil avec toi. Mais pourquoi ? Peut être car tu as l’envie de te punir ? Peut-être car tu détestes lui ressembler ? Tu ne sais pas.

    « Hein, genre, j’suis déçu. Je croyais que je trainais avec un mec expérimenté. Je sais pas pourquoi je trouve que t’as la gueule d’un hétéro. Enfin, je sais pas trop généralement je repère les gens de mon bord. Personnellement, j’aime bien les femmes même si je préfère encore virer zoophile à m’en faire une. Je crois être capable d’aimer une femme, mais je suis pas attiré par elles. »


    C’était surtout à force d’entendre ta mère baiser que t’en as été dégoûté aussi. Tu tirais une grimace de dégoût. Tu te refroidis à l’entente de son « anecdote » et haussais un sourcil. Franchement, qui aurait l’idée de vouloir violer un mec pareil. Enfin, pas toi, t’as toujours eu peur des chats, des animaux en général car ils sont capable de griffer. Il faut dire que ce mec l’avait bien mérité ;

    « Oh, le viol c’est quelque chose d’horrible. Enfin, perso ça m’est arrivé de baiser avec des gens alors que j’en avais pas envie mais j’étais quand même consentant hein. Faut être vraiment psychopathe ou dérangé  pour rigoler en étranglant un mec au fait.  »


    Tu n’aimais pas trop te rappeler des fois ou tu dus le faire, pour satisfaire les envies des autres alors que toi, toi tu n’en avais pas envie. Mais c’était un peu ton devoir. C’était un peu la seule chose que tu pouvais offrir alors, pourquoi être radin ? Tu levais les yeux légèrement. Regardant un peu autour de toi, tu t’étais un peu trop concentré sur Sacha au point que tu n’avais pas trop « inspecté » la cellule du regard. Tu posais ta tête contre la paume de ta main avant d’ajouter ;
    « Ah, on dirait que t’as un compagnon de cellule, l’est où ? »

    Tu repensais à la tienne d’ailleurs, tu détestais cet endroit ;

    « La mienne, j’suis avec trois autre psychopathes dont deux qui sont là pour meurtre et viol. Franchement, je fais de mon mieux pour faire genre je n’existe pas. Ils me foutent vraiment la frousse. Jusqu’à là on a jamais causé. L’est comment le tien ? »


    Tu avais lancé ce sujet un peu random pour arriver à camoufler une question, certes débile mais qui te brûlais les lèvres.

    «Sinon, t’as pas à t’en faire pour moi j’ai vraiment pas l’air mais je suis assez résistant. Puis, j’suis habitué à la violence au pieu. Genre, je crois que la dernière fois qu’un gars a été gentil avec moi au lit je me sentais obligé d’aller gerber dans les chiottes à coté juste après. J’me pense pas capable de bander pour un gars comme ça. Enfin, j’me doute que tu sois intéressé par ce qui se passe dans mon slip. »

    Tu regardais un peu par tout mais sauf vers lui, puis, ensuite tu soupirais. Puis merde, depuis quand t’étais timide ? C’est juste de la curiosité malsaine ;

    « C’vraiment con mais j’ai du mal à me décider. Are you top or bottom ? Stupide question, je sais. Mais j’suis vraiment confus. Enfin, pas que ça m’intéresse spécialement hein. »


    Tu regrettais aussitôt d’avoir poser cette question. Qu’est ce qui t’es passé par la tête franchement…Draco.

_________________

It's love at first bite baby~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 78
Date d'inscription : 04/07/2014

Carte d'identité
Groupe:
N° de Cellule ::

MessageSujet: Re: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco. Jeu 21 Aoû - 3:40

Le premier connard venu à la capacité de paraître sympathique. Certains le sont réellement. Jusqu'à ce qu'ils te baisent par derrière ou qu'ils te foutent leur poing dans ta gueule. C'est mon cas. Je suis sympa mais je ne suis pas gentil. La nuance entre les deux termes peut avoir l'air négligeable, mais elle est là. J'aime bien ces nuances, elles révèlent parfois plus que le mot en lui-même.

C'est sans doute con, mais je fus content qu'il choisisse de rester. Moi aussi je m'emmerdais, bien que j'utilise tout les moyens me venant à l'esprit pour me tenir occuper. Le sport. Chercher un moyen de s'évader. La lecture. M'envoyer en l'air. Ecrire des lettres. Trafiquer. Et lui faisait partie des rares personnes vraiment intéressantes que j'avais rencontré jusqu'à présent. Je ne pas pendant combien de temps, peut-être que demain je m'en serais lassé, mais en attendant autant en profiter.
En plus il était marrant. Sa petite blague me fit sourire, sourire qui devint rire lorsqu'il enchaîna. Désolé de te décevoir mon gars. Pourtant je pensais pas qu'on puisse me confondre avec un hétéro un jour, faudrait peut-être que je remette mes pantalons en cuir?  Quant aux filles, je ne les déteste pas plus que les hommes. Mais elles ne m'ont jamais attirés non plus. Physiquement, elles sont plus, comment dire tendres? douces? On se ressemble là-dessus, je n'aime pas la douceur. Et puis, j'crois que j'aurais trop peur de les casser en y allant trop fort.
Et sa remarque sur le viol aussi était amusante. Tellement... politiquement correct. J'aurai utilisé la même pour parler de la guerre et de la faim dans le monde. J’acquiesçai, oui il fallait être dérangé pour rire en faisant çà mais, c'est très con çà aussi, on a atterri dans un lieu où on les réunissait ces types.

T'inquiètes pas, même si j'voulais te traiter comme une Disney Princess, j'y arriverai pas. Et j'suis sûr que si tu m'avais vu y a trois ans, tu m'aurais tout d'suite trouvé plus gay comme mec.

Franchement, j'ai compatis lorsqu'il me parla de la cellule collective. Sauf si t'as déjà des amis puissants dans la prison ou assez de fric pour soudoyer un gardien, t'étais jamais sûr d'en ressortir dans le même état dans lequel tu étais entré. Non, même dans ces cas-là en fait, mais ça réduisait bien les risque. Perso, je n'avais jamais dormi que d'un oeil et sans faire plus d'une heure dedans sans me réveiller. Et ça c'est pas arrangé quand on m'a agressé. J'avais presque été heureux qu'on m'envoie au cachot pour une semaine, là-bas au moins c'était tranquille.  Enfin, tu m'étonnes qu'il parle autant en ma présence s'il se la ferme dès qu'il fout un pied dans cette pièce.

J'te comprends, on y est tous passé par leur putain de cellule collective, j'suis sûr que ça les fait jouir de nous voir nous entre-tuer dedans. Continue à pas te faire remarquer, et ne reste pas seul avec eux, tu l'auras bien bientôt ta cellule individuelle. Mon regard se porta sur le lit d'Aki et je soupirai. Ou presque. Aucune idée où il est, j'suis pas sa nounou. Sinon comment il est... C'est un jap' au sang chaud, il est là pour avoir buté le meurtrier de son père. Lui je l'ai vraiment étranglé, 'fin quasiment, dès la première demie-heure où il a foutu les pieds dans cette cellule, mais ça va on s'entend mieux maintenant.

Puis aussi soudainement qu'on l'avait quitté, on revint au sexe car on y revient toujours à çà n'est-ce pas? Pour une fois que je pouvais discuter de ça avec un mec qui ne se montrait ni gêné, ni lourd ou qui n'essayait pas de me faire comprendre que lui dans moi lui plairait bien, ça ne me dérangeait pas.
J'sais pas si je donnais l'impression de m'inquiéter pour lui. Ce n'était pas tellement plus de l'inquiétude, disons plus que je ne voulais pas qu'on l'abîme mon nouveau partenaire de jeu. Je l'aimais bien Blue Boy, je trouvais ça plutôt agréable de parler avec, voir même reposant. Et même si je ne doutais pas un seul instant qu'il avait l'habitude de la violence au lit, son corps parlait pour lui, il y avait quand même une différence entre de la baise violente et de la baise forcée.
Par contre, j'avoue que sa question, je ne l'avais pas vu venir. J'eux un ricanement bref. Comme ça ne l'intéressait pas tant que çà, je fus tenter de ne pas lui répondre mais après tout, vu comment c'était parti j'allai finir par tout connaître de la façon dont il jouait avec sa queue, donc pourquoi ne pas me dévoiler un peu?

Je suis plus bottom que top. Si tu veux tout savoir, çà dépend du mec. Top, c'est seulement pour ceux qui me plaisent vraiment. Si c'est un simple coup d'un soir, je le laisse me prendre mais c'est moi qui suis au dessus. Puis sinon, y a ceux qui veulent me mater et qui le font au pieu car ils n'y arriveront jamais autre part. Pour eux, j'suis bottom, ça m'éclate de les voir essayer de me soumettre. Tu veux aussi connaître mes positions préférées tant que j'y suis? terminai-je avec un sourire narquois.

Les coups d'un soir, ce ne sont que des godes sur pattes pour moi, quand j'ai une pulsion à satisfaire. Je n'ai vraiment envie de donner du plaisir qu'à ceux qui m'ont attiré pas que pour leur corps mais aussi pour ce qu'ils avaient dans la tête. Eux, j'veux bien les revoir plusieurs fois. Mais c'est avec les derniers que je prend le plus mon pied, dans la douleur et le renoncement. C'était des types de mon gang qui ne supportaient pas que quelqu'un de moins barraqué et de plus jeunes qu'eux leur donnent des ordres ou qui voulait juste se faire le bras droit à défaut du chef.  Des membres d'autres gangs ou d'autres paumés qui ne supportaient pas ma fierté. Je me demande comment je me comporterai avec un gars que j'aurais définitivement dans la peau.
Je le regardai, avec de la curiosité dans le regard:

Pas trop décu? Hier tu m'as dit que pour haïr autant, je devais avoir beaucoup aimé, tu pensais que j'étais hétéro. Pourquoi tu me trouves une gueule d'hétéro d'ailleurs, t'es bien le seul. Mais non, je ne suis qu'un homo, qui couche à droite et à gauche. A quoi ça te sert de savoir ça, vu que je n'ai pas l'air de t'intéresser, du moins dans ce sens là? En général la première chose que l'on demande ici, c'est ce que tu as fait et combien tu as pris. D'où tu viens. Si il y a quelqu'un qui t'attend dehors. Par exemple... Quelles drogues vendais-tu, à qui, ce qui t'a poussé à foutre le feu à un bâtiment. A quel moment ta vie a dérapé pour t'emmener droit dans le mur.

On en revenait toujours là. Pourquoi? Pourquoi est-ce que nous avons fait ces choix et pas les autres, pourquoi ça n'a plus fonctionné, pourquoi est-ce qu'on a rien vu, n'a rien fait? Ou peut-être qu'on a vu ça trop tard, peut-être qu'il n'y avait plus rien à faire, peut-être qu'on a essayé mais pas su revenir.
Pourquoi j'ai continué?

_________________
Sacha te parle en français, t'insulte en anglais et t'aime en russe. Tout çà en #00ccff

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 53
Date d'inscription : 30/07/2014
Localisation : Facebookin' with ur brother

Carte d'identité
Groupe: Détenus
N° de Cellule :: #001

MessageSujet: Re: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco. Jeu 21 Aoû - 13:14

  • L’être humain est contradictoire de nature. Mais l’être à ce point, l’être comme toi, tu l’es est un peu poussé à l’extrême. Vouloir aimer et être aimé. Vouloir dominer et être dominé. Ils cachent tous l’ombre sous leurs visages expressifs, sous leur fausse pudeur et hypocrisie. Ils camouflent leurs « vices » leurs anormalité aux yeux des autres et ils se branlent en y pensant un peu chaque jour. Toi, tu as fait le choix de t’assumer, d’assumer tes goûts un peu tordus, d’assumer tes envies et tes désirs. Toi tu as fait ce choix d’être perçu comme un hors-norme, comme un déchet aux yeux des autres juste car tu n’arrivais pas à te faire discret, juste car tu n’as jamais aimé la monotonie. Toi, tu as sacrifié ta vie, tu t’es sacrifié pour tuer cet ennui qui te rongeait, mais rien n’y faisait. Ça te collait à la peau comme un tatouage et comme un virus ça grandit petit à petit à l’intérieur de toi. Ça court dans tes veines et ça s’entiche de toi un peu plus à chaque fois. Tu avais bon gratter à sang, tu avais bon hurler à t’en déchirer les cordes vocales mais rien n’y faisait. Rien, rien, rien. Tu y étais destiné, qu’il est absurde, qu’il est rassurant de penser au destin comme tu le faisais. Continuer encore et encore, en te disant que ce que tu vivais a été écrit à l’avance, que tout ça était planifié, que tu n’y étais pour rien et que tu n’avais pas le choix, de toute façon. Ouai, tu te répétais un peu ça chaque soir pour soulager cette amertume qui corrompait ton coeur. Ça t’aidait à rassurer ta putain de conscience qui râlait chaque jour lorsque tu es seul. Sauf que seul, tu ne l’es jamais. Encore des contradictions, on est souvent seuls sans vraiment l’être. Mais être totalement seul est une des choses qui t’effrayent le plus. Tu as peur d’être seul avec toi-même, tu as peur d’affronter tout ce qui se passe à l’intérieur et ton pauvre « moi » est déchiré entre ça et surmoi. Mais ici, avec Sacha, tu avais l’impression d’aller mieux. Ça a l’air foutrement cliché de dire ça, mais bon, tu te sentais moins seul. A force d’être livré à toi-même tu croyais que tu allais finir par devenir fou. Mais là, là, tu n’arrivais à penser à rien. Juste lui car il remplissait ton champs de vision et ta tête par la même occasion. Tu avais l’intention de te laisser aller, tu voulais qu’il consume ton être, tu voulais toucher son feu et brûler. Tu voulais brûler, pour une fois, tu voulais savoir ce que ça faisait. Tu voulais…Tu voulais…Tu voulais. Tu voulais tellement de choses que tu ne pouvais pas avoir pour le moment.

    Son rire sonore te fit battre des cils. Il avait un beau rire qui raisonna dans ta tête. Aah, tu ne le croyais pas snob, tout de même. Même s’il donnait cette impression d’être un rabat joie il n’en était pas tellement un. Tu ne savais pas ce que tu aurais préféré.

    Plus gay, franchement, tu avais vraiment cru qu’il était hétéro, c’était même la première fois que tu trompes sur le compte de quelqu’un. Tu avais aussi cette impression que tu n’étais pas au bout de tes surprises. Tu eus un rire cru ;

    « Oh, dommage, j’aimais bien les princesses quand j’étais petit, je voulais en devenir une en grandissant. Mh..Plus gay, ne me dis pas que tu te baladais en legging léopard avec une coloration rose fushia ? »


    Il y’avait énormément de choses que tu voulais devenir en grandissant. Tu as longtemps cru qu’on s’était trompé de corps, que tu devais être une femme à la base. Mais en grandissant tu as réalisé que tu étais autant homme que femme, et que ton sexe te convenait ainsi. Alors tu as arrêté de te soucier autant de ton sexe biologique, cette histoire ne te travaille plus, même si l’envie de te maquiller te prend encore très souvent. Tu acquiesças d’un simple hochement de tête lorsqu’il parla de son compagnon de cellule. La vérité est que, tu t’en foutais complètement et que tu n’avais posé cette question que pour te rassurer de ne pas paraître de trop. Tu avais eu peur de sa réaction, mais il ricana juste et tu soupirais intérieurement te détendant un peu. Tu avais dit que ça ne t’intéressait pas « spécialement » mais c’était faux. Tu avais dit ça juste par peur qu’il croit que tu attendais quelque chose de lui, ou que tu n’étais qu’une pute qui avait envie de se jeter sur le premier venu. Enfin, c’est vrai que tu avais quasi pratiquement envie de sexe, mais tout de même. Tu voulais conserver une.. « bonne image ». C’est con dis comme ça, mais après tout, t’as toujours été du type à te soucier de ce que les gens pensent de toi.

    Tu l’écoutais parler avec grand intérêt, tu étais toujours aussi surpris, enfin, tu t’attendais à tout mais…Pas à ça. Ok, peut être que tu devrais arrêter d’avoir des attentes tout court, comme ça tu te plante plus. Tu avais du mal à l’imaginer au pieu d’ailleurs, c’était troublant. Sa remarque narquoise à la fin ne te fis même pas sourire, tu avais même un air sérieux collé au visage. Tu tentais de masquer ta surprise et de prendre un air un peu désintéressé, tu n’avais pas envie d’avoir l’air trop intéressé ou autre, tu haussais les épaules distraitement ;

    « Aah, on dirait que j’suis pas au bout de mes surprises. Hum, tes positions préférées ? Why not, je penserai à toi la prochaine fois quand j’me ferai prendre. »

    Tu finis ta phrase par un sourire malicieux, ça t’amusais de faire ce genre de « remarques » de temps à autre. Lorsqu’il continua ton regard se voila. Tu te sentais un peu confus, puis, tu retournais ton visage vers lui alors qu’il était fixe, tu plongeais le ciel du tien dans ces océans profonds, puis, et simplement, d’une voix légère tu dis ;

    « Peut être que j’ai trop pris mes rêves pour réalité, qui sait. »


    Tu te passais une mèche de cheveux derrière l’oreille, tu n’étais pas déçu, peut être un peu refroidi mais pas déçu. Tu fis mine de réfléchir un moment ;
    « Je trouvais que t’avais une gueule d’hétéro car t’as une gueule d’hétéro. T’sais, le type bad boy en veste de cuir, ça marche bien et ça fait mouiller les filles, certains mecs aussi. J’en ai connu un, comme ça,il a cru que j’étais une femme, il était saoul et on a couché ensemble. J’ai du mal à croire qu’il m’a pris pour une femme, mais bon, ce n’était pas trop difficile en même temps. Les hétéros pour la plupart, c’est des refoulés, enfin, ici. Moi ça me dérange pas, je trouve ça un peu adorable et attendrissant. T’es pas comme ça. T’as l’air assez fier et orgueilleux, j’espère ne pas piquer ton ego en disant ça mais, t’es certes « Wild » mais je ne pense pas que tu sois indomptable. »


    Tu finis par dévier ton regard du sien, tu as toujours été du type à souvent dire ce que tu pensais, même si parfois tu privilégiait l’hypocrisie et la sécurité à la franchise. Sa question te travailla un peu, mais la réponse était tellement évidente pour toi, que tu ne pus t’empêcher d’être surpris de le voir la poser, tu répétais ;
    « Pardon ? à quoi ça me sert de savoir ça ? »


    Tu eus un petit sourire en coin ;
    « J’ai pourtant cru avoir été clair. Tu sais, il y’a des gens qui aiment l’équitation, la natation, j’sais pas moi, la musique, le dessin, le chant. Moi, mon truc c’est la baise. Ça ne me sert strictement à rien de savoir ça, comme ça ne te sert à rien de me comprendre ou de savoir d’où je viens et ce que j’ai commis. »


    Tu croisais les bras, distraitement, tu regardais le lit de son compagnon, tu te demandais comment il était. Pourquoi ils se sont disputés la première fois même si d’un autre coté tu t’en branlais. Ce genre de choses débiles ;

