Tu comprends enfin ce que tu viens faire là. Oui coco, tu as été arrêté. Tu es méchant et tu es considéré comme un fou par la plupart des « gens du dehors » comme on les appelle ici. Mais ne t’inquiète pas. Méchant ? On l’est tous ici ! Fou ? Hum, je pourrais te dire pareil mais certain tenteront de te persuader qu’ils ont un mental sain… Bienvenue à Alvena mon mignon ! Je suis Monsieur le Directeur et je t’interdis de m’appeler autrement. Je suis le maître dans cette prison, et je me dois de t’informer de certaines choses. Ici ne sont enfermésque des hommes. Les motifs de leur présence sont divers et variés mais pas leur sexe. Même si la plupart des membres du personnel sont des femmes, attends toi à ne prendre la douche qu’avec des réservoirs de testostérone ! Bon je t’avoue qu’on est au XXIeme siècle, la loi sur l’homosexualité est passée,ça devrait t’éclairer sur l’orientation sexuelle de la plupart des détenus…

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You're like a drop of poison → ft. Viktor

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MessageSujet: You're like a drop of poison → ft. Viktor Lun 14 Juil - 22:49

don't make me mad,
   don't make me angry
Nous avons beaucoup d'écrits au style mordant, où l'on se refuse à convenir qu'il existe un dieu. Mais nul athée, autant que je sache, n'a réfuté de façon probante l'existence du diable.


   
« Ryuku... Pourquoi ne m’as-tu jamais dis je t’aime? » La jeune rousse était incapable, en cet instant, de regarder son fiancé dans les yeux. Étendue, à moitié nue, sur le grand lit où elle avait tant de fois rêver vivre une idylle parfaite, elle ne pouvait que penser à Ryuku. Orsolya le savait, il n’aimait pas lorsqu’elle devenait romantique ou qu’elle parlait d’amour, il se montrait toujours si distant… Pourquoi n’arrivait-elle pas à le faire tomber amoureux d’elle? C’était frustrant. Pourtant, lorsqu’elle lui demandait de lui faire l’amour, il acceptait sans un mot. « Pourquoi ne dis-tu rien?! » La princesse devenait de plus en plus furieuse contre cet homme qui, silencieux, se tenait debout devant elle et se rhabillait, sortant déjà une cigarette de sa poche. « Mon amour! Donne-moi une réponse! » Affirma-t-elle cette fois en se redressant d’un coup et en le fixant dans les yeux. « Tu sais pourtant déjà que tu n’auras aucune réponse, alors lâche moi » Il soupira, c’était la troisième fois qu’elle lui posait cette question depuis le début de la semaine. « Ne vas-tu donc jamais aimer quelqu’un?! » Orsolya grogna avant d’aller prendre une douche, le laissant seul…

Pourquoi Nathan devait-il se souvenir de ça maintenant? Il était au travail, donc ce n’était ni l’endroit ni le moment pour avoir ce genre de pensées. Chassant son ancienne vie de sa tête, il se concentra sur les images diffusées par les caméras de surveillance. Aujourd’hui, c’était lui qui devait garder une œil sur les détenus à distance tandis que ses collègues faisaient leur tour de ronde un peu partout dans la prison. Cigarette au bout des lèvres, Nathan posait ses yeux sur chaque petit écran devant lui. Une en particulier attira son attention… C’était celle qui montrait le jardin intérieur. En effet, Viktor Leiv, ce petit meurtrier qui faisait battre le cœur du gardien, était là en train d’embrasser un autre détenu.