    « Je m’en branle de comment t’es arrivé ici, tu es ici, et c’est tout. Je m’en fou d’où tu viens, si tu te droguais, combien de paquet tu fumais par jour. Tout ça m’ennuie, moi, ce qui m’intéresse c’est la sphère privée et rien que ça. J’sais pas, te demander tes préférences au pieu c’est un peu comme te demander si t’es plutôt rock ou punk. Il y’a des choses derrière ces barreaux, énormément de choses que je veux oublier, il y’a des choses que j’ai faites et que je regrette, alors, je m’en fou de tout ça, je n’aime pas en parler tout en sachant que ce n’est pas en fermant les yeux que le soleil arrêtera de briller. Je m’en fou de ce que tu étais, ce qui m’intéresse c’est ce que tu es, maintenant. Tu es là et le reste je m'en fou. »


    Tu eus un rire moqueur ensuite ;

    « Moi, je n’ai pas peur de parler de ça. Eros, c’est la seule forme d’amour que j’aurai peut être pu ressentir un jour. Peut être agapè aussi. Jamais Philia, c’est elle que je désire, mais je ne sais plus, je suis confus. Tu es le premier à pas me traiter comme une pute, je crois que je déteste ça alors que…Je le voulais, je ne veux pas qu’on me voit comme un objet, alors, pourquoi ne pas être traité comme tel m’insupporte autant aujourd’hui ? Pourquoi est ce que ça ne me rend pas si heureux que ça alors que j’ai attendu…Tu ne sauras sûrement pas répondre mais…Aah, laisse tomber. »


    Tu ne savais pas ce qui t’avais pris de raconter ça tu te massas la, puis tu ajoutas, taquin ;

    « Ensuite, si tu préfères on pourra toujours parler de nature ou de littérature haha. Ne me sous estime pas, j’ai eu une formation littéraire, puis, j’ai fait une école d’art. »


    Tu plongeas de nouveau ton regard dans le sien, avant de tendre la main, vers son visage. Ta main tremblait un peu même si tu n’avais pas peur, du bout des doigts tu effleuras sa brûlure pendant quelques instants ;

    « Les brûlures, les cicatrices, les morsures, j’aime vraiment ça. Je trouve que ça raconte toujours une histoire, ça m’intrigue. Tu me laisseras toucher quelque fois ? »


    Ton regard était tellement profond à ce moment même, comme si tu étais envouté par quelque chose, tes yeux étaient légèrement plissés comme si tu essayais de lire quelque chose et tes yeux étaient teintés d’incompréhension ;

    « La première fois que j’ai vu ça, je me suis dis, « Ah, je voudrai peindre cette haine dans ton regard ». »


    Puis et brusquement, tu fronças les sourcils, ramenant ta main vers toi, tu te demandais qu’est ce qui t’avais pris de dire ça. Tu soupirais ensuite avant de t’excuser ;

    « Ah, désolé, ça m’arrive de me laisser emporter, alors je dis des choses un peu douteuses. »

_________________

It's love at first bite baby~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 78
Date d'inscription : 04/07/2014

Carte d'identité
Groupe:
N° de Cellule ::

MessageSujet: Re: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco. Ven 22 Aoû - 3:10

Petit, j'voulais devenir explorateur. Comme Lara Croft, la poitrine en moins car ça doit faire super mal au dos comme truc. Je voulais voir le monde. Découvrir des endroits que personnes n'avaient jamais vu avant. Etre reconnu, adulé. Puis avoir de gros flingues aussi. Et j'suis devenu gangster et il n'y a que la dernière partie de mon rêve qui s'est réalisé.
Etre une princesse. Ça craint çà. Les princesses, au mieux je les trouvais folles, au pire je les pensais attardées. Non mais par exemple, passer sa vie avec comme seule compagnie des ziozios, bonjour le traumatisme après. Heureusement pour toi que ce rêve était encore plus irréalisable que le mien, t'aurais dépéri. Mais au fond, t'en es peut-être une qui s'ignore. Une de ces princesses passives dont le prince ne serait jamais venu, et qui aurait sombré car malgré tout, l'espoir qu'il se pointe sur son beau cheval blanc demeure.

L'air qu'il me prenait ne trompait personne. Pas moi, en tout cas. Je savais voir quand ce que je disais n'intéressait pas les gens. Comme quand je lui parlais d'Aki après. Mais pas là. Son étonnement m'amusa. C'est vrai que s'il me trouvait une gueule d'hétéro, il devait au moins s'attendre à ce que je domine. Je répondis à son sourire malicieux en le chambrant gaiement.

J'te les dirais pas alors, si tu pense à moi quand tu baises tu risques de jouir trop vite. Sinon j'étais plus cuir cuir sans la moustache. Toi par contre, j'te vois bien avec le legging léopard.

Et je parlais et il m'écouta et ensuite il me parla et je l'écoutai. J'crois que je préfère encore être comparé à une pute qu'à un bad boy, qu'est-ce que je peux mépriser les personnes qui craquent pour ce genre de type. Même si je peux concevoir qu'on me compare à çà. C'est peut-être pour ça que je n'ai pas remarqué que les filles mouillaient en ma présence, dommage, ça aurait pu m'être utile. Et les hétéros qui refoulent, c'est vrai qu'il y en a plein ici, je les trouve aussi marrants, surtout lorsqu'ils disent au revoir à leurs principes pour pouvoir se servir de leur queue. Par contre, même saoul, je me demande comment on peut prendre BB pour une nana, peut-être que finalement il est vraiment du genre legging léopard.
Par contre, je trouvais dommage qu'il ne s'intéresse pas à ce qu'il appelait la sphère publique. Car comment comprendre quelqu'un si tu ne peux pas le connaître dans les deux sphères? Comment comprendre l'être devant soit si on ne connaît pas l'être qu'il était avant et le cheminement qu'il a parcouru pour passé de son soi d'avant à son soi de maintenant? Peut-être qu'ainsi, je pourrai répondre à cette question que tu me poses, à ce nouveau pourquoi.
Sans méchanceté, je pris une voix un peu moqueuse. J'me doutais qu'il avait étudié, ça se voyait à certaines de ces références. Qui ici connaît les différents noms que les grecques donnaient à des amours qui l'étaient tout autant? Peu assurément.

Je suis impressionné. Perso, j'ai jamais foutu les pieds à la High School.

Mais je n'eus pas le temps de poursuivre qu'il fit un truc qui me surprit, tellement je trouvais ce contact intime. Bien plus que de nous raconter nos vies sexuelles. J'avais encerclé son poignet de mes doigts, doucement, sans serrer et je ne le quittais pas des yeux, frissonnant à cette caresse légère. J'avais gardé une sensibilité au-dessus de la norme sur tout mon épiderme brûlé. Je sentais sa main trembler et d'une certaine manière, ça me toucha encore plus.

Je laissais partir sa main et la mienne retomba sur le matelas. Cette haine, je l'ai toujours dans mon regard? J'ai toujours été en colère contre le monde, mais jamais encore je ne l'avais haï avant. Je n'en veux pas, je n'en ai jamais voulu. Tu sais, c'est fatiguant d'être tout le temps en colère, et la haine l'est encore plus, on ne peut pas en faire quelque chose de bien, je n'ai pas le droit d'être fatigué, si je dois être consumé que ce soit par ma rage ou mon orgueil, pas par ma haine, je pourrai me reposer à la fin.
La haine est abjecte et tout comme la beauté nous a toujours fasciné, il en est de même pour son inverse, la laideur. Je ne t'en veux pas, n'est-ce pas ce que j'ai toujours voulu? Ce que le gamin ignoré au fond de moi a toujours désiré? Qu'on le remarque, qu'on s'intéresse à lui, qu'on lui donne le droit d'exister? Il y a certaines blessures que l'on ne peut pas soigner, comme des brûlures, on peut juste passer de la pommade dessus.

Ne t'excuse pas, cela n'a pas d'importance.

Blue Boy, je t'envie. Tu sembles être capable de voir la beauté où il y en a pas. Moi, je ne suis même pas capable de la trouver où il y en a. Je lui fis un sourire las avant de donner un accord que j'aurais refuser à n'importe qui, car là ce n'était pas une attirance morbide. Ou peut-être qu si, mais au moins elle s'assumait. Mes yeux se perdirent dans le vide, ma voix se fit lointaine.

D'accord Drako. Mais laisse moi te raconter son histoire. Si tu voulais être une princesse, c'est que t'aimes les contes non? Bon alors... Il était une fois, un royaume déchiré par une guerre civile. Différents clans voulaient s'en emparer, et le roi et son armée étaient incapable de les arrêter. En ces lieux vivait un jeune homme qui lui ne connaissait ni Storgê ni Agape. Mais il était beau, intelligent, fort, tout ça tout ça. Il avait pour amis un étrange alchimiste et une demoiselle aux longs cheveux que l'on disait un peu sorcière, car elle pouvait aussi bien soigner les gens que les faire disparaître. Un jour, alors que le jeune homme se baladait dans ce royaume qu'il rêvait de faire sien, il fut pris dans une attaque entre des membres de son clan et ceux d'un clan adverse. Ils avaient des armes enchantées et des billes de feu étaient tirés de tout les côtés. Le jeune homme alla se réfugier derrière un réservoir plein d'une essence magique. Mais une de ses balles toucha le réservoir qui s'enflamma, le dévorant de ses flammes. La sorcière le soigna mais il garda une cicatrice toute sa vie. Quant à la sorcière, elle ne put sauver le bras droit du chef du groupe et la place revint au jeune homme. Alors, pour ne pas oublier ce qu'il avait fait pour en arriver là et ce qu'il devrait faire encore après, il demanda à l'alchimiste de lui faire un dessin avec son encre magique, un dessin qui résisterait à l'épreuve du temps. Fin.

Désolé, tu ne voulais pas savoir ce que j'ai fait avant. Mais je ne peux pas te laisser imaginer quelque histoire romanesque sur ma cicatrice. Parce que c'est un souvenir d'un monde laid, cruel, piteux. Le mien. Celui que j'avais rêvé de quitter et dans lequel je me suis enchaîné. Hugo avait raison, on est notre propre prison.
Je revins à l'instant présent.

Tout comme je suis incapable de te traiter comme une princesse, je suis incapable de te traiter comme un objet. Car tu n'en es tout simplement pas un. J'manque sans doute cruellement d'imagination. C'est probablement pour ça que j'ai besoin de tout comprendre, car je ne sais pas imaginer. T'as peut-être raison, te comprendre me sera sans doute inutile. Mais la prison est un univers absurde où l'inutile à autant de valeur que l'utile. Plus parfois. Alors laisse moi seul juge de ce qui me sert ou pas. Et puis, on a jamais trop d'histoires ici, même si elles sont tristes, même si elles sont moches. Raconte moi ce que tu veux oublier, j'm'en souviendrai pour toi.

Comme si je n'avais pas déjà assez de mal à supporter le poids de mes propres souvenirs et de ma culpabilité. Cependant pour rien au monde je ne voudrais oublier. Et toi, ne risques tu pas de le regretter si cela arrive? De chercher? On a déjà si peu, que nous restera-t-il si on perd ça en plus?

Quoique c'est orgueilleux comme demande. Mais je le nie pas, orgueilleux je le suis. Wild aussi car personne jusqu'à présent n'a réussi à me dompté comme tu le dis. Tu veux peut-être essayé?

Provocateur en plus d'être fier. J'ai vraiment tout pour plaire.

_________________
Sacha te parle en français, t'insulte en anglais et t'aime en russe. Tout çà en #00ccff

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 53
Date d'inscription : 30/07/2014
Localisation : Facebookin' with ur brother

Carte d'identité
Groupe: Détenus
N° de Cellule :: #001

MessageSujet: Re: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco. Mar 26 Aoû - 22:59

  • Je ne te comprends pas.

    Toi, qui est si égocentrique et focalisé sur ta propre personne, tes propres malheurs, ta propre tristesse ne comprenait pas qu’on puisse être si différent de toi mais à la fois si ressemblant. C’est peut être pour ça que cet individu t’intriguait, te fascinait, t’impressionnait en quelque sorte. Que tu le voyais à présent comme étant un symbole de la force alors que c’était faux. Faux, car tu le savais que ce genre de caractère ne pourrait jamais être aussi fort, car ils sont juste doués pour cacher leurs faiblesses. L’orgueil, oui, il t’avait l’air assez orgueilleux et tu trouvais ça attendrissant, un peu comme un enfant puéril, oui, les enfants c’est comme ça. C’était touchant, tellement. Tu savais qu’il ne pouvait jamais être aussi fort qu’il le laissait paraître, après tout, c’est un peu comme la BB crème. Un peu aussi comme le fond de teint, toi qui adorait en porter, ça humidifie les faiblesses, ça cache ce qu’on n’a pas envie de montrer aux autres, ça aide à gagner de l’assurance. Mais une fois tout ça enlevé, une fois à nu c’est là qu’on se sent tellement vulnérable et horribles. Une fois face à ses faiblesses, ces faiblesses qu’on a caché tant de temps sans oser affronter, accepté, on se sent plus faible que jamais, on se sent brisés et seuls, plus vulnérables que jamais. Ça, oh, tu ne le sais que très bien pour avoir user du fond de teint pendant toute ton adolescent masquant ainsi ses imperfections aux yeux des autres. Mais vient toujours le jour, où tu dois te mettre à nu devant quelqu’un, où tu ne trouves plus rien pour te cacher, ce jour là, tu l’as déjà vécu. Tu te demandais si c’était déjà arrivé à Sacha, sachant que certaines cicatrices ne peuvent pas être masquées, un peu comme les brûlures, un peu comme ce qu’il a au visage. C’était étrange, il avait bon être défiguré tu le trouvais vraiment beau. Genre, pas régulièrement beau, mais dans un autre sens, un autre type de beauté qui lui était propre à lui. Sa vénusté avait quelque chose qui touchait, un peu plus profonde que de la simple beauté, et sur le moment tu ne sus si tu fus frappé par la profondeur de son âme ou juste par son aspect physique peu régulier. Toi, tu le trouvais beau, dès la première fois où tu l’avais eu tu l’avais pensé « magnifique » quelque chose en lui te touchais énormément. Tu ne sus y mettre le doigt, était-ce ce trop de sentiments au fond de son regard ? C’est clair que, tu as toujours, toujours aimé les hommes, même si d’un autre coté tu les détestes pour ce qu’ils te font à toi. Mais les femmes sont de faibles créatures qui vivent en dépendant des hommes. Si on suit ton raisonnement alors tu serais une femme. TU l’admirais pour cette force et indépendance qu’il semblait avoir, pour tout ce que tu n’étais pas et ce qu’il était en retour. Ça te troublait tellement, que quelqu’un réussisse à être tout ce que toi tu n’étais pas. Il avait l’air de se soucier que très peu de ce qui pour toi était toute ta vie. Il avait l’air assez nonchalant, c’était curieux, tu étais curieux et tu voulais creuser en profondeur dans son être afin de découvrir ce qu’il cachait sous son masque. Plus tu creusais plus tu étais surpris, décidemment ce garçon était plein de surprises et tu avais hâte de tous les découvrir. Comme un enfant, tu n’aimais pas trop te tromper alors tu fis comme si de rien ne s’était passé.

    Tu souris à sa remarque provocatrice et tu eus d’un autre coté un peu de mal à l’imaginé habillé en cuir, ah, oui. Vous êtes peut être du même bord finalement « qui se ressemblent s’assemblent. » Lorsque ta main frôla sa peau, il encercla ton poignet de ses doigts et tu crus les sentir te brûler la chair. Son contact était doux et brusque, glacial mais brûlant à la fois. C’était comme si l’espace d’un instant tu fus dévoré, absorbé, tu ne savais plus quoi faire, car tu n’étais plus dans cette dimension mais dans une autre qui t’étais tout à fait inconnue, la sienne. Comme l’effet d’un claquement de doigt, tu fus réveillé non sans brusquerie. Tu enlevais rapidement cette main qui quelques secondes touchait sa peau la ramenant contre ton autre main alors qu’il laissa tomber la sienne contre le matelas. Tu t’excusas, plus pour la forme et il te dit que ce n’était pas si grave. Il semblait touché d’une certaine manière, ses yeux se voilèrent et il parla.
    Il parlait d’une histoire, tu aimais l’histoire. Quand tu étais petit ta mère t’avait acheté un grand livre avec plein de contes de fée. Tu le haïssais en grandissant car tout dans la vie ne se passait pas comme ça, et tu commençais à croire que tu étais encore dans la phase de la mauvaise sorcière et qu’un jour tout finira bien pour toi aussi. Tu le regardais avec de grands yeux d’enfant, c’était une histoire assez héroïque, ou un peu comme les mangas. Là où il y’a toujours trois amis, un peu comme dans Naruto ou whatever.

    Je ne voulais pas savoir, ça ne t’avait pas empêché de m’en parler.


    Tu fus tenté un moment par lui répondre, par lui raconter, mais non, tu soupirais, tu te volais la face. Tu eus un sourire un peu moqueur puis commençai ;

    -Ah. Ça ne doit pas être trop difficile. Je ne sais pas si je suis capable de le faire, je ne sais pas si j’ai le profil nécessaire. Sans vouloir paraître vantard je crois que je commence à saisir quel type de gens tu es, globalement. Je ne joue pas à un jeu tout en sachant que je vais perdre mais. Je peux essayer. Je n’ai rien à perdre. Mais je crains ne pas être assez divertissant pour toi.

    Un sourire fendit tes lèvres tandis que tu jouais avec une mèche de cheveux qui se faisait rebelle. Puis tu pris une brève inspiration avant de commencer ;

    -Très bien, vu que tu tiens tellement à savoir ce que j’étais, je vais te le dire. Mais ne t’attends pas à grande chose, je te l’ai déjà dis que je suis ennuyeux et vide, je ne suis qu’un trou après tout.


    Tu disais cela avec une certaine amertume. Tu te grattais l’arrière de la tête comme si tu regrettais déjà. Ton regard se posa sur tes mains alors que tu cherchais quoi bon lui raconter. Tu ne jugeais pas avoir fait quelque chose de bien héroïque, ta vie avait été foutrement ennuyeuse ;

    -Il était un temps, j’avais vraiment les cheveux roses fushias et je portais des leggins imprimés, ne me juge pas. Je suis fils unique, ma mère est une putain aux longs cheveux bruns et aux yeux bleus, physiquement, on m’a toujours dis que je suis son portrait craché, mais je n’en sais foutrement rien. J’étais ce petit garçon qui ne comprenait rien à la vie mais qui haïssait déjà quand sa mère ramenait ses clients à la maison. Je ne sais pas qui est mon père, ou ce qui a poussé ma mère à faire ce métier, elle ne parle que rarement et je n’ai jamais eu de famille, pour mon père, il parait qu’elle m’a eu à une partouze alors elle hésite encore. Je suis un enfant indésirable, ma mère se voyait vieillir en moi alors elle me fuyait. Elle buvait beaucoup, c’était toujours moi qui avait à m’occuper d’elle quand elle le faisait trop. En grandissant, je n’avais pas d’ami et ma gueule n’y faisait pas grande chose, j’ai toujours eu des traits un peu féminins et ma passion pour le maquillage ne m’aidait pas trop. J’étais un enfant exclu, un fils de pute qui n’avait pas le droit à l’amour, l’amitié, ce genre de choses.


    Tu soupirais te sentant un peu ridicule, tout en penchant ta tête vers le coté avant de continuer la voix tremblante ;


    -En grandissant, je ne trouvais pas d’échappe j’avais commencé à me mutiler donc. Vers l’adolescence. J’étais en violente crise d’identité sexuelle, je..ne sais pas. Je me sentais pas bien dans mon corps, je ne me suis jamais vu en tant qu’homme, ni en tant que femme d’ailleurs, c’est assez compliqué. A mon entrée au collège, il m’arrivait de me travestir au dehors, parfois, en soirée, mais c’était vraiment passager. J’avais 14 ans quand j’vaais eu ma première fois, c’était avec mon prof d’art. C’était un bel homme dans la trentaine, marié et ayant un fils. Il m’a convoqué un jour après les cours, au sujet des cicatrices vers mon poignet, j’avais refusé de lui en parler, sur le coup. C’était un homme formidable, beau, intelligent et cultivé, je voulais trop devenir comme lui, plus tard. Il m’avait poussé petit à petit à lui parler de ce qui me tracassait, de ma situation psychologique. Il m’aidait à aller mieux et m’avait fait découvrir les joies de la littérature. Nous sommes devenus très proches, je ne sais plus comment ça a fini dans le lit, car je n’y pensais jamais, à l’époque. Il m’avait juste dis un jour que…Je lui plaisais beaucoup, ce genre de choses et je n’y comprenais pas grande chose. Je me suis laissé faire et ce jour là j’avais découvert le sexe. Je me sentais aimé et désiré pour une fois, je devenais petit à petit accro et arrêtait de me mutiler. J’étais heureux de cette situation, je continuais à voir mon prof jusqu’au jour ou sa femme s’en rendit compte alors ce fut la fin pour cette relation. Tu sais, c’était vraiment un homme bien, il a même nommé son fils Draco, tu te rends comptes ?


    Tu eus un rire amer avec de continuer ;

    -J’vais pas te faire un dessin, j’suis juste devenu accro au sexe vu que ça remplissait bien mes journées, je me suis fait une petite réputation et ensuite tout allait pour le bon. J’ai passé dans plusieurs lits, je n’ai jamais songé à le faire avec une femme car j’en avais assez avec ma mère. Je ne sais pas quoi te raconter d’autre, le reste n’est pas très important.


    Tu avais déjà beaucoup de mal à parler de ta mère, tu croisas les bras en soupirant. Puis, tu reportas ton attention sur lui ;

    -T’as vu, rien de bien croustillant. Ma vie a été foutrement ennuyeuse. Je ne vais pas te demander si tu es déçu, car je n’ai jamais prétendu être intéressant.


    Tu te sentais mal à l’aise, de ta main tu lissais les plis du draps, avant de changer le sujet un peu brusquement ;

    -Alors, tes deux amis, ils doivent vraiment te manquer, est ce qu’ils t’écrivent souvent? Est-ce que les lettres que j’ai vu tout à l’heur sont d’eux ?


    Ouai, tu avais entrevu quelques lettres, tu te demandais d’un coup comment a été la première fois de Sacha, c’est plus ça qui t’intéresse chez les autres, toi. Ou bien leurs histoires amoureuses, les filles, ça aime écouter et parler des chagrins d’amour.

    Tes yeux s’imbibèrent de mélancolie lorsque tu ajoutas ;

    -Moi, personne ne m’attend au dehors. C’est peut être pareil finalement.

    Tu haussais les sourcils trouvant ta remarque un peu débile puis questionnai ;

    -Si tu arrivais à sortir d’ici, quelle serait la première chose que tu ferais ?


_________________

It's love at first bite baby~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 78
Date d'inscription : 04/07/2014

Carte d'identité
Groupe:
N° de Cellule ::

MessageSujet: Re: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco. Jeu 28 Aoû - 2:53

Étais-je vraiment si facile à percer? Alors que j'enfouissais au fond de moi tout ce qui pouvait me trahir? Les sentiments, les souvenirs, les pensées, tout ce qui me peut faire mal, m'affaiblir, m'écarter de mon but. Tout ces trucs que je garde pour moi. Comment un type que je connaissais que depuis 24h pouvait prétendre savoir qui j'étais?
De la même façon que tu as décidé qu'il était un garçon bleu Aleksandr Kirillitch.
Oui mais moi
ce n'est pas pareil? je suis Sacha? C'est ce que t'allais dire? Mais jusqu'où ira ton orgueil, toi qui est si fier d'être un homme, qui ne voudrait être Dieu pour rien au monde mais qui refuse tout autant d'être assimiler au commun des mortel.

Mon sourire fut un défi. Vas-y, essaie, c'est vrai que tu n'as rien à y perdre et peut-être pas plus à y gagner, beaucoup des personnes se seraient mieux portées si elles n'avaient pas croisé mon chemin. Ou même continuer à se porter tout court d'ailleurs. Mais tu es en prison et peut-être n'en ressortiras-tu jamais, ta vie est déjà assez bousillée comme çà non? Et puis, ça nous divertira tout les deux car perso j'te trouve très divertissant Drako.

Qu'il obéisse à ma demande me surprit cependant. A mon tour, j'écoutais son histoire, différente de ce que j'ai connu. Et pourtant, le début était semblable à celle de Mél. Alors pourquoi la fin était-elle si différente? Parce qu'elle avait eu la force de lutter et lui non?
Pendant qu'il parlait, je crois que je compris où son histoire différait de la nôtre. Nous étions trois, lui était un. Peut-être qu'à sa manière, il avait essayé de lutter, de s'affirmer. Il aurait très pu s'habiller comme un petit garçon lambda, il aurait été plus facilement accepté et pourtant il avait continué. D'ailleurs la seule éclaircie de l'histoire était quand le prof, qui était surtout un gros connard qui profitait de sa position et de la faiblesse de BB mais passons, s'était occupé de lui. Est-ce que j'm'en serai mieux sorti que lui si j'avais été seul? Pas sûr. En tout cas, j'aurai été bien plus bousillé.
Je ne l'avais pas regardé durant toute la durée du récit, fixant mes jambes. Je lui aurai bien posés quelques questions mais à quoi bon, ça avait déjà été assez pénible et puis j'avais tout mon temps pour savoir le reste. Je redressai la tête pour poser mes yeux sur lui.
Je ne suis pas déçu. Et si ça peut te rassurer, t'es pas chiant.

Une nouvelle fois, le changement de sujet m'étonna. J'aimais pas parlé d'eux mais comme il avait un gros effort en me parlant de sa vie passé, j'pouvais bien lui répondre.

Bien deviné, c'est bien leurs lettres. C'est les seuls qui m'en envoient d'ailleurs. Ils m'écrivent deux ou trois fois par mois mais j'leur répond pas toujours. Rien à leur raconter, c'est toujours pareil ici... Putain ouais, qu'est-ce qu'ils me manquent...

Mais ça ne servait à rien d'en parler, ça ne faisait que raviver l'absence.
La tristesse dans la voix et surtout dans les yeux du Blue Boy me détourna de la mienne. Ces yeux semblaient devenus plus liquide. Je fus encore absurdement touché. Lui donnant une tape gentille dans le dos, y laissant ma main deux secondes, car je ne savais pas faire mieux en matière de réconfort, je n'avais jamais su réconforter alors que j'étais si doué pour blesser et que je préférais qu'il sourit ou blague.
Pour le sortir de cette mélancolie, je répondis immédiatement à sa question, une question pas du tout nouvelle pour moi.

Toi, tu f'rais quoi, vu qu'il y a plus de chances que ça arrive à toi. Moi, si j'pouvais, j'cramerai ou j'ferais sauter cet endroit, pour être que plus jamais on m'y foutra. Mais comme ça risque d'être chaud, j'me contenterai de piquer la première bécane que j'vois pour me tirer loin d'ici. En Espagne tiens, pour prendre des vacances au soleil après un séjour à l'ombre. Et après...

Ça sortait tout seul de ma bouche, j'avais passé tellement de temps à fantasmer sur ce que je ferais si j'arrivai à me tirer. Et puis, c'était une discussion courante entre détenus, le partage d'un rêve en commun, non pas d'un rêve, DU rêve.

... j'me démerderai pour prendre le premier bateau en direction des Etats-Unis. Eh, ça te dirait de venir avec moi, si personne t'attend? Je passai mon bras autour de son épaule, le rapprochant de moi, pareillement que quand je discutais d'un sale coup avec Ash. Je tendis le bras vers le plafond, comme pour lui montrer la route. On s'fera la route 66 et on traversera la Vallée de la mort. J't'emmènerai à San Francisco et on ira faire un tour à la Cité des Anges ou même à la ville-casino! Si tu veux on ira voir Disneyland et ses princesses, j't'achèterai un diadème, j'suis sûr que ça t'ira bien.

C'était pas méchant mais j'allais l'emmerder longtemps avec çà. Bien que gosse, j'avais aussi voulu y aller, cette connerie de château à l'autre paresseuse, quoique c'était plus les attractions à sensation qui m'intéressait. Mais ça ne s'était jamais fait. Et si j'étais déjà allé faire quelques virées à Las Vegas, le reste m'était inconnu, je ne l'avais vu que dans les films et les bouquins.
L'étreinte autour de son épaule se relâcha un peu et je baissai mon bras, perdant l'excitation qui m'avait animé, le rêve éveillé étant terminé.
Puis on rentrera chez moi. J'me battrai pour reprendre ma place dans le gang, tout redeviendra comme avant.

J'en doutais pourtant. Personne ne m'aura attendu pour continuer. Pas même Ash et Mél. Si j'rentre, ils reprendront leur place à mes côtés mais j'serai toujours de trop dans leur petit couple. Tenir la chandelle, c'est pas mon truc. Je regardai Drako. J'savais même pas si j'étais sérieux ou pas dans ma proposition.

Et toi, tu pourras te faire tous les mecs que tu veux. On est beaucoup moins coincé que les british, te vexe pas hein? Ou alors, te r'faire une nouvelle vie. Là-bas, tu seras pas un son of bitch ou une slut, mais juste Draco Strand. Car tu dis que ta vie est chiante, mais t'as déjà essayé de la changer? Un trou, ça se remplit. Sans mauvais jeu de mots.

_________________
Sacha te parle en français, t'insulte en anglais et t'aime en russe. Tout çà en #00ccff

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 53
Date d'inscription : 30/07/2014
Localisation : Facebookin' with ur brother

Carte d'identité
Groupe: Détenus
N° de Cellule :: #001

MessageSujet: Re: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco. Jeu 28 Aoû - 21:34


  • Tu avais l’impression de venir de vomir, d’avoir évacué ce trop de sentiments coincés contre ta gorge. Tu avais l’impression d’être un peu plus léger, un peu plus reposé. Tu n’avais jamais osé parler de ton « histoire » de ta mère en particulier. Tu ne l’aimais pas, mais tu l’aimais de temps en temps, quand tu repensais à elle. C’était surtout un sentiment de pitié, et depuis peu tu as commencé à te dire « Pourquoi ». Cette question que tu n’avais jamais osé poser, ni à elle, ni à toi. Pourquoi était-elle devenue ainsi. Toi, tu disais avoir des raisons, et si vos raisons étaient les mêmes ? La pardonnerais-tu ? La pardonnerais-tu pour ce que tu ne te pardonnais pas encore ? De la compassion, voilà ce que tu ressentais envers elle en ce moment même. Cette même compassion que tu ressentais à chaque fois que  tu te regardais dans le miroir de temps à autre. Et encore une fois tu réalisais à quel point toi et elle vous vous ressemblez. Et encore une fois, ça te nouais le ventre, te faisais sentir foutrement mal. Pourquoi, pourquoi en avoir parlé à Sacha et non un autre ? Car lui, avait pris la peine d’insister, car lui avait pris la peine de t’écouter et non de te baiser. Il t’arrivait de te demander s’il ne te trouvait pas attirant, peut être que tu n’étais juste pas son type, peut être qu’il te prenait en pitié finalement, ou que ton corps le dégoûtait, qui sait, c’est fort faisable. Après tout ce qu’il savait sur toi, il ne pouvait que te trouver répugnant, cette idée te dérangeait un peu. D’un côté parce que  ça serait le contraire de te désirer, et de l’autre, parce que c’est Sacha. C’était étrange mais l’espace d’une journée tu t’étais un peu attaché à lui et tu ne voulais en aucun cas le dégoûter. Tu découvrais de nouvelles facettes de ta personnalité lorsqu’il était là, tu te sentais étrangement calme et tu ne souffrais plus de ces voix dans ta têtes, elles s’atténuaient, te quittaient pendant un moment pour revenir et te hanter encore et encore le soir. Tu ne regrettais pas de lui en avoir parlé, parce que c’était lui et que tu avais cette impression de tout pouvoir lui raconter. C’était niais, et tu ne comptais pas lui laisser comprendre que tu te sentais comme ça. La vérité est que, tu es tellement seul que là tu t’attaches à la moindre personne qui te voue un peu d’intérêt, dans l’espoir de sortir de ce gouffre, dans l’espoir de te sentir un peu normal ne serait-ce que pour quelques secondes. Il a fallu que ce soit lui, la première personne qui ne te traitait pas comme un objet. La première personne qui te voyait en tant que Draco Strand et non en tant que pute. Et cela te faisait autant de bien que ça ne te faisait du mal.

    Tu eus un petit sourire lorsqu’il te répondit que oui, à propos de ses deux amis. Toi, qui n’avais jamais connu ce que c’était de l’amitié, tu fus énormément touché et ça se lisait sur tes lèvres. Derrière ses airs inhumains se cachait réellement quelqu’un au cœur tendre, ou du moins, c’est l’impression que tu avais. Il avait l’air d’être le genre de gens qui étaient prêts à tout pour ceux qu’ils aiment. De plus, ils sont apparamment des amis d’enfance, c’est un peu comme….Une famille, cette chose que toi tu n’avais jamais connu. Tu soupirais d’un air nostalgique pendant que ton sourire se noyait sur tes lèvres. Tu l’entendis parler de ses rêves avec hâte, mais là, tu retournais la tête vers lui, les yeux écarquillais et surpris lorsqu’il le dit.

    « ça te dirait de venir avec moi ? »


    Putain, oui. Tu étais tellement surpris que tu le regardais avec de grands yeux incompris. Pourquoi ? Tu évitais à y penser, tu l’entendais parler encore, encore avec ce sourire collé au visage. Ta surprise ne fit que s’accroître lorsqu’il passa son bras autour de tes épaules, comme si vous étiez de vieilles connaissances. Tu te sentais tellement proche de lui en ce moment, aussi physiquement qu’à l’intérieur et ça te fit quelque chose, dans ton cœur. Tu rigolas à sa remarque, un diadème, oui, tu avais toujours rêvé d’en avoir un. Tu le regardais comme ayant des étoiles dans les yeux, ah, tu aurais tellement voulu que ce soit possible, si seulement ça l’était, si seulement tu l’avais rencontré plutôt, oui, ou en d’autres circonstances. Ensuite, l’étincelle dans ses yeux s’éteignais aussi rapidement qu’elle n’avait apparus. Tu fus surpris de savoir qu’il recommencerait, mais oui, lui il était plus du genre à refaire ses conneries encore et encore. A faire les durs qui ne regrettent rien, mais tu étais sûr qu’au fond, il avait tout de même quelques regrets, tu voulais savoir à quoi il pensait avant de s’en dormir. Tu passais distraitement ta main dans tes cheveux puis eut un sourire tout en croisant les bras contre ta poitrine ;

    « Ah, ouai, superbe idée, je voudrai bien de ton diadème, moi. »

    Tu rigolais un peu légèrement un peu avant de le regarder de nouveau, l’air rêveur ;

    « Ah, oui, je n’ai jamais mis le pied aux US, même si ce n’est pas ce qui m’attire le plus, je voudrai plutôt aller au Japon. Ils ont une culture surprenante. Maintenant que j’y pense j’suis pas sorti de l’europe. Démerde-toi pour sortir alors car je n’aime pas qu’on me fasse des promesses en l’air. Ah, et je l’ai pris pour une promesse. »


    Tu te passais une main distraite dans les cheveux encore une fois, c’était un tic, ma parole, tu ne pouvais cesser de le faire lorsque tu étais embarrassé ou autre.

    « Sinon, j’pensais plus à me suicider, tu sais, me noyer dans l’océan et me réincarner en sirène. Aller chialer dans l’église et implorer le pardon de dieu.  Ou bien changer de sexe. Ou alors me teindre les cheveux en rose et m’acheter toutes les robes que je veux. Ou alors… »


    Tu avais ce regard de grand enfant qui rêvait de son futur, oui, c’est ce que tu es encore, un grand enfant ;

    « Rejoindre un cabaret et devenir chanteur de blues ou de jazz. Par contre j’aimerai bien me laisser pousser la moustache et rejoindre un cirque un de ces jours, ça pourrait être marrant. Remarque, je suis vraiment sérieux quand je parle de ça, c’est réellement ce que je veux faire. Mais je voudrai bien aller en Amérique avec toi un jour. Et…Surtout aller à la plage, je n’y suis jamais allé, ça doit être magnifique. »


    Tu eus un léger sourire en parlant de ça. Tes rêves ont toujours été un peu fantastiques, alors même la vie ici t’arrangeait un peu dans un certain sens puisque mine de rien tu n’as pas trop d’attaches dans le monde d’au dehors, même si ta tête te faisait souffrir très souvent car tu ne supportais pas les endroits fermés, tu finis par croire qu’un jour tu allais y faire, ouai, peut être qu’un jour, ici ça sera ton..Chez toi. Tu soupirais ensuite face à sa dernière question, il te l’aurait posée l’autre fois tu aurais sûrement était agressif mais tu n’en voyais pas l’utilité. Tu finis par juste le regarder de tes yeux bleus soulignés par de lourdes cernes avant d’ajouter ;

    « Je suis fatigué, Sacha. »  


    Tu penchais la tête un peu vers le coté faisant mine de réfléchir sérieusement à sa question ;

    « Je…J’ai vraiment essayé mais…Je crois que je n’ai jamais su comment vivre, ni comment comprendre les autres ni comment m’intégrer ou autre. J’ai toujours été rejeté par la vie d’une certaine manière, je ne veux pas faire la victime, mais je ne me rappelle pas avoir apprécié un contact avec quelqu’un.  On dit que l’homme est sociale de nature, mais je  n’apprécie pas les autres, l’enfer c’est les autres. Dans leurs yeux, tout autour de nous. »

    Tu citais Sartre tout en fixant le mur face à toi puis, tu continuais ;

    « Je…Ne sais pas. Je crois que si je pouvais vivre seul, je l’aurai vraiment fait. Mais j’ai besoin des autres et j’ai peur de la solitude, j’ai besoin des autres pour me sentir là, mais d’un autre coté ils sont tellement horribles. Peut être qu’il y’a ceux qui sont fait pour vivre et ceux qui ne sont pas fait pour ça. Je dois faire partie de la seconde catégorie de personnes. »

    Tu disais ça et pourtant sur tes lèvres était dessiné un sourire mélancolique, tu ne voulais pas plomber l’ambiance, alors tu finis par ajouter à la hâte ;

    « Démerde-toi pour sortir d’ici. J’le veux vraiment ce diadème »

    Puis, ta voix se fit un peu moins assurée, et en baissant les yeux tu demandais avec espoir ;

    « Tu penses que je pourrai repasser même lorsque ta blessure sera guérie ?


_________________

It's love at first bite baby~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 78
Date d'inscription : 04/07/2014

Carte d'identité
Groupe:
N° de Cellule ::

MessageSujet: Re: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco. Sam 30 Aoû - 3:16

Tant de rêves que je n'aurais jamais imaginé. On pouvait penser ce qu'on voulait d'eux mais ils étaient touchant. Draco était un garçon touchant. Qui n'avait rien à faire ici. Ce n'était pas sa place, ce n'était pas juste.
Je ne croyais plus à la Justice depuis que j'ai compris ce terme. Ou plutôt, j'aurai voulu y croire, voulu à en crever mais la justice humaine était un leurre de grandes personnes, comme le Père Noël. Tandis que la justice divine elle me condamnait tout droit pour un Enfer que j'espère glacé.  Mais là c'était tellement flagrant qu'il n'avait rien à faire là sauf par injustice que c'en était une gifle en plein figure.
Lorsqu'il me dit être fatigué, en me regardant de ses yeux bleus clairs souligné de cernes bleus foncés, je fus prix d'une envie bizarre. Une envie que j'avais si rarement éprouvée que je ne l'identifiais pas tout de suite. Celle de le protéger. Protéger ces rêves et ce regard d'enfant. Si je n'avais pas de compassion pour les adultes qu'ils deviendraient, j'en avais toujours eux pour les enfants. Peut-être parce qu'ils me renvoyaient l'image du gosse que j'ai été et du futur que j'aurai pu avoir si.... Si tant de choses.

J'aurai voulu lui dire que les sylphes l'auraient sauvé et que Dieu n'en avait rien à foutre de nous, que je le préférais en homme et que j'adorerai le voir en robe, que le rose ne lui irait pas tout comme la moustache. Que le Japon partageait le même océan que les Etats-Unis et que pourtant je lui en voudrais s'il nous séparait, je crois. Mais je me tus, qui étais-je pour briser ses rêves après tout il n'y était pour rien si j'avais foutu en l'air les miens.
Et ce sourire qui lui allait si bien disparu à ma question, remplacé par un autre que j'aimais moins. Les gens ne m'avaient jamais fait peur, les gens m'avaient toujours fasciné. L'enfer ce n'était pas eux, l'enfer c'était nous, Sartre s'était trompé, il n'y a pas pire huis-clos que nous même. En l'écoutant, je me demandais si nos vies auraient été mieux, quoi que cela veut dire, si on nous avait donné un mode d'emploi au début, si nous n'avions pas tant besoin des autres. Et après réflexion, je me dis que si ça avait été le cas, ta vie aurait vraiment été vide BB. Mais peut-être aurais-tu été heureux. Vaut-il mieux une vie sans but, chiante mais heureuse  ou une vie avec un but, mais si celui-ci est de le trouver, intéressante mais malheureuse?
A.Huxley a écrit:
— Mais je n'en veux pas, du confort. Je veux Dieu, je veux de la poésie, je veux du danger véritable, je veux de la liberté, je veux de la bonté. Je veux du péché.
— En somme, dit Mustapha Menier, vous réclamez le droit d'être malheureux.
— Eh bien, soit, dit le Sauvage d'un ton de défi, je réclame le droit d'être malheureux.
Le Meilleur des mondes.

Lentement, j'ôtais mon bras d'autour de son épaule, me baissant un peu pour croiser son regard, nos visages séparés de quelques centimètres. Pour moi, il était évident qu'il puisse continuer à venir, la blessure n'ayant été qu'un prétexte pour une nouvelle rencontre.

Yes, I do. Pour me voir ou juste te reposer.

Une promesse donc, je lui avais fait une promesse. Un léger sourire naquit sur mes lèvres. Qu'il le prenne ainsi, ça ne me posait aucun problème. J'aimais me lancer dans des trucs de ce genre.

Moi, la première fois que je t'ai entendu parlé, je me suis dit que tu avais une voix de chanteur de blues. J'viendrai te voir si tu y arrives, j'adore le jazz et le blues.

De sous mon oreiller, je sortis mon MP3, où j'avais tout une collection d'albums. L'une des raisons pour laquelle je ne regrettais pas d'être né dans un autre pays, c'est que celui-ci était le berceau de cette musique qui me sublimait tout les sentiments humains. J'en lançais une au hasard et sans mettre le son trop fort, je mis un écouteur dans l'oreille de Blue Boy, gardant l'autre pour moi.

Okay, c'est une promesse que j'te fais alors Drako. Tu l'auras ton diadème et même la robe qui va avec si tu veux. Mais pour ça va falloir que tu t'échappes avec moi! On f'ra un tour au Japon aussi, on longera les côtes, on verra l'océan et on mangera ces poissons en sushis! Tu verras, il y a un avant et un après la mer... C'est bizarre, j'pensais que tu aurais déjà vu la mer vu que tu viens d'un île.

Je ne l'avais pas vu tant de fois que ça mais jamais je n'oublierais ce mélange des bleus à l'horizon. Tout cet espace à perte de vue. L'odeur. Le bruit. Le mouvement des vagues. Aussi belle qu'indomptable, même moi je pouvais voir sa beauté. J'ai eu envie d'y avancer, encore et encore, jusqu'à me laisser absorber, ne faire plus qu'un avec elle. Puis les nuages se sont ramenés et le bleu est devenu gris et l'eau s'est mise aussi à venir du ciel. Dommage, j'aurais peut-être vu un jour débarqué un Drako triton. J'suis sûr que ça vaut le coup d’œil.
Cette vision me fit rire un peu avant de redevenir pensif.

Moi aussi, j'étais jamais sorti de l'Amérique avant d'être envoyé ici. Et pourtant, petit, c'était mon rêve, d'explorer le monde. N'importe où plutôt que rester là-bas! Mais ça c'est pas fait, j'ai dû l'égarer en court de route...  Bah c'est sans doute mieux ainsi. Un rêve est beau tant qu'on peut l'imagine. Une fois réalisé, c'est fini, il est mort.

Il n'en reste plus que le souvenir et rien ne te dit qu'après lui d'autres rêves viendront. J'avais tellement voyager à travers les arts et mon imagination. L'espoir de le réaliser un jour ne m'avait pas quitter et c'était à ce rêve-là qui me venait à l'esprit quand j'avais besoin de dire stop, quand j'étais sur le point de dire end. Si je le réalise, à quoi d'autres m'accrocher? Et si je ne le réalise pas, ne risquerai-je pas de le regretter? Vraiment je veux dire.
BB tenait-il grâce à ses rêves, si sa vie lui semblait si minable que çà?

Dans la vie, j'pense plutôt qu'il y a les acteurs et les spectateurs. Et qu'on peut changer de rôle à tout moment. Je croisai les bras derrière ma tête, m'addossant contre le mur en regardant le plafond. La vie est une pièce de théâtre, où tout le monde porte une masque, une comédie qui se joue devant la multitude et se finit dans la multitude. D'après certains, Dieu en est la dramaturge, pour moi il en est seulement le scénariste et il se démerde toujours pour te trouver un truc à te reprocher. Inutile d'aller te vider de tes larmes pour qu'il t'absout, dès demain t'auras de nouveaux pêchés à te faire pardonner. D'ailleurs t'y crois?

_________________
Sacha te parle en français, t'insulte en anglais et t'aime en russe. Tout çà en #00ccff

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 53
Date d'inscription : 30/07/2014
Localisation : Facebookin' with ur brother

Carte d'identité
Groupe: Détenus
N° de Cellule :: #001

MessageSujet: Re: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco. Sam 30 Aoû - 23:12

  • Tu fus pris d’une envie de pleurer, une forte envie de pleurer dans ses bras. Tu te sentais pathétique, tellement, tu te retenais, mais tes yeux étaient larmoyants, et tu n’avais qu’une seule envie, t’endormir. Tes poings étaient meurtris à force d’essayer, ton cœur s’était usé, tellement, tellement qu’il n’était plus qu’un organe mort de plus à l’intérieur de toi. Tu avais envie de pleurer à cause de ce trop de sentiments qui te traversaient pour la première fois. Tu avais peur, peur, peur, ta vie a été toute tintée par cette couleur bleue, par cette peur bleue qui te hantait partout où tu allais. Tu avais envie de t’en débarrasser, tu avais envie d’être aimé, tu aurais voulu faire fondre ce mur de glace qui enveloppait ton cœur vierge mas non. Seul, tu ne pouvais pas et tu voulais pleurer devant ton impuissance. Le soir, tu imaginais un monde où enfin tu pourrais être indépendant, où enfin tu pourrais être Draco Strand, le Draco que tu as toujours rêvé d’être. Le monde où tu n’avais pas besoin d’une queue pour te sentir vivant. Tu eus envie de pleurer, tu ne le fis pas, pas par orgueil. Ce mot que tu ne connaissais plus, il ne pouvait pas imaginer à quel point l’on avait marché sur ton ego, ton orgueil, ta fierté, tellement qu’elles en sont devenues inexistantes. Mais toi, toi ça ne dérangeait pas tant que ça, parce que ton être commençait peu à peu à s’habituer, jusqu’à s’en en passer complètement. Tu n’étais plus que ce garçon aux yeux trop bleus et au sourire effacé, qui attendait sagement –ou pas tant que ça- que son prince daigne apparaître dans un nuage de fumée. Ce prince qui ne venait pas et qui, peut-être ne viendra jamais. Tu avais bon te dire qu’il n’y avait plus espoir, mais au fond de toit une petite partie espérait que cela change. Tu espérais intensément qu’on vienne te sortir de cet endroit où le froid te dévore le cœur et le corps. Tu espérais qu’on te tende une main, une corde, peu importe. Tu espérais d’entrevoir ne serait ce qu’un mince filet de lumière, il t’aurait suffit de ça. De seulement une lueur d’espoir dans cette pièce cruelle pour que tu recommences à sourire de nouveau. Pour que tes rires sonnent plus vrais, pour que tes yeux soient moins fatigués, pour que ton cœur recommence à essayer tout en sachant au fond que tout ça n’est que vain.

    Maintenant que tu étais ici, tu évitais de trop réfléchir, de te casser la tête à chercher le pourquoi du comment. Tu te laissais aller complètement et tu cherchais le bonheur puérilement. C’était étrange et cela te fis sourire, « Someday my prince will come » jouait dans ta tête. Tu te rappelais chanter cette chanson, lorsque, devant ton miroir tu t’appliquais une dernière couche de mascara. Cela te rendait nostalgique, tu avais envie de te casser d’ici et de dévaliser le premier magasin de maquillage, comme le « bon vieux temps ». Sa remarque sur ta voix te fis sourire un peu. C’était vrai, tu aimais beaucoup chanter même si tu ne chantais que pour toi-même. Tu te passais encore une fois une main dans tes cheveux avant de faire remarquer ;

    « Je chante rarement pour les autres, mais pour toi, je voudrai bien. »


    Tu étais heureux qu’il accepte que tu reviennes, encore une fois. Tu étais heureux car tu avais l’intention de venir le voir lorsque tu te sentais seul pendant la nuit. Tu as toujours détesté te sentir seul, mais tu l’étais souvent même entouré par les autres, tu l’étais souvent dans ta tête. Ta voix a toujours été mélodieuse, tu avais ce timbre de voix léger mais profond, comme le chant d’une sirène, tu adorais chanter le jazz blanc lorsque tu t’ennuyais seul. Tu sentis les notes de musique te bercer, tu ignorais qu’on pouvait avoir un mp3 ou un baladeur en prison, c’était une nouvelle. De quoi tuer le temps.

    Sa voix te calmait, te berçais, encore une fois tu fus pris d’une envie de t’endormir dans ses bras. Tu eus un sourire attendrissant. Explorateur hein, ça doit être foutrement cool, ça aussi. Toi qui est de nature curieuse. Tu aurais voulu tout savoir de ce monde, de ces secrets et pourtant ton savoir était égal à une goutte d’eau dans un océan. Tu voulais voyager un peu partout, tu voulais, tu voulais, tu voulais…Tout ça te fais rêver aujourd’hui. Ah, si seulement.

    Sa remarque sur la vie te fis penser longtemps, ça aurai été super si tu pouvais penser ainsi. Que tout pourrait changer d’un jour à l’autre mais tu n’en avais pas le courage nécessaire. Tu te contentais de soupirer, puis, le regarder l’air songeur ;
    « à dieu ? Comme la plupart des gens, j’y crois quand ça m’arrange, et je n’y crois pas quand ça ne m’arrange pas. »


    Tu haussais les épaules avec nonchalance comme si tu ne te préoccupais que très peu de la question, comme si tout dans ta tête été décidé à l’avance, comme si tout été simple et clair dans ta tête alors que non, là bas, dans ta boite crânienne tout est confus et les dessins sont encore faits de craie.

    « C’est tellement bien, tellement rassurant de croire à dieu quand on va mal. De croire que si cette vie est pourrie y’en aura peut être une qui est meilleure après. C’pour ça que j’envie les religieux de temps à autre, ça doit faire du bien à l’intérieur. De fermer les yeux, de penser à dieu, de se dire que peu importe ce qui se passera dans la vie y’a toujours quelqu’un qui veille sur nous, que la vie n’est qu’éphémère et…Moi je peux pas penser ainsi, malheureusement. Même si je me considère comme étant croyant. »


    Ouai, t’aurais aimé ça, toi. Pouvoir croire en ce dieu que tu ne voyais pas. Mais c’était vain, vain, vain. T’es trop faible pour ça. T’es trop faible devant toi. Tu te grattais l’arrière de la tête avant d’ajouter ;

    « Et, sinon, c’est cool être explorateur, ça doit être fun, j’aime beaucoup l’aventure aussi..Enfin, dans tous les sens du terme, hahah. Mais j’pense pas comme toi, un rêve, c’est fait pour être réalisé et non pour être rêvé, j’veux dire, si on le réalise pas, on y pensera toujours et on regrettera mais si on le fait bah, au moins on sera satisfait. Fin j’sais pas j’ai réalisé aucun de mes rêves comme t’as pu le voir, haha. »

    Tu avais l’air un peu intimidé, à vrai dire, dès le début Sacha t’intimidais un peu et ça ne changeait pas. Tu n’as jamais été du type sociale et les gens généralement sont intimidants pour toi. Tu regardais tes pieds d’un coup, un peu mal à l’aise, cette question que tu voulais poser et qui te brûlais les lèvres dansait sous tes yeux en te narguant ;

    « Dis…Sacha. »


    Son prénom sorti de ta bouche n’étais qu’un mince soupir mélodieux et sensuel ;

    « Est-ce que..je te dégoute ? »

    Tu relevais la tête afin de le regarder dans les yeux faussement assuré. Tu voulais savoir, pourquoi. Tu ne supportais pas laisser les autres indifférents, cela piquait ce qui te restait en guise d’orgueil (Un tout petit peu, tout de même.) Et d’un autre coté cela t’intriguais. Ouai, pourquoi ? Est-ce qu’il ne te trouvait pas à son goût ? Est-ce que c’est le fait qu’il soit passif ? Il n’y avait qu’une seule réponse logique, une réponse qui te blessais un peu ; que tu le dégoute. Peut-être pas mentalement, vu que tu te considérais encore comme étant une âme vierge et pure. Une page vide.

    Vide.


    « Je…C’est un peu idiot je sais mais ça me travaille énormément. Est-ce que tu me trouves répugnant ? Car, c’est un peu la première fois que je parle à quelqu’un « normalement » ? Tu me croiras peut être pas mais mes discussions avec les autres n’ont jamais dépassé les cinq minutes mais…Je veux savoir…Pourquoi ? »

_________________

It's love at first bite baby~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 78
Date d'inscription : 04/07/2014

Carte d'identité
Groupe:
N° de Cellule ::

MessageSujet: Re: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco. Dim 7 Sep - 19:56

Chanter. Un défouloir, un apaisement, une façon de combler un silence trop pesant, une manière de se sentir vivre exister.
J'aime chanter, aussi. Que ce soit en un karaoké entre potes, en concert solo sous la douche avec mon shampoing spécial cheveux blonds et secs en guise de micro ou juste en fredonnant les chansons qui passaient à la radio ou sur mon MP3. Rarement devant les autres, exceptés quelques élus, pour délirer. Ou les impressionner de ma voix superbe, en dansant sur la table, une bouteille de vodka à la main. Même si danser en boîte dans une sobriété toute relative c'est pas mal non plus.
Cela doit bien faire un an que je n'ai pas chanté, encore plus que je n'ai pas dansé.

Au fond, j'aurai voulu croire à l'existence d'un Dieu comme me le raconter Blue Boy, comme j'aurai voulu croire à l'existence d'une justice comme nous en parler les idéalistes. Aurais-je été plus heureux si ça avait été le cas?
Tu hochas la tête, sérieux à ces mots.

J'crains bien qu'aucune vie meilleure ne m'attende après. Ça sera plutôt style damnation éternelle... Mouais, t'as p'têtre pas tort, quand on sortira d'ici on réalisera un de tes rêves et tu me diras si c'est mieux de le rêver ou de le réaliser d'acc'?

Je fus surpris pas sa question. Vraiment, ça l'embêtait que je n'ai pas tenté un truc avec lui? Je ne répondis pas tout de suite, le jaugeant comme pour mieux lui répondre. A vrai dire, je n'avais pas pensé à lui de cette manière là. Bien proportionné, visage agréable à regarder. Conclusion, il ne me dégoûtait pas. Au contraire. Puis j'adorai le bleu.

T'as essayé au moins de dépasser les cinq minutes de discussion? Ce n'était pas méchant mais d'après ce qu'il m'avait dit sur son passé, j'avais pas l'impression que la parlote ait été son objectif principal quand il abordait de nouvelles personnes. Je secouai la tête en souriant, amusé. D'habitude, c'est plutôt moi qui me posait ce genre de questions depuis que j'avais été défiguré. Il n'y avait pas beaucoup de personnes comme BB, la plupart des personnes trouvait ce type de blessure écœurante. Après, l'alcool et les éclairages glauques des lieux où je traînais aidant, ça ne m'avait jamais posé problème pour tirer mon coup.

J't'ai expliqué comment j'fonctionne niveau sexe non? Et puis, j'ai jamais été du genre à sauter sur tout c'qui bouge, même si ça a une belle gueule. Après, si ça te perturbe tant qu'çà, j'peux te prouver que tu me dégoûtes pas.

Tout au long de ma petite tirade, je m'étais mis à genoux, me redressant en posant mes mains sur ses cuisses. Tranquillement, sans m'appuyer sur lui, un petit sourire de prédateur en coin. Toujours sans me presser, je les fis remonter jusqu'à la bordure de son futal en une légère caresse. Je fis franchir la barrière du tissu à six de mes doigts, savourant la texture de la peau douce et chaude du pubis tandis que les majeurs et pouces se posèrent sur la boucle de sa ceinture, prêt à l'enlever.
Le surplombant un peu de part ma position, je baissais mes yeux pour croiser les siens, scrutant son regard pour ne rien rater de sa réaction et guetter son approbation. Qu'il accepte ou pas, au fond je m'en foutais, dans tout les cas je n'avais nullement l'intention de le prendre. Peut-être plus tard mais là ce n'était pas son corps qui m'intéressait le plus chez lui.
Mais rien ne m'empêcher de nous donner un peu de plaisir. Je n'avais jamais été avare pour çà, du moment que j'y trouvais aussi mon compte. Tout les deux on s'ennuie, tout les deux on a envie de l'oublier, d'oublier cet endroit et ce que sont devenues nos vies, qu'est-ce qui nous empêche de nous offrir ce luxe dans la luxure, même si ce n'est que pour quelques minutes.
Sur le ton de la conversation, j'enchaînai une question de la plus haute importance, pour moi.

Tu chanteras pour moi la prochaine fois que tu viendras? A moins que tu préfères me laisser entendre ta voix maintenant. Dans tout les cas, ça ne changera rien pour moi. Je fis une pause. Mais je ne te sauterai pas.

Car je ne suis pas comme tout ces types qui se sont servis de toi comme d'un vide-couilles et je veux que tu le saches. Je continuai, avec un brin d'hésitation dans la voix. Avec lui, je pouvais me le permettre.

Tu pourras toucher ma cicatrice si tu veux. Si tu l'fais, t'auras peut-être moins peur de moi. 'Fin, ça se trouve, t'as pas peur, mais j'ai l'impression que t'es pas non plus super à l'aise avec moi. Bah, c'est pas comme si je n'avais pas l'habitude.

Un des effets secondaires quand tu étais dans un gang, en plus d'être parfois un peu instable émotionnellement (Ash c'était bien foutu de moi quand Mél me l'avait sortit), et quand t'avais une cicatrice qui faisait pleuré les mômes les plus sensibles. Là cependant, ça me rendait un peu amer.

_________________
Sacha te parle en français, t'insulte en anglais et t'aime en russe. Tout çà en #00ccff

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 53
Date d'inscription : 30/07/2014
Localisation : Facebookin' with ur brother

Carte d'identité
Groupe: Détenus
N° de Cellule :: #001

MessageSujet: Re: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco. Lun 8 Sep - 7:05

  • « Explique-moi, Sacha.
    .
    .
    Je ne te comprends pas Sacha. Pourtant j’ai souvent l’impression de te comprendre. J’ai souvent l’impression que tu es facile, facile à comprendre. Que t’es un putain de cliché que je pourrai résoudre du bout des doigts. Que t’es un putain de mec de plus dans cette putain de prison que je déteste. Mais c’est faux, faux, faux. Tout ça est faux, tout ça n’est qu’une illusion de plus que mon esprit tisse doucement. Parfois j’ai l’impression que le regard que tu jettes sur moi est le regard protecteur d’un grand frère. Je ne sais pas moi, je n’ai jamais eu de grand frère, alors je ne comprends pas mais je crois le faire. Parfois j’ai l’impression que dans le bleu de tes yeux, celui où je ne croyais voir que de la haine, il y’a de ça et d’autre chose. Un petit quelque chose qui me fascine, je ne sais pas. De la pitié, à mon égard ? Non non, sûrement pas. Tu n’as pas l’air d’aimer la pitié, ni prendre les autres en pitié. Mais s’il te plait, j’ai besoin de la tienne, j’ai besoin de toi. Mais pas parce que c’est toi Sacha. Mais parce que j’en ai besoin, tout court, et que tu es là, devant moi. Mais qu’est ce que je pense ? Qu’est ce que je dis ? Est-ce que ce que je pense est vrai ? Est-ce que c’est vraiment ça ? Est-ce que j’ai vraiment envie de ta pitié ? Je ne sais pas. Mais tout ce que je sais c’est que putain, j’ai envie de m’effondrer en larmes. C’est que je n’en peux plus, que mon cœur et mon corps tout deux sont déchirer et ne peuvent plus supporter le poids de ma solitude. J’en ai marre d’être seul Sacha, mais toi tu atténues ma solitude. Quand t’es là, j’sais pas, mais mes ténèbres me semblent moins profondes. Les couloirs me semblent moins effrayants. C’est naze, c’est con, mais c’est comme ça. »


    Tu pensais ça, intérieurement, alors que t’avais foutrement honte. Honte des paroles que tu venais de prononcer, et puis quoi encore. Tu le trouvais beau, peut être pas spécialement plus qu’un autre. Mais il avait ce putain de charisme, c’te aura qu’il dégageait était si forte. Elle avait tout pour te faire tourner la tête. Tu le trouvais très séduisant, même si ce n’était pas ça qui te touchait. C’était autre chose, c’était cette haine toujours présente, cette agressivité qu’il avait et qui t’attirait. Si ce n’était pas Sacha, tu aurais peut être pensé. « Oh, putain, ce mec, faut que je me le fasse ». Mais non, c’est Sacha. Peut être que si ce n’était pas lui, tu aurais tenté quelque chose, peut être même insisté. Mais non, tu étais là et tu n’avais fait aucune avance. Une première pour toi qui ne savait qu’agir en pute durant toute sa vie. Sa remarque te fis tiquer, hausser un sourcil, puis sourire légèrement. Dépasser les cinq minutes, hein. Tu fis mines de réfléchir un peu, puis, du bout des doigts, compter. Avant de le regarder dans les yeux secouant la tête de gauche à droite comme un enfant l’aurait fait. Ouai, comme le grand gosse que t’étais.

    « Humm…Pas vraiment non. Enfin, tout se passe tellement rapidement t’sais. La dernière fois que j’ai eu des vraies conversations c’était avec le prof d’art, celui dont j’tai parlé. Tout se passe rapidement quand c’est moi dirait, tellement....rapidement. »

    Cela t’arracha un petit sourire mal à l’aise, tu n’aimais pas trop parler de Joe’. Joe, c’est comme ça que tu l’appelais. C’était un bel homme, Johan. Un homme foutrement bien fait. Un homme, un vrai, et ça, ça te faisait rêver. Tu aurais voulu devenir un homme, autant que devenir maîtresse quand tu étais gosse. Et punir les élèves qui agissaient mal en les enfermant dans cette pièce vide et noire, comme le faisait la maitresse avec toi. Ouai, tu te délectais de cette pensée à chaque fois avant de dormir, tu éprouvais un plaisir presque malsain à visualiser ton futur. Ce futur qui, à chaque fois prenait une nouvelle image, une nouvelle ampleur sous tes yeux d’enfant qui ne connaissait pas la tranquillité dans cet endroit qui t’avait semblé si effrayant un jour. Tes yeux scrutaient ta manucure invisible. Toujours un peu embarrassé, alors que ça n’a jamais été une de tes habitudes. Etre gêné pour si peu.

    Puis, tes yeux s’écarquillèrent, comme deux billes bleues et ta surprise fut transparente à ses yeux. A ces derniers mots, tu ne t’y attendais tellement pas. Maintenant c’était trop tard pour cacher cet air étonné. Tes yeux le suivirent lorsqu’il se mit à genoux. Et tu eus envie de les fermer pour ne pas avoir à supporter ce regard brûlant. Acide chlorhydrique te brûlant la peau à travers le tissu de tes habits. Tu sentis ses mains glisser sur tes cuisses alors que tu te mordillas légèrement la lèvre inférieure le regard vif à présent.

    « Et ensuite Sacha ? Que vas-tu faire ? »

    Rien.

    Te crias ton esprit alors un fourmillement naquit vers ton bas ventre au même rythme que ses doigts entrèrent en contact avec ta beau. Son regard qui vint se planter dans le sien t’arracha un frisson, comme si tu avais bloqué pendant quelques instants. Putain, putain, putain. C’était vraiment mauvais. Tu avais l’impression de bouillonner, de perdre la tête. Toute cette tension te rendait foutrement sensible. A son regard sur toi, et au son de sa voix qui te fis légèrement rougir à son sous entendu, « like a virgin ». Par contre, sa dernière phrase te refroidit. Tu n’espérais vraiment rien, absolument rien, mais tu ne savais pas pourquoi, ça avait eu l’effet de te faire « débander ».

    Tu eus un rictus. Peur ? Peut être un peu, ou pas du tout. Il ne te faisait peur, ce n’était pas un monstre. Des monstres, tu en avais connu, mais Aleks, lui, avait beaucoup de bon sens, et il était sympa. Peut être qu’il était gentil au fond, sous ses airs de dur. Qui sait. Tu haussais les épaules, puis prononçai d’une voix sucrée ;

    « Nhh…Peur… ? Non, c’est juste que tu m’intimides un peu quand tu m’regardes dans les yeux, juste comme ça. On dirait que tu peux lire dans mes pensées, enfin, c’est qu’une impression comme ça. J’ai peur de laisser mon âme m’échapper. »


    Ta main s’aventura dans ses cheveux, jusqu’à descendre vers sa joue. Du pouce tu caressais légèrement sa cicatrice. Juste ça, t’excitais foutrement. Tu aimais ça, les cicatrices, tellement, mais la sienne, encore plus. Peut être pas parce que c’était Sacha ; mais car tu connaissais son histoire. Tes doigts te brûlaient, mais tu soutenais son regard, avant de prendre une inspiration. Tu te mis ensuite à fredonner un air qui t’était venu en tête. Juste là, sans raison, tu ne sus pas pourquoi cette chanson, mais tu eus envie de chanter. Car t’aimais cette chanteuse et car chanson (*) te donnait envie de chialer.

    « He left no time to regret, Kept his dick wet with his same old safe bet. Me and my head high and my tears dry get on without my guy…You went back to what you knew. So far removed from all that we went through and I tread a troubled track. My odds are stacked. I'll go back to…”


    Ta voix s’était élevée dans la cellule, légère, Claire, belle. Ta voix avait quelque chose de triste, quelque chose qui touchait, même si elle ne pouvait pas plaire à tout le monde, elle était unique. Elle était imbibée de tristesse, elle sonnait vrai. Tu chantais alors que tes yeux le fixaient, tu chantais avec une légèreté incroyable comme si ton esprit était ailleurs. Comme si tu toute ton anxiété avait disparue, comme si tu chantais pour toi, pour parler de toi. Elle était profonde, elle se heurtait à ses murs et revenait en écho. Parfois, elle avait une douceur androgyne, parfois elle était tremblante et s’était angoissant. C’était comme si tu allais exploser en pleur d’une minute à autre, comme si tu allais craquer d’un instant à l’autre. Puis, le céruléen de tes yeux se vida, se voila, ou était-ce une impression ?

    « …Blue ? »


    Puis, tu ôtas ta main de sa joue, tu eus un rire, tu éclatas même de rire comme si tu venais d’entendre la blague la plus drôle que tu n’as jamais entendu.

    C’était un rire de pute.

    Tes mains se posèrent sur les siennes que tu repoussais légèrement. Tu fis non de la tête. Tu l’évitas un peu du regard, avant de prononcer ;

    « On ne fera rien, Sacha. »

    Son prénom sonnait mélodieux à ta bouche. Sacha, Sacha, Sacha, ça rendait bien. Tu prononçais ses mots avec amertume alors que tes yeux brûlaient d’envie ;

    « On ne fera jamais rien. »

    Ce ton, autoritaire, alors qu’au fond, putain, tu n’étais sûr de rien. Ce mec, c’était probablement, non, certainement celui avec qui tu avais eu le plus de proximité depuis ton arrivée ici. Depuis ton arrivée ici t’as baisé 3 mecs dont tu ignorais même les prénoms au début. Alors, pourquoi ? La réponse était pourtant très simple, ce n’était pas l’envie qui manquait –certainement pas l’envie, alors là, non-

    « C’est souillé, si je ne te dégoûte pas, alors je me dégoûte. Et je crois que j’ai malheureusement trop d’estime pour toi. Dommage, huh ? »


    Tu prononçais ces mots amers, le « jamais » sonnait trop réel à tes lèvres et tu regrettais les moments à venir. Mais ce n’était pas grave, non, tu ne supporterais sûrement pas que Sacha te touches, tu ne savais pas mais..C’était comme ça. Tu auras bon en crever d’envie tu ne succomberas pas…N’est-ce pas ? Draco, c’est ça n’est-ce pas ?

    Ps:
     

_________________

It's love at first bite baby~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 78
Date d'inscription : 04/07/2014

Carte d'identité
Groupe:
N° de Cellule ::

MessageSujet: Re: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco. Jeu 11 Sep - 2:06

Même si je le pouvais Blue Boy, je ne voudrai pas lire dans tes pensées, sois tranquille. Ni dans celle d'aucune autre personne. Pas parce que j'aurai peur de ce que je pourrai y trouver, pas par ce que j'aurai peur de me servir d'un pouvoir si grand qu'il est le seul apanage de Dieu. Simplement parce que quel intérêt, franchement? La vie est suffisamment chiante comme çà. Je l'ai toujours vu comme un combat et à combattre sans péril on triomphe sans gloire.

Je veux te connaître Drake, pour pouvoir te comprendre.
Je veux mettre ton âme à nue. Et non la prendre. Je ne veux pas qu'elle me soit offerte sur un plateau d'argent. Qu'est-ce que j'en ferai, j'ai déjà assez de problèmes avec la mienne.
Je veux te le mériter. Et ce que je veux, je l'obtiens.


Son regard était fascinant. Tant d'émotions dedans, la surprise et d'autres, trop rapides, trop nombreuses pour que je puisse les identifier clairement. Je notai avec autant d'amusement que d'étonnement les joues rouges qui juraient avec le bleu. Genre j'étais le premier à lui faire ce genre de propositions, qu'il avait lui-même cherché dans le vas présent. Mais mes doigts restèrent sagement immobiles, même quand je le sentis frissonner, même quand il eut ce sourire, ce ton qui me donna l'envie de le frapper. Comme ça, juste une pulsion venue de je ne sis où, comme quand il avait fait le gosse avec ses doigts, j'avais eu l'impression qu'il se foutait de moi. Je n'aime pas les gens qui jouent à l'enfant, je trouve ça si pitoyable. Mais peut-être que lui ne jouait pas. Peut-être que quelque part il avait oublié de grandir tout comme moi j'avais oublié mes rêves.
BB, une femme-enfant coincé dans le corps d'un homme adulte? J'espère pas, ça ferait de moi un hétéro tendance pédophile. Et çà, ça craint.

Puis ce fut mon tour de régir à son toucher, me crispant. Mes plans cul n'avaient pas le droit de la toucher mais justement, Drako n'en était pas un. Et ce n'était pas l'endroit où il me touchait qui me faisait serrer son jean entre mes mains mais aussi la façon dont il le faisait. Comme une caresse le long du visage. Comme deux amants. De l'extérieur, la scène devait avoir l'air absurdement romantique là où il n'y avait que, ... pfff, je ne saurai même pas le dire. Tension, fascination, désir?
Cela devint encore plus indéfinissable lorsqu'il se mit à chanter. La chanson d'une déception amoureuse. Pourquoi celle-là, pourquoi maintenant? Pourquoi avec cette voix qui semblait avoir été faite pour chanter ces paroles? Ta voix est belle Blue Boy, je sais, ce mot est banal, contrairement à elle, à force d'avoir été utilisé n'importe comment, comme le verbe aimer, mais cela n'en reste pas moins vrai.
Et tes yeux s’éteignirent, ne laissant que deux iris aussi bleu que ce mot. Je murmurai si bas, en réponse à cette interrogations, que je ne sus pas si tu m'entendis.

Red. Un rouge à t'en faire exploser la rétine, à te frapper la tête contre les murs alors que tu tombais à genoux pour la prendre entre tes mains, luttant pour que cette couleur ne t'envahisse pas.

Cette bulle hors du temps éclata en même temps que ton rire, dont la vulgarité n'était que plus agressive par contraste. Je laissai mes mains sur ses cuisses, un sourire amusé à défaut d'être joyeux au bord des lèvres, avant de me saisir les côtes avec. Me tordant d'un rire un peu fou, toujours à genoux.  

T'es sérieux? T'as vraiment peur de me souiller. Non rien à faire, le ridicule de la chose n'était que trop risible. Alors que j'me suis sali les mains tellement de fois que çà m'étonne encore de ne pas tâcher de rouge tout ce que j'touche?

Car si je suivais sa logique, on était souillé, peut-être pas par le même liquide et moi
bien plus que lui. Encore une fois, nous nous opposions, son dégoût de soi contre ma fierté. Sauf que je savais qu'il ne pouvait me salir tout comme je ne pouvais le lui faire, tout comme nous ne pouvions pas corrompre les autres. Car cette souillure, pour peu qu'elle existe et qu'elle ne soit pas le fruit de nos remords, était en nous. Seuls les personnes qui se sentaient trop propres pour nous pouvaient se sentir sales à notre contact et je ne m'estimai pas trop propre pour lui tout comme je ne m'estimai trop sale pour personne.
Mon rire s'éteignit comme il était venu. Il y avait un tel décalage entre ce que me disait sa bouche et ce que me disait ces yeux. Une musique me vint à l'esprit, une chanson qui m'avait marqué dès la première que je l'avais écouté tant je l'avais trouvé vrai. Je passais mes mains derrière sa nuque, sa tête, le rapprochant contre moi pour susurrer à son oreille.

My body is a cage that keeps from me from dancing with the one I love, but my mind holds the key. I'm standing on a stage of fear and self-doubt. It's a hollow play but they'll clap anyway.

Ma voix à moi était basse lorsque je chantais, presque rauque, parfois éraillé. Une voix aussi sombre que la sienne était claire. Une voix qui avait vécu, une voix qui s'était brisée et réparée plus d'une fois.
Je le lâchais, me levant du lit en le toisant moqueur. Le MP3 qui nous liait depuis tout à l'heure retomba sur le lit.

Dommage pour toi Blue Boy, tu sais pas ce que tu rates. Reste donc avec ton dégoût et ton envie. Quant à savoir si on ne fera jamais rien ensemble... Je m'avançai vers la porte, lui tournant le dos. Tant qu'il laisserait ce dégoût où je ne sais quoi prendre le pas sur ses envies, il n'avancerait pas. Il resterait un garçon bleu.

Ca ne dépend pas que de toi. Never say never.

_________________
Sacha te parle en français, t'insulte en anglais et t'aime en russe. Tout çà en #00ccff

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 53
Date d'inscription : 30/07/2014
Localisation : Facebookin' with ur brother

Carte d'identité
Groupe: Détenus
N° de Cellule :: #001

MessageSujet: Re: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco. Jeu 11 Sep - 7:55


  • Tes mains étaient jointes en une attitude sainte alors que tes yeux trop bleus le fixaient avec toute l’incompréhension du monde. Dans les vagues marines de tes yeux, son image était là, tatouée sur chaque pupille. Tu le regardais avec tellement d’intensité que l’on aurait pu croire que tu lui en voulais. T’avais l’air serein, foutrement serein. Ouai, à te voir comme ça l’on aurait dit un ange. Un ange à la peau blanche, blafarde et aux cheveux trop pâles. Un ange déchus, au regard morne, triste, larmoyant mais à l’apparence sage. Un peu comme un enfant, cachant bien son jeu. Un peu comme une pute dans la tenue d’une vierge. Mais tu le sais Draco, tu le sais tellement bien et nous le sachons tous. Jamais la pute ne sera vierge et un enfant, ça grandit, ça vieillit tellement mal. Tu as été un enfant qui a grandi trop rapidement, ou qui au contraire n’a jamais eu l’occasion de vieillir correctement. Alors te voilà, emprisonné dans tes désirs d’enfant, avec tes manières d’enfant et ton humeur lunatique presque effrayante. N’ayant plus pour toi que le sarcasme et ce mutisme presque parfait, ainsi que ces quelques graines de folies qui s’éparpillent ici et là. Hors de cette pièce, tout est ennuyeux à en crever et même baiser était devenu lassant, mais putain Draco, putain. Ça ne fait même pas une semaine que t’es emprisonné et ta vie n’a jamais été passionnante. Alors pourquoi, qu’est ce qui a changé Draco ? Dis-moi, ne te cache pas. Dis-moi qu’est ce qui a changé. Pourquoi désires-tu ce rouge autant alors que quelques jour avant tu avais laissé tomber, tout laissé tomber. Alors que tu avais baissé les bras, alors que ta gorge sèche avait oublié comment formuler des sons, comment chanter. Mais t’es là, t’es là face à ce mec que tu ne connais ni d’Adam ni d’Eve à lui raconter ta vie et à agir comme une pucelle devant lui. Bordel ce que t’avais honte. Mais ce mec que tu ne connaissais pas, tu te sentais proche de lui. Tu ne comprenais pas l’origine de cette proximité, peut être le fait que vous soyez si différents mais ressemblants à la fois, tu n’en savais foutrement rien mais, les c’était fait, voilà. Au fond, tu le savais ce qui a changé, tu sais que quelque chose a changé. Ici entre ces quatre murs, ici dans cette prison et pour la première fois tu avais aperçu ton rouge bien aimé. Une flamme, cette flamme au fond de son regard, ouai, c’est ça qui te rendait ainsi à présent. Qui te rendait aussi dingue. Tu l’avais aperçu, c’était comme une fenêtre ouverte sur le paradis alors que tu crevais en enfer. Tu voyais le paradis dans ses yeux, tu voyais tout ce que tu souhaitais, tout ce que tu aurais voulu que ta vie soit. Tu voyais l’excitation que procure les cirques aux enfants, des milliers de chansons d’amour et une rage démesurée. Tu voyais tellement d’agressivité, tellement de sentiments qui contrastaient avec le creux des tiens. Deux billes bleues sans nuance et sans vie, une musique triste et répétitive. Les mêmes parole, le même mot répété en boucle, blue, blue, blue. Ce même satané bleu que tu détestais et que tu revoyais dans ces yeux. Mais non, ces yeux ne sont pas bleus. Sacha n’aurait jamais du avoir les yeux bleus, il ne pouvait pas.

    « Regarde-moi Sacha, toi qui veux me comprendre. C’est facile, très facile, je suis un homme facile. C’est marqué sur mon front. Est-ce le brouillard qui t’empêches de m’apercevoir ? Est-ce autre chose ? Je n’en sais rien. Mais regarde-moi bien,  je suis déjà tout au fond. Je suis au fond du gouffre, tout comme toi, tout comme ceux qui sont ici. On m’a poussé dans ce putain de trou où le froid est glacial et puis, il a fallu que tu viennes. Il a fallu que tu sois là, sous mes yeux et que les tiens me narguent avec leur rouge précieux. Oui, qu’est-ce que j’ai fait pour l’avoir ce rouge ? Quoi que je fasse ça ne sera rien pour toi, hein. Peut-être que toi aussi t’es un gosse, j’en sais rien. J’en sais rien Sacha, j’ignore tout de ta langue, j’ignore tout de la passion, des sentiments qui sont trop fort, de la haine, du ressenti, du désir. Alors apprends-moi. »


    Le rouge, c’est ta couleur, Sacha. Et putain, j’aime comment ça sonne sorti de ta bouche. Mais tu sais ce que j’aime moins ? C’est quand tu souris avec cet air moqueur, quand tu éclates de rire comme si je venais de te raconter la blague du siècle alors que non. Bordel.


    Toi, tu le regardais avec ce regard dur, le regard d’une maîtresse. Et encore, lorsqu’il prononça ces mots. Ce que tu ne savais pas et ce qu’il ne savait pas aussi, c’est que toi, t’as peur. Tu aimes le rouge autant que tu ne le crains. Tu as peur de la passion, tu ne t’es jamais aventuré dans les bois et tu t’étonnes quand tu te fais piquer par une abeille ? Il y’a énormément de choses qui t’effraient. Mais Sacha ne te fais pas peur, il ne te veut pas du mal, ce qui te fais peur c’est cette tâche rouge qui t’attirent tant et que tu as peur de frôler. Elle t’effraie mais tu sais que tu vas tout de même tomber dedans. Tu avais bon désirer  cette flamme, la désirer à en mourir. Tu savais que tu allais te brûler les doigts et pourtant...Tu la réclames.
    Il se tut, ses mains glissèrent vers ta nuque, te brûlèrent la chair. Tu frisonnais, tout ton corps était tendu sous son contact. Tu aimais quand il te touchait, tu détestais quand il le faisait. Vos visages étaient proches, trop à ton goût et tes joues chauffèrent comme une adolescente.

    La voix du blond raisonna dans ta tête, et risquait de le faire pour de longues heures, encore. Tu crus qu’elle flirtait avec toi, sa voix, fuck, elle était tellement profonde, ce genre de voix dont on se rappelle, encore et encore. Les paroles t’arrachaient un énième frémissement, encore une fois. Tu ne connaissais pas la chanson, mais peut importe. Les paroles sonnaient tellement réelles à tes oreilles, tu crus qu’il parlait de toi.

    « I saw red »


    Regarde-toi, Sacha. T’es là, d’vant moi et tu as ce putain de sourire moqueur aux lèvres alors que je la ferme. Tu veux me comprendre, mais tu m’comprends souvent. Rah, j’ai envie de chialer. Arrête de me regarder comme ça. Arrête de me narguer, toi et ton putain de rouge.Puis, tu te retournes alors que je reste planté comme un con, à regarder ton dos. Non, non, non, pas encore une fois. Toi, t’sais t’es sûrement ce genre d’imbéciles qui recommecent toujours les mêmes erreurs encore et encore, parce que pour toi ça n’a jamais été des erreurs, justement. Mais j’suis pas comme ça Sacha. Non, je le laisserai pas filer ce putain de rouge, je l’aurai, tu verras. J’ai accepté le défis après tout.


    Tu serrais les poings et tu te relevais avec brusquerie. Ton regard était perdu, et tu ne savais même pas ce que tu faisais, pourquoi tu le retenais, pourquoi tu l’avais obligé à se retourner. A te regarder fixement dans les yeux alors que putain, t’avais honte. Tu avais honte de t’énerver pour ça, puis, t’énerver, pourquoi ? Un grand point d’interrogation, tes sourcils étaient froncés et tu lâchais d’un ton agressif, tu lui en voulais, non, tu t’en voulais ;

    « T’es qui bordel ?! »


    Ta voix était pleine de détresse, mais tu avais l’air de t’énerver à l’entente de surnom qu’il avait prononcé. Du bleu, du bleu, du bleu, encore et encore. Tu en avais marre, putain, tu en avais marre !

    « Pourquoi est ce que c’est comme ça ?! Alors que je croyais que tout était fini, alors que je me disais qu’entre ces murs j’allais oublier, toutes ces putains de désirs de gamin que j’ai toujours eu. Je me disais que c’était fini, qu’il n’y avait plus rien à faire, je mentais et je croyais à mes mensonges. Je me répétais des putains de phrases qui sonnaient faux en boucle jusqu’à ce que que ça sonne vrai, et j’ai réussi à m’en dormir enfin et à trouver la paix puis, tu arrives comme ça. Pouf ! »


    Tes yeux écarquillais étaient plein d’incompréhension, tu voulais de l’aide, tu n’en demandais pas ;

    « Tu arrives comme ça avec ton putain de rouge et…Et tu fous tout en l’air ! Avoue que t’avais l’air tellement fier quand t’as débarqué comme ça, quand tu te vantais que certain préfèrent ne jamais t’avoir rencontré, hein ?! Tu débarques avec cette putain de haine dans ton regard et…Tu me troubles, et je recommence à le vouloir de nouveau, et  puis tout s’effondre…Tout redeviens comme avant et je recommence à désirer comme ça sans réellement le faire, quelque chose que je n’ai jamais connu, que je n’ai jamais frôler et..et.. »


    Les mots te manquèrent, se perdirent au fond de ta gorge. Tu reculais légèrement comme touché par la foudre. Tes yeux étaient liquides et tu sentais que tu étais au bord de la crise de nerf. Quand est ce que t’es devenu aussi sensible. Putain, tu te faisais peur, on aurait dit un cinglé ou une adolescente en crise, pathétique tout ça. L’adolescence c’est déjà passé depuis un bout de temps Draco. Tes cheveux retombaient devant tes yeux qui avaient cette même couleur, tes yeux qui n’avaient jamais semblé si..

    « - Pourquoi est ce que tu fais ça ?! Pourquoi est ce que je  m’énerve contre toi bordel tu m’as rien fait. C’est moi qui..qui…Je.. . »


    Pris d’une pulsion soudaine, tu le plaquais contre la porte, vous aviez la même taille, c’était assez drôle. Tu avais perdu tellement de poids dernièrement, l’on aurait cru pouvoir te briser, même si au fond de tes yeux et pendant un instant quelque chose s’était remuée. Tu ne comprenais rien, rien, rien. Cet endroit te rendait dingue. Tu allais céder. Si facilement, honteux.

    «- Fiche moi la paix Sacha »


    C’est trop tard maintenant.


    Tu diminuais la distance séparant vos lèvres, ton emprise était assez faible, tes yeux honteux étaient fermés, tu t’es brûlé les lèvres. Tu ne savais pas pourquoi tu faisais ça mais ton cœur se serra. Tu n’embrassais pas lorsque tu couchais, c’était quelque chose de tout à fait nouveau pour toi. Il aurait très bien pu te repousser, tu te serais laissé faire, car au fond c’était un acte de folie, mais putain ce que c’était bon. Ce baiser avait le goût de tes cigarettes et celui de ton sang. Tu reculais d’un pas ensuite, tu avais honte encore une fois. Honte honte honte. Tu le regardais dans les yeux comme un enfant pris en faute ;

    On a poussé le jeu un peu trop loin et tu ne te comprenais plus toi-même, entre ce que tu voulais et ce que tu ne voulais pas. Tu y tenais tellement hein, ta paix, mais tu voulais tellement qu’il reste. Décide toi bordel.

_________________

It's love at first bite baby~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 78
Date d'inscription : 04/07/2014

Carte d'identité
Groupe:
N° de Cellule ::

MessageSujet: Re: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco. Ven 19 Sep - 9:18

Qui je suis?
Svoboda, Aleksandr, Sacha.
Un gangster, un trafiquant, un meurtrier.
Un balafré, un croyant, un prisonnier.
Qui je suis pour toi? Tout çà, autre chose, les deux à la fois? Un type qui débarque avec ses certitudes et qui fout en l'air les tiennes à coup de rangers? Un mec qui te force à te remettre en qusestion, car il ne veut pas traiter comme les autres, comme toi? Un inconnu qui t'oblige à te remettre en marche quand c'est tellement plus facile de s'arrêter ici, d'oublier qu'il y a une différence entre vivre et survivre?
T'es un putain de puzzle et j'me sens à deux doigts de le reconstituer, alors que j'suis pas sûr de comprendre ce qu'il représente. Ou l'inverse. Pourtant t'es facile à piger non? Un garçon facile. Ce que tu es ou ce que tu parais?
Tu me surpris lorsque tu nous forças à nous affronter. De la colère, enfin, l'espace d'un instant tu devins plus red Blue Boy. Et tu me déversais dessus toute cette colère, qu'elle aille rejoindre la mienne, et je restais là à te regarder, à regarder tous ses sentiments qui animaient tes yeux, ces sentiments qui m'avaient animés aussi un jour avant que je comprenne que cela ne sert à rien que ce n'est pas comme ça que je devais les utiliser.
Tu avais trouvé la paix tu dis? Non, tu t'étais juste endormi car c'est tellement plus facile de fuir et je t'ai réveillé parce que la facilité n'a aucun intérêt, c'était moi comme ça aurait pu être un autre.
Et il se perdait, c'était comme avoir un gars qui se noyait devant mes yeux. Un gosse aurai-je pensé, s'il ne m'avait pas poussé et sa force était bien celle d'un homme. Je ne réagis pas lorsqu'il m'embrassa, tout juste je me raidis un peu entre lui et le mur, j'étais pas le genre de mecs qu'on embrasse, pas comme çà.
C'était pas désagréable et c'était ça le pire, quelque par on avait dérapé et je n'avais rien vu venir, lui aussi j'pense et je n'aimais pas çà, pourquoi je me sentais déstabilisé alors qu'une connerie de ce  genre n'aurait même pas dû m'atteindre?
Lorsqu'il augmenta la distance entre nous d'un pas, je la franchis et saisis Drako au niveau des bras, lui jetant mon trouble au visage:

Mais merde, qu'est-ce que tu m'veux à la fin? C'est toi qui a débarqué, qui a vu ma haine et qui a trouvait ça... beau.

Qui a été intrigué par mon rouge tout comme j'ai été intrigué par ton bleu. Nous avons voulu savoir pourquoi, qui avait voulu comprendre, connaître. Ensemble, nous l'avons fait ensemble alors assume bordel !, arrête de fuir, t'as pas encore compris que tu ne peux pas? On peut fuir une prison mais pas nous-même car notre corps est une cage.
Je serrai ses bras, il aurait sans doute la marque et je m'en foutais, le rapprochant, de nouveau nos lèvres n'étaient plus qu'à quelques centimètres l'une de l'autre.

Sauf qu'elle est moche ma haine, elle est hideuse, putain mais tu crois quoi? Que c'est tellement génial d'être plein de colère, de... de sentiments ou je n'sais quoi que tu risques de t'y prendre, d'être submergé par ce rouge qui te fait tant rêver?

Non, je n'en étais pas fier, j'avais juste énoncé un fait. J'avais bousillé tant de gens que ce soit de mes mains, avec ma came, mes armes ou mon gang. Et je pourrai bien l'abîmer aussi, ce garçon bleu en face de moi.
Brusquement, je le repoussai, avec une telle force qu'il en tomba par terre. Nous avions la même taille mais il faisait si maigre, même à côté de moi. J'aurai pu le casser, ça serait tellement simple, trop.
Si lui étais trop vide, moi j'étais peut-être trop plein, les contraires s'attirent et nous nous envions nos couleurs respectives, le bleu était reposant et le rouge crevant, voilà c'est j'étais crevé, peut-être bien avant de foutre les pieds à Alvena mais ici c'est bien pire car l'ennui te bouffe et te laisse seul avec toi-même.
Je me mis à genoux au dessus de lui, plaquant mes paumes de chaque côté de sa tête.

Grandis Draco, la vie n'est pas un de tes contes de fée, it is ugly, cruel and pitiful, alors arrête de la rêver et vis la, c'est tout ce que nous pouvons faire. Décide toi, que veux-tu? Aie le courage de vivre, laisse moi remplir un peu de ce vide.

Laisse-moi te faire goûter à ce quelque chose qui te fais une peur bleue.

M'asseyant sur ses hanches, je le saisis par le haut pour le redresser avec moi et à mon tour je posais mes lèvres sur les siennes, l'embrassant jusqu'à en avoir le souffle coupé, avec tout le feu qui me continuait à me dévorer intérieurement.  

Comme si tu voulais le tirer de là, ce garçon qui se noie, mais qu'est-ce que tu fous Sacha? Tu ne peux pas l'aider, tu n'es même pas capable de de t'aider toi-même, tu peux juste le brûler, il va se consumer avec toi.
Mais dans le fond, c'est peut-être ainsi que cela doit se terminer. Ce que vous voulez tout les deux.

_________________
Sacha te parle en français, t'insulte en anglais et t'aime en russe. Tout çà en #00ccff

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 53
Date d'inscription : 30/07/2014
Localisation : Facebookin' with ur brother

Carte d'identité
Groupe: Détenus
N° de Cellule :: #001

MessageSujet: Re: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco. Ven 19 Sep - 20:04

  • « Tu es là, je te vois, je t’entends, je te regarde et j’ai bon te regarder des milliers de fois. Scruter tes yeux sans fond des milliers de fois, me noyer dedans pour y découvrir à chaque fois mon visage pris dans ce rouge qui me donne envie de mourir. Je te regarde, je te vois, je reçois tes mots comme des gifles en pleine figure, ils m’atteignent, un peu, mais pas comme elles devraient le faire. Encore une fois devant moi tu es ici. Je regarde tes cheveux qui retombent devant tes yeux négligemment, je me délecte de la vision de cette brûlure sur ton visage, elle me touche, énormément, tu me touche, mais pas comme j’aurai voulu que tu le fasses. J’sais pas, de toute façon, depuis que tu es apparu, et c’est d’ailleurs foutrement ironique, depuis hier. Depuis hier, que je te connais Sacha, et pourtant, tu remplis toutes mes pensées, tout mon champs de vision, quand t’es là, les voix dans ma tête s’atténuent et je n’en entends plus l’écho ni la voix. Tu es là, et de ta simple présence tu les efface, tu les balayes d’un coup de main, comme ça. Tu les coupes en deux comme une main coupe le sable et il n’en reste plus rien. Il ne me reste plus rien de moi-même, tu as déjà tout pris ou rien du tout. Quand t’es là, plus rien n’est sûr, plus rien n’est clair dans ma tête, je ne sais pas, je suis perdu. Et toi tu sembles si assuré ou alors tu t’en donnes l’air et ça m’énerve. Oui, ça m’énerve, putain, je suis..En colère ? Peut être que non. Je t’ai déjà dis que je n’étais pas sûr, je ne sais plus faire la différence, plus à faire le vide dans ma tête je suis fatigué je n’ai qu’une envie que tu te casses et pourtant regarde-moi, je te retiens comme si j’avais besoin de toi. J’ai besoin de toi Sacha, pour me montrer quoi faire, pour me guider, pour me tirer d’ici ou alors pour m’enfoncer davantage et putain ce que j’aime ça, ce que je t’aime toi quand tu fais ça. Toi et ton putain d’air arrogant, sûr et égocentrique. Je devrais compter le nombre de fois où je me dis que je ne sais rien devant toi, car c’est vraiment, vraiment nombreux. Toi tu me donnes l’impression de tout savoir, alors que c’est probablement faux ou alors totalement vrai, dans les deux cas, c’est chiant. T’es chiant, vraiment Sacha. Mais je sais pas, je t’aime bien, t’es étrange, attirant, t’es tout ce que je rêvais d’avoir. Une vie pleine d’aventure, ou peut-être que pas car te voilà, ici, m’offrant de sortir de ce bleu mortel et moi, ce que je fais ? Je me défile, putain ce que je me déteste d’avoir tout le temps peur comme une tapette. Pourtant j’ai tout le temps l’impression que bordel, je pourrai le faire, que j’en suis capable puisque j’en meurs d’envie, mais je suis tout bonnement pris entre cette envie de t’embrasser et celle de m’enfuir la queue entre les jambes. »


    Il a fallu que tu cèdes, tu l’as fait et pourtant, tu n’étais pas spécialement fier tu te sentais faible tu avais honte tu avais peur de lever les yeux comme ça et de le regarder en face. Tu ne regrettais pas parce que ce eut été foutrement bon, mais tu avais peur, encore une fois cette peur. Tu en avais marre à la fin. Tu l’avais faiblement embrassé, sans réelle conviction ou insistance, tu ne l’avais pas forcé au fond, tu l’avais juste fait, comme ça, car t’en avais envie, car tu mourrais d’envie d’embrasser ces lèvres qui s’offraient à toi. Tu avais fermé les yeux, tu n’avais pas envie de le regarder tu avais peur, et puis, il n’avait pas réagi. Il était raide comme glacé et tu eus l’impression d’embrasser un mort si ce n’était pas ce feu qui te brûlait intérieurement. Honteux, tu reculais, lentement, comme effrayé et tes yeux scrutèrent la surface grise à tes pieds. Tu le sentis te saisir, te forçant à le regarder mais tu évitas son regard, tu n’avais pas de réponse à lui fournir, aucune réponse. Ni une à fournir à toi-même. Alors tu te tais, tu ne dis rien et tu attends. Tu attends parce que c’est tout ce que tu peux faire, attendre encore et encore. Soudain, son emprise sur ton bras te fit relever la tête.

    « Arrête, tu me fais mal.. »

    Tu le regardais apeuré de sa réaction, et il te balança encore une fois ses mots à la face mais tu fus surpris. Quoi ? Son visage n’était pas celui auquel tu t’attendais à voir, il avait l’air troublé. La confusion se lisait sur son visage et pour une fois tu te dis qu’il ne savait pas non plus. Que lui n’avait pas non plus la clé. Qu’il était peut être aussi perdu que toi, ou pas, peut être juste perdu, qu’il était confus, lui aussi et ça te rassurait. Cela te faisais étrange, surtout. Il serra davantage et tu grimaçai légèrement, il te rapprocha de lui et vos lèvres n’étaient plus qu’à quelques centimètres.

    Tu frisonnais à ces mots et tu te retrouvais rapidement à terre les marques de ses doigts sur ta peau blême. Son toucher était encore vif, encore là sur tes bras, tu en frémis.

    Non, Non Sacha, il n’est pas hideux ton rouge, il est foutrement excitant, intriguant, fascinant et tout ce que tu veux, il m’attire, tu m'attires. Je sais pas, mais j’ai l’impression que je vais chialer quand je rentrerai dans ma cellule, seul, j’ai l’impression que je me sentirai plus seul que jamais, mais là, je n’y pense pas, je n’y pense plus, je ne pense qu’à toi. J’sais pas, je me sens vraiment niais, j’ai l’impression d’être…

    Il se mit à genou face à toi et tu le regardais encore avec cette peur dans le regard. Pas de lui, mais de toi. Tu étais contradictoire, une contradiction, énormément, tu ne savais même pas ce que tu allais faire tout se passait si rapidement tu en perdais la tête, tu n’en pouvais plus.

    Grandir ? Je ne peux pas grandir, je ne veux pas, je veux cette vie rose et pleine d’aventure. Lallalala, quand j’étais gosse et que je voulais pas entendre ce que les adultes disaient je fermais juste les oreilles et je croyais que comme ça je n’allais plus avoir à faire ce qu’ils me disaient. Tais toi Sacha, c’est pas comme si tu étais moins un gosse. A..arrête !

    Que-veux tu, Draco ?
    Je ne sais pas ! Je ne sais pas…J’ai..peur…



    -Je..ne sais pas j'ai..


    Tu n’es pas le temps de finir, celle de Sacha s’écrasa sur la tienne et tu n’eu pas le choix, tu te laissas complètement aller à la caresse sensuelle de sa langue contre la tienne. C’était quelque chose de nouveau, une sensation nouvelle qui éclata dans tes reins. C’était, juste…Wow.

    Ton cœur battait la chamade et tu crus pendant un instant qu’il allait se dévisser et quitter ta poitrine pour rouler ici bas à tes pieds. Il avait enlever son T shirt pour que tu puisses le soigner, et il ne l’avait pas repris depuis, tes mains s’attardèrent timidement sur son torse puis lorsqu’il se retira tu le regardais avec de grands yeux surpris mais voilés par l’envie. Une de tes main s’aventura automatiquement dans ses cheveux blonds.

    -Oh, Fuck off.


    Pendant un instant tu roulas des yeux avant de le regarder encore une fois en face Tu semblais plus…Décidé peut être. Tu eus un petit sourire en coin ensuite, en posant un doigt sur ses lèvres, puis l’air un peu malicieux tu ajoutais sur un ton joueur ;

    -Et tu sais quoi, je le trouve toujours aussi attirant ton rouge.


    Tu grimaçais, ayant l’impression de lancer une pick up line horrible ou quelque chose du genre. Tu étais un peu embarrassé par votre proximité même si cela ne t’arrivais qu’avec Sacha, peut être car lui, tu le connaissais plus que les autres ou peut être qu’au contraire tu ne le connaissais même pas un peu. Peu importe, tu n’avais pas de temps à perdre en pensant à ça maintenant.

    Mon nom à sa bouche sonnait différemment à présent, qu’est ce que ça signifie ?

    -Que je me décide..Hum. Je ne compte pas grandir, je t’assure, ce n’est pas l’envie qui manque, mais je n’ai jamais réussi, ça ne changera pas, je crois que je serai éternellement gamin, l’idée ne me déplait pas. Par contre, je crois que je me suis décidé, finalement.


    Tu avais prononcé ta phrase en un soupir presque agacé. Tu enchaînas ensuite sur un ton plutôt différent, un peu provocateur ;

    -Je vais me laisser faire car je n’ai pas le choix au fond, tout ça était foutrement prévisible. Je crois que mon envie a surpassé ma peur et ma raison. Fais-moi vibrer, Aleksandr.


    Tu susurrais ceci au creux de son oreille.
    Sur le moment, tu n’avais plus peur.

    Je n’ai plus rien à perdre depuis l’instant où j’ai foutu le pied à Alvena.


_________________

It's love at first bite baby~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 78
Date d'inscription : 04/07/2014

Carte d'identité
Groupe:
N° de Cellule ::

MessageSujet: Re: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco. Lun 29 Sep - 0:37

Je ne savais pas ce qui m'avait pris, de lui rendre son baiser, j'en ai eu envie, c'est comme çà, peut-être voulais-je continuer à voir ces sentiments dans ces yeux, savoir que c'était moi qui les lui faisait ressentir. Ou peut-être que je voulais juste le sentir contre moi, pas plus compliqué que çà. J'avais agis sur un coup de tête, franchement quand je l'ai vu hier, j'étais à dix mille lieux de penser que ça se finirait ainsi. Mais au final, pourquoi pas?

Dieu, que c'était bon.

Son coeur battait contre mon torse, est-ce qu'il pouvait sentir le mien sous ses mains? J'avais l'impression d'avoir quelque chose de fragile entre mes bras, c'était étrange comme sensation. Et je voulais que ça continue, ses mains sur moi et sa langue contre la sienne.
Pourtant je finis par rompre le baiser, car bon, il faut bien respirer, et je le regardais, un sourire amusé aux lèvres. Il était incroyable sexy avec son regard et sa vulgarité.
Taquinant avec ma langue son doigt posé sur ma bouche, je l'écoutais, toujours ce sourire aux lèvres. Il avait l'air si différent du Drako d'il y a à peine trois minutes, du gamin apeuré en train de se noyer il était passé au sale gosse provocateur. Et le changement ne me déplaisait pas, qu'il ne grandit pas si ça lui chante, du moment qu'il assumait ce qu'il ressentait. Et là, ses yeux ne laissaient aucun doute.
Je répondis à son ton provocateur par un ricanement un brin moqueur, ma peau frissonnant sous cette voix sensuelle que j'avais hâte d'entendre crier et gémir.

Comme çà, sur le sol? A tes ordres.

J'avais dit que je ne le sauterais pas aujourd'hui, lui qu'on ne ferait jamais rien ensemble, comment avons-nous pu croire un seul instant ces conneries? Bordel oui, au fond, c'était si prévisible, tellement que je n'avais rien vu venir et alors, merde tant pis si pour une fois je me conduisais comme un putain de cliché. Je te veux Draco, pas seulement ce qu'il y a en toi, mais aussi ton corps, je te veux entièrement.
Mes mains, qui étaient restées sagement sur sa taille depuis le baiser, se débarrassèrent de son T-Shirt d'un geste impatient, l'envoyant voler à travers la pièce.
Un instant, je posais mon front contre le sien. Je parlais trop, j'avais compris, mais j'aurai voulu lui dire que je ne lui ferais pas mal, mais je ne faisais pas de promesses que j'étais sûr de ne pas pouvoir tenir. A la place, je lui dis ceci, un vrai sourire sur le visage:

Tu n'as pas à avoir peur avec moi. Jamais.

Puis de mes longs doigts, je m'attaquais à la ceinture avec l'aisance que donnait l'habitude tandis que ma bouche traçait un chemin le long de son cou jusqu'à sa clavicule, embrassant la peau tendre. La mordillant avant de passer la langue dessus pour la soulager un peu de toute cette chaleur. Je le sentais brûlant ou peut-être était-ce juste l'effet de ma peau contre la sienne. J'étais sincère, j'étais sans doute pas très doux dans mes gestes mais malgré tout, je restais bien plus délicat que bien de nos amants. Je ne voulais pas revoir la peur dans sa voix ou des yeux. Je l'avais coupé en posant ma bouche contre la sienne mais j'étais sûr que c'était ce qu'il allait dire. Et là, je ne voulais lui faire ressentir que ma passion et mon désir, le bien dans ce qui me brûlait. Le réchauffer avec ce qu'il y avait de beau dans mon rouge pour faire fondre ce qu'il y avait de moche dans son bleu.

Toujours un genou posé de chaque côté de ses hanches, j'entrepris de lui enlever son jean, puis son sous-vêtement, redressant la tête pour admirer un instant ce corps qui m'était offert. Il était beau, vraiment, même si les traces des autres gâchait un peu le tout, surtout que ce n'était moi qui les lui avait faites.
Dédaignant son membre, je glissais mes mains sous ses fesses, le soulevant un peu pour le coller contre moi. L'érection qui déformait mon futal en une bosse qui se frotta contre l'intérieur de sa cuisse, en une sensation aussi agréable qu'irritante. Je ne m'étais pas fait sauté depuis longtemps et mon corps me le rappelait.
ID'un mouvement brusque, ignorant le frottement douloureux de ma queue contre le tissu, je me relevais pour aller le plaquer entre mon corps et le mur, l'embrassant fougueusement avant de lui susurer à mon tour à l'oreille.

T'es vraiment bandant Drake.

Ça sera une joie de te faire vibrer jusqu'à ce que tu te pètes les cordes vocales.

_________________
Sacha te parle en français, t'insulte en anglais et t'aime en russe. Tout çà en #00ccff



Dernière édition par Aleksandr K. Svoboda le Dim 5 Oct - 19:41, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 53
Date d'inscription : 30/07/2014
Localisation : Facebookin' with ur brother

Carte d'identité
Groupe: Détenus
N° de Cellule :: #001

MessageSujet: Re: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco. Dim 5 Oct - 17:20

  • Tu le sentais dans son regard, dans sa façon de te regarder. Dans son toucher qui te brûlait la peau et qui te l’arrachait. Tu avais la sensation d’être un peu plus nu quand il était là, devant toi. Tu étais encore plus dénudé quand c’était lui qui te faisait face, quand c’était lui qui te regardait. Parce que ce n’était pas juste ton corps qu’il avait mis à nu mais aussi ton âme. Cette situation t’avait fait tiquer au début, cela t’avait un peu dérangé car ton pauvre âme était pudique, telle une midinette coincée, tu te cachais sous tes rires vulgaires et ta face de putain. Sous l’extravagance de ton apparence qui déviait l’attention de ce que toi, tu étais. Mais là, tes masques tombaient et il connaissait toutes tes faiblesses, peut-être qu’il n’arriverait pas à te reconnaître demain, mais là et en ce moment, tu avais l’impression qu’il pourrait lire en toi par un simple regard. Et pour une fois cela ne te dérangeait pas. Une émotion étrange éclata en toi, une sensation nouvelle, l’appétit de la chair se faisait de plus en plus intense et son regard dans le tien trahissait un désir sourd et farouche. Ce désir dans son regard, cela te touchait, t’excitait, cela te donnait envie d’en avoir encore et encore. C’était la première fois que tu le ressentais, si intense contre ta peau. Si…Réel. C’était magique, ça te rendait fou et te faisait perdre la tête, tu n’avais qu’une envie, celle de t’abandonner à lui entièrement, celle de t’oublier entre ses bras et tu en avais honte. Il avait la clé entre les doigts, la clef de ta cage, de ces menottes autour de tes poignés, la clé de cette serrure sur ta poitrine qui t’empêchait de respirait. Il la tenait entre ses doigts et avait réussi à libérer ce qu’il y’avait de plus enfoui au fond de ton être. Tu te sentais comme neuf entre ses bras, comme étranger à ton propre corps. Cette pseudo impression de pureté était totalement étrange et peut être même dérangeante, tu n’étais plus toi-même. Tu avais oublié Draco, tu avais oublié ce Draco aux yeux bleus et aux cheveux tintés de cette même couleur maudite. Tu avais oublié ce Draco, tu t’étais oublié avec lui. Plus aucune once de peur, plus rien, tu étais vide et comblé. Comblé par des sentiments que tu ressentais pour la première fois, c’était con, ça sonnait cliché, certes. Mais tu n’avais jamais tant désiré un homme, tu avais l’impression qu’avec lui, tu ne l’auras jamais et pourtant, voila ces mains de chaque coté de ta taille, incendiant ton être, corrompant ta chair déjà marquée par eux. Tu ne voulais plus que lui, tu ne souhaitais plus que lui, tu ne pensais qu’à lui, tu ne désirais que lui.


    Plus que sa voix au creux de ton oreille, plus que ce souffle brûlant qui te nouait les tripes, plus que ces deux océans bleus qui t’aspiraient. Plus que ce rouge qui te consumait, une envie folle qui te prenait. De l’embrasser, d’enfoncer tes ongles dans sa chair, de le sentir en toi. Tu avais l’impression de tenir son cœur entre tes mains tellement tu le sentais palpiter contre celles-ci. Tu te sentais accro à l’opium de ses lèvres au venin de ses yeux qui cherchaient sans cesse les tiens, tu te laissais faire. Entièrement, tu te voyais brûler de passion, tu laissais le feu te dévorer petit à petit et les yeux mis clos les murs autour de toi disparurent. Tu avais déclenché l’incendie, tu ne craignais plus la fumée. Quelque chose éclora en toi.

    Le contact de ses mains contre ta taille était des plus agréables, sa peau chaude contrastait avec la tienne si froide. Tu avais l’impression de fondre comme de la neige entre ses mains. Là, devant toi, il eut un sourire si sincère qui te fis légèrement froncer les sourcils, c’était beau. Il te disait que tu ne devais avoir peur, et tu te demandas l’espace d’un instant si ça aurait été pareil si ce n’était pas toi ou lui. Tu te demandais si ça aurait été pareil si c’était un autre homme qui avait posé ses mains sur toi. Tu en aurais peut être eu envie, mais pas de cette sorte-là, ou alors tu aurais été dégoûté et tu l’aurais fait juste pas obligation. Qu’en était-ce pour Sacha ? Est-ce qu’il aurait prononcé ces mots ? N’importe qui aurait eu peur de Sacha, il semblait capable du pire, mais là, tu n’avais plus peur, tu envoyais tout chier car tout ce que tu savais c’était qu’il en avait foutrement envie et toi aussi.

    Tu sentis ses doigts descendre vers ton bas ventre et tu frémissais doucement sous ses doigts experts. Son regard coulait sur toi. Il te voyait, il voyait chaque partie de toi, tu avais un peu honte mais ce sentiment disparut aussi rapidement qu’il n’était apparu. Tu sentais ses mains saisir tes fesses te collant contre lui davantage, tu gémis entre tes lèvres au ressenti de son érection contre ta cuisse. C’était fou, tu avais l’impression d’être deux fois plus excité quand c’était lui et pourtant tu savais qu’il n’allait pas te faire du mal. Tu voulais qu’il te blesse, qu’il te déchire la peau, tu voulais qu’il te fasse du mal et pourtant. Ses lèvres contre les tiennent firent taire tes pensées, tu enroulais tes bras autour de ses épaules le sentant contre ta peau nue et brûlante. Son soupir au creux de ton oreille te secoua l’échine doucement. Tu eus un sourire malicieux le regard pendu à ses lèvres tandis que ta main se baissa jusqu’à se poser sur la bosse apparente. Sur un ton moqueur tu dis ;

    « Hum..Je vois ça, oui~ »

    Tu l’embrassas une énième fois tout en mordillant légèrement sa lèvre inférieure. Puis tes mains se posèrent sur son torse et tu le repoussais gentiment, te glissant doucement entre lui et le mur. Tu frôlais légèrement son torse dans ta chut, puis, une fois à genoux tu entrepris de défaire la boucle de sa ceinture en le fixant sans pudeur droit dans les yeux. Tu baissais son pantalon avant de poser les lèvres sur la bosse apparente dans son caleçon la taquinant de la langue. Après quelques minutes, tu libérais son membre dressé. D’une main experte tu le branlais légèrement avant de prononcer ;


    « Laisse-moi m’occuper de ça tout d’abord, d’accord ? »


    Tu passas ta langue sur tes lèvres l’air provoquant avant de mordiller ta lèvre inférieure déjà ensanglantée. Du bout de la langue tu vins lécher l’extrémité de son sexe le regard toujours fixe sur lui. Tu passais ta langue tout son long en descendant jusqu’à la base de son gland y infligeant de douces tortures pendant quelques minutes. Tu entrepris ensuite de le prendre entièrement en bouche, le sentant ainsi fondre à l’intérieur de toi te flattait et t’excitait énormément. Ton érection était de plus en plus douloureuse mais tu gardais tout de même un rythme propre mais irrégulier. Tu pris sa main la posant ainsi sur ta tête pendant que tu accélérais tes mouvements de tête. Cela dura pendant de longues minutes, tu te retirais ensuite ne souhaitant tout de même pas qu’il vienne dans ta bouche même si tu en doutais fort. Tu espérais de tout ton cœur lui donner du plaisir pour une fois.

_________________

It's love at first bite baby~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 78
Date d'inscription : 04/07/2014

Carte d'identité
Groupe:
N° de Cellule ::

MessageSujet: Re: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco. Lun 6 Oct - 1:05

Je ris à sa remarque, un petit rire joyeux avant qu'il ne reprenne mes lèvres. Serrant un peu plus fort son cul entre mes mains tandis que ces dents m'envoyaient des légères décharges de plaisir. Le rouge commençait à teinter cette bouche pleine et gonflée, cette peau pâle si facile à marquer. J'adorais le sentir flambant de désir, car le bleu peut aussi être une couleur chaude. Je n'avais qu'une hâte, me consumer avec lui, l'espace d'un instant volé à ces murs gris.  
Je pouvais sentir son sexe contre moi tandis que je me perdais dans son regard. Les yeux de Draco me rappelaient l'océan, là ils étaient une mer d'orage. Plus de peur, juste la passion. Tes yeux étaient une mer déchaînée, tes yeux étaient le ciel et il est en feu. T'es beau à en crever.
J'ai envie de te prendre durement contre ce mur, de t'empoigner jusqu'à ce que tu hurles mon nom, de douleur et d'extase. J'ai envie de me soulager en toi, de te brûler. C'était violent à m'en couper le souffle et c'est pour ça que je ne le ferai pas. Tu n'as pas à avoir peur de moi, ça aussi c'est une promesse et elle t'est destiné. Car j'en rien à foutre que les autres aient en ma présence, c'est leur problème pas le mien.

Puis il me repoussa et cela me passa. Je compris tout de suite ce qu'il voulait faire et je ne l'empêchais pas. Ma main passa sur ses épaule, sa nuque, cela faisait longtemps que ce n'étais pas moi qui m'était retrouvé à genoux devant un mec. Pas que j'aime pas, j'connais pas un gars qui déteste çà mais il en faut de la confiance pour laisser un type te sucer. Et ça, je pouvais bien la donner à Draco avant de le prendre.
Mon souffle ce fit plus haché alors qu'il me taquinait, mon érection était douloureuse à la limite du supporte et quand il la libéra pour la caressait, un râle de plaisir m'échappa.

T'es pas obligé.

Ce qui n'empêcha pas ma main se crispa sur son épaule. Putain, il était pas maladroit!
Sa langue sur mon gland me soulagea autant qu'elle me frustra, m'arrachant d'autre soupirs alors que mon autre main alla s'appuyer contre le mur. J'voulais plus, bien plus mais son petit côté pute ne semblait pas décider à le faire de suite. Enfin, il me prit dans bouche, je me cambrai un peu, lâchant seulement son regard alors que mes yeux se fermaient. Automatiquement, ma main se saisit de ses cheveux, les tiraillant au gré de ses mouvements et le temps de quelques minutes le silence de la cellule ne fut troublé que par les sons qui s'échappaient des lèvres. Je pouvais me sentir durcir dans sa bouche accueillante, et le voir s'occuper de mon membre sous mes paupières mi-closes n'arrangeaient rien.
Et alors qu'il me semblait que je ne pourrais tenir plus longtemps sans l'allonger sur le sol, il s'arrêta. Le voir accroupi devant moi, le membre rougi et dressé était une vision des plus désirables et je restais quelques secondes à le contempler, un léger sourire au coin des lèvres. Puis je tirais un peu plus fort sur les cheveux pour qu'il se redresse.

A ton tour maintenant, ça doit pas être super agréable.

Le sourire maintenant franchement allumeur, je me collais contre lui pour le bloquer contre le mur, nos deux membres l'un contre l'autre. Taquin, je donnais un petit coup de bassin tandis que j'appuyai contre sa nuque pour qu'il pose ses lèvres au goût de fer contre les miennes, léchant le sang dessus. Mes mains glissèrent le long de son corps en une langoureuse caresse avant de le saisir sous ses cuisses pour qu'il passe ses jambes autour de mes hanches.
Une fois sûr qu'il se tenait suffisamment pour ne pas aller se casser la gueule si je le lâchais, je saisis fermement la base de son membre avant de le branler en de grands va-et-vient.
Je continuais ainsi quelques minutes, embrassant la peau tendre et chaude de son cou où je pouvais sentir le pouls battre. Descendant vers la clavicule en laissant quelques suçons sur mon passage. Je me sentais aussi brûlant que la peau sous mes lèvres et lorsque je redressai la tête, je pus me voir excité dans son regard mes cheveux dissimulant la moitié mutilée de mon visage alors que dans l'autre mon œil brillait. Arrêtant mon mouvement de mon poignet, je caressais son gland, jouant avec la fente.

J'continue ou j'passe aux trucs qui font vraiment vibrer?

Ma voix était rauque de désir. Tout mon corps était tendu, plein d'une tension à peine contenue. J'appuyai ma queue contre ses fesses, me présentant à l'entrée. Comme je n'étais pas le premier à le sauter aujourd'hui, je ne l'avais pas préparé et je m'voyais mal le pénétrer par surprise. Même les mecs comme moi peuvent avoir un peu de respect pour leurs partenaires.

Lorsque j'eus son approbation, je posais une main sur sa hanche et l'autre dans les mèches teintées de bleu avant de m'enfoncer en lui. Lentement mais juste la garde, me mordant les lèvres jusqu'à les entailler pour ne pas gémir en sentant la chair chaude et humide se resserrer autour de moi.
Puis je fus entièrement en lui. Entièrement dans Draco. Deux mots m'échappèrent finalement, comme une plainte.

Suka Drake... Bordel. Que dire de plus?

Et je l'embrassai, presque tendrement, une main dans ses cheveux, prenant le temps de savourer ses lèvres.

_________________
Sacha te parle en français, t'insulte en anglais et t'aime en russe. Tout çà en #00ccff

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 53
Date d'inscription : 30/07/2014
Localisation : Facebookin' with ur brother

Carte d'identité
Groupe: Détenus
N° de Cellule :: #001

MessageSujet: Re: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco. Sam 11 Oct - 2:12

  • Plus que du désir de la passion.

    Une passion folle et violente qui te secouais à l’intérieur et qui brisait tous tes repères, les éparpillant ici et là jusqu’à ce que tu ne trouves plus où t’attacher, jusqu’à détruire ce mur illusoire vieux et grinçant sur lequel tu t’adossais sans savoir qu’un jour ça allait s’effondrer et que ce jour-là tu allais tomber. Ce jour était aujourd’hui et ta chute fut violente. Tu avais heurté contre le sol tellement fort que tu en avais oublié ces valeurs mensongères que tu t’amusais à vénérer jusqu’à ce qu’elles sonnent imaginaires. Tu avais quitté le ciel bleu fonçant droit dans les feu de la cheminée, mais tu n’avais pas peur, car en ce moment précis tu ne souhaitais qu’une chose, brûler encore et encore. Brûler de passion sans penser à après. De toute manière, tu n’as jamais été un penseur bien que tu pensais trop souvent. Tu n’as jamais été bon joueur non plus, peut être que tu allais en payer les conséquences. Non, ça ce n’était pas du désir, ou du moins pas pour toi, Draco, toi qui ne savait pas faire la différence entre ta gauche et ta droite, pourquoi la ressens tu si intensément en ce moment-ci ? C’était mal mais putain ce que c’était bon, putain ce que tu savais que ça allait partir en vrille. Tout, tout allait se passer mal ensuite n’est ce pas ? ça te rappelait la première fois que t’avais touché à la came, tu n’avais pas envie de t’en rappeler et pourtant cette sensation forte, le sentir ainsi entre tes reins te rappelait cette sensation d’euphorie et de jouissance. Tu laissais retomber ta tête vers l’arrière, tout était plus beau et tu ne pensais pas, tu savais juste sans avoir à le penser. Tu savais que tu allais avoir peur ensuite, que tu allais avoir beaucoup de mal, que tu allais regretter et que tout n’avait pas à se passer ainsi, que tu n’étais qu’un con, qu’un putain de con qui recommençait encore et encore les fautes du passer pour s’assurer qu’il avait fait un faux pas. Ouai, c’est en ça que toi et Sacha êtes différents, t’es un faible et lui un dur. Tu avais chaud, tu crevais de chaud à l’intérieur. Non ce n’était pas du désir, le désir c’est corporel, physique, c’que tu voulais n’était pas physique. Ce que tu faisais n’était pas physique, tu ignorais s’il baisait, s’il forniquait, toi tu faisais l’amour. C’était con, tu n’aimais pas Aleks, Ou bien pour toi ce n’était pas ça aimer, ce n’était vraiment pas ça. Ce n’était pas d’un gars comme Aleks que tu rêvais, tu voulais ton putain de brun sur son cheval blanc, c’était ça ton prince. Alors non, ce n’était de l’amour, mais c’était tout aussi nouveau, aussi fort que d’la coke, plus puissant que de l’hero, c’était Sacha. Tout ça te rendait fou, totalement fou, et c’était comme si on te touchait pour la première fois, tu te haïssais d’être aussi sensible à son toucher, ça te faisait bouillir de l’intérieur, tu avais tellement envie de lui. Tu gravais chaque moment dans ta mémoire comme un précieux souvenir que tu étais prêt de chérir à tout jamais. Il était beau, foutrement beau quand il te lançait ce regard plein de désir. Ouai, pour lui c’était du désir, le coup d’un soir peut être, non pas comme les autres. Tu n’étais pas une pute à ses yeux, tu étais Draco, mais tu avais tout de même les manières et la gueule d’une suceuse. Qu’il le pense ou pas, tu n’en restais donc pas moins une pute, c’était un fait, tu avais commencé à l’accepter. Puis, y’avait eu lui pour croire en toi encore une fois, putain pour qui il se prenait, c’est ce que tu avais pensé, ça t’avait embêté. Tu prenais ton pied et c’était mal. Entre toi et Sacha ce n’était pas comme ça que ça aurait du se passer. C’était faux, faux, faux, tout ça était faux et tu te plaisais dans cette erreur. Non non ce n’était pas du désir pour toi, c’était de la passion pure dans tes yeux d’enfant, ce n’était aussi plat et physique, tu ne désirais pas que son corps, tu le voulais, lui, tu avais honte, tu l’aimais.

    Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie.

    Pas du tout.

    Peut-être que tu ne l’aimeras pas demain, peut être que tu seras dégoûté ensuite, peut-être, peut-être, peut-être. Tu étais fatigué c’était la seconde fois de la journée que tu le fais, mais cette fois ci était différente parce que c’était lui, Sacha et non un autre. Tu allais regretter, putain ce que tu allais le faire, tu le savais si bien, tu allais regretter d’avoir goûter à Sacha car Sacha n’est pas comme un autre pour toi. Mais qui sait pour lui hein. Tu n’es pas une midinette amoureuse bien que tu en ais les manières, trop peu pour toi.

    Sa main sur ton membre t’arrachait des soupirs de désir et de frustration. Tu en voulais plus, beaucoup plus mais ce simple geste te détendait tellement. Tes bras vinrent se nouer autour de son cou tandis que ta tête s’était logée dans le creux de celui-ci. Tu te mordais la lèvre à sang ne souhaitant pas laisser échapper ces gémissements qui se rebellaient contre ta volonté. Sa voix était rauque et sensuelle, ça te rendait fou et tu fuyais un peu son regard. Tu fis oui de la tête, ouai, tu n’avais qu’une envie, qu’il te prenne ici et là. Sa main reposait sur ta tête alors que l’autre était sur ta hanche, un cri de plaisir mêlé à de la surprise t’échappa. Tu enfonçais un peu tes ongles dans sa chair tandis qu’un filet de sang coulait sur ton menton. Il te remplissait en entier à présent, là, tu pouvais ne faire plus qu’un avec lui, le sentir tout en toi, chaud à l’intérieur. Tu pouvais l’embrasser mais demain tu ne pourrais rien. Tes fesses se contractèrent autour de lui tandis que tes hanches suivaient le rythme en ondulant. Il t’embrassa alors que tu gémissais contre ses lèvres. Il t’embrassa et ses baisers avaient le goût de tes clopes et du sang, et puis c’était bon. Tes mains descendirent caressant maladroitement son dos que tu avais tout à l’heur griffé.

    « -Ahh..Sacha..Mh..Tu m’rends..hnn fou ...»

    C’était sincère, tu avais l’impression de perdre la tête, tes joues étaient rougies et tu tremblais légèrement, tu avais l’impression d’être pris pour la première fois c’était fou, c’était bon, tu prenais énormément de plaisir et tu voulais que cela dure à jamais. Ta bouche suçotais la peau offerte de son cou et la mordillait ;

    « Ahhh…Plus vite..Pitié..mhh »

    Tu avais envie de le sentir encore plus profondément en toi, ton corps vibrait comme un instrument dont on touchait les cordes. Ta voix remplissait la cellule et tu ne te connaissais pas si bruyant. Tu avais presque honte mais tu te laissais aller, autant en profiter au maximum vu que cette opportunité ne s’offrira peut être pas deux fois.


    « Mhh…Viens en moi Sacha. »


    Tu ne le demandais pas souvent, lorsque tu baises, tu le fais et tu te tais, mais tu en avais envie. Tu avais susurré ces mots contre son oreille en un soupir sensuel.

    Tu le voulais.

_________________

It's love at first bite baby~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 78
Date d'inscription : 04/07/2014

Carte d'identité
Groupe:
N° de Cellule ::

MessageSujet: Re: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco. Dim 19 Oct - 3:04

Oh oui, Draco, je veux t'entendre crier mon nom jusqu'à ta voix te brise, je veux te voir te perdre jusqu'à ce que tu ne sois plus que passion, je veux te rendre fou tout simplement. Voir tes yeux s'agrandir sous l'extase et sentir ton souffle brûlait ma peau. Je veux que ses ébats restent marqués dans ta chair et ton esprit, que tout Alvena sache que tu es à moi et toi le premier, jusqu'à ce que j'ai décidé le contraire. Que tu sois d'accord ou non n'entre pas en ligne de compte, je suis un connard doublé d'un égoïste mais peut-être pas plus que ceux qui t'ont sauté avant sans se demander si c'est vraiment ce que tu voulais.

Je le sentais bouger autour de moi, m'accompagnant alors que je m'enfonçais en lui, en un rythme aussi irrégulier que profond, ressortant presque pour mieux le reprendre sous un autre angle ensuite. Ma main s'ancrait sur sa hanche, ses dents sur mon cou m'envoyait des petites décharges, c'était si bon, je ne pouvais plus retenir les soupirs de plaisir auquel se mêlaient quelques gémissement, ils s'égaraient dans le creux de son oreille, rien que pour lui, quand sa voix retentissait dans toute la cellule. C'était bon et pourtant je n'accédais pas à sa demande, pas tout de suite, je voulais d'abord trouver ce point si particulier, celui qui lui ferait tout oublier à part moi, celui qui lui ferait quitté cet enfer pour le septième ciel.
Et je le trouvais, me faisant sourire satisfait tandis que son cul sur ma queue se resserra plus. Seulement alors je lui obéis, augmentant l'intensité de mes coups de boutoir, heurtant sans cesse la prostate. Ma main dans ses cheveux se crispa plus sous les sensations ressenties, d'un coup sec, je tirai sur les mèches brunes pour qu'il redresse la tête, afin de le louper aucune de ses expressions, et puis moi aussi je désirais laisser ma trace sur son corps. Ma bouche se posa sur le haut de son torse, mordant la peau pâle en des baisers douloureux avant de la soulager de ma langue, le goût de son sang m'excitait encore plus, ne lui laissant aucun répit de mes va et viens effrénés.

Une nouvelle demande me fit lever la tête, mais c'était ce qui était prévu BB. D'un coup de rein, je me retirais avant de l'empaler sans douceur, le prenant le plus profondément, un sourire malicieux dans mes yeux flous de plaisir.

Ty tak aah... tak mmh... eto tak khorosho... AH! Drake!

Ma voix rauque s'était emplie de luxure, je ne tiendrais plus très longtemps et le brun aussi, nos voix se mélangeaient en une décadente mélodie, rythmée par le bruits de mon bassin qui claquait contre ses fesses. J'aimais ces bruits, ces sensations, sentir sa peau en sueur frotter contre la mienne, tout ceci était si vif que ça en était presque intenable.
Quelques coups encore et un jet nous éclaboussa le torse, je m'enfonçais une dernière fois en lui avant de venir à mon tour en sentant ses chairs se resserrer un peu plus sur moi en un spasme, son nom sortant de mes lèvres en un râle lascif. Ça avait été tellement bon que cela en devenait indescriptible.

Je restais en Drako encore quelques instants, reprenant mon souffle contre lui puis je le retirai doucement de lui, sans le lâcher, avant de m'écrouler sur mon lit avec lui. Le lit était étroit et nos jambes emmêlées, j'avais toujours ma main dans les cheveux du brun, je tenais sa tête contre mon épaule. Un sourire détendu aux lèvres, je déposais un baiser sur le sommet de son crâne.

Tu r'viens me r'faire le bandage quand tu veux Drake.

Tâtonnant à terre de mon bras libre, je finis par chopper mon haut et j'entrepris d'essuyer le liquide blanchâtre qui s'écoulait sur les cuisses de mon camarade. Etre aussi attentionné ne me ressemblait pas mais je ne me sentais comme... apaisé. Pas seulement crevé comme après toute bonne partie de jambes en l'air, c'était pas facile à expliquer. Il devait y avoir du fait que cela faisait pas mal de temps que je n'avais pas eu ce genre d'activités, surtout comme dominant, mais pas que, c'était dur à expliquer mais à cet instant je ne me sentais pas comme le prisonnier ou l'ex-lieutenant de gang, non, je me sentais comme Sacha, un simple jeune parmi tant d'autres et ce n'était pas si désagréable.

_________________
Sacha te parle en français, t'insulte en anglais et t'aime en russe. Tout çà en #00ccff

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: [YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco.

Revenir en haut Aller en bas

[YAOI] S comme Soins, Sacha, Strand Draco.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Sujets similaires

-
» Hey ! Pourquoi tu me regardes comme ça !? ft Sacha Vega
» Une clinique medicale pour les premiers soins a St-Ard (Archaie)
» [Jeu stupide comme d'hab] J'envie X parce que...
» salle de soins des femmes/ Chambre n° 1 : actuellement Senjo
» 04. Des cupcakes pas comme les autres - Oxanna/Sue/Alejandro

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Alvena :: 
La Prison
 :: Aile est :: Cellules individuelles
-