Tristesse, colère et amertume se mêlaient dangereusement et Nathan sentait son cœur se briser. Pourquoi cela était-il plus douloureux que tout ce qu’il avait pu ressentir jusqu’à maintenant? Recevoir une balle en pleine poitrine aurait surement été moins dommageable. Et ce qui était encore plus difficile à accepter, c’était que Viktor avait clairement fait les premiers pas. Franchement, là, toute suite, Nathan avait envie de lui foutre son poing en pleine tronche et aller fourrer tous les petits culs de la prison sous ses yeux… Mais, évidemment, le blond est un être rationnel, il voulait d’abord en parler avec Viktor. Cela n’empêchait malheureusement pas la souffrance de s’insinuer en lui, serpentant de son venin avide dans chaque veine, chaque muscle et chaque partie de son corps. S’il avait pu, il se serait précipité au jardin intérieur et aurait probablement battu à mort tous ceux ce trouvant là… Heureusement pour eux dans ce cas, il ne pouvait pas quitter son poste.

Le reste de la journée fut long et triste, personne n’osa parler à Nathan à la vue de son air d’enterrement… ou de meurtrier. Et c’était mieux ainsi, car qui sait ce qu’il aurait été capable de faire. Dans un tel état, le gardien serait même capable de blesser Viktor. Cependant et heureusement, une sage décision avait été prise par Nathan ; il allait rendre visite à son ''amoureux'' – s’il pouvait encore le considérer ainsi – dans seulement quelques jours, histoire de se ressaisir avant d’être incapable de se contrôler et finir par le tuer carrément.

Une semaine s’était donc écoulée depuis le –très très très- fâcheux incident dont avait été témoin Nathan. C’était la premières fois qu’il passait autant de temps sans voir Viktor. Il se demandait si celui-ci allait s’en rendre compte, ou même si sa présence lui manquait. Et puis merde, il était un homme après tout, pourquoi devait-il se poser des questions aussi stupides… On aurait presque dit une petite adolescente vivant une amourette à la con xD. Quoi qu’il en soit, le voilà qui était devant la cellule qu’il connaissait si bien, retissant à ouvrir… Cette fois, il avait l’intention de frapper à la porte et ne pas franchir le pas lui-même…

Tok Tok Tok. Il attendait maintenant nerveusement la venue de Viktor.

   
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MessageSujet: Re: You're like a drop of poison → ft. Viktor Lun 14 Juil - 23:37


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Seinosuke était comme un frère pour Viktor. Un grand frère. Il le trouvait terriblement attirant mais ne ressentais aucun sentiment amoureux pour lui.

Ce fut une semaine calme pour lui, il avait l’habitude de recevoir plusieurs visites de détenus comme de gardiens mais personne ne vint. Il ne remarqua aucune absence, à l’exception d’une.
Nathan lui manquait, malheureusement, le poste des gardiens lui était inaccessible et il n’arrivait jamais à croiser son homme, même en arpentant les couloirs de la prison, plusieurs fois.

Il avait fini par se dire que le gardien l’avait tout simplement oublié, rayé de son esprit. Une larme, une seule, coula sur sa joue. Il renifla et l’essuya rapidement d’un coup de manche. Pour la première fois, il avait froid et chaud, il se sentait endormi comme hyperactif. Il n’avait ni faim ni soif, il se sentait nauséeux.

Roulé en boule sur son lit, il portait son manteau à capuche fourré. Il avait un peu chaud certes, mais  dans l’état où il était, un mouvement était impensable.
Il n’avait même pas le courage de lire, son livre en cyrillique était posé sur sa table de nuit.

Surprenant, quand on savait que la lecture du seul livre qu’il possédait constituait pour lui ce qu’on appelait dans le jargon « la grosse éclate ».
Il entendit toquer une première fois à sa porte et soupira, non. Il n’y avait personne. En aucun cas il n’irait ouvrir dans cet état.

Deuxième coup à la porte. Mais qui était est ce ? Un détenu ? Non… Les détenus ne frappaient pas aux portes. Ils ouvraient et se réjouissent de penser que la personne à l’intérieur peut être dévêtue.

Alors qui ? Un gardien ? Normalement, les gardiens possédaient toutes les clés … Viktor redressa la tête. Qui cela pouvait il bien être ?

C’est au troisième coup qu’il se décida d’aller ouvrir. Il se leva lentement, sentant son cœur et son estomac se serrer et sa tête tourner, il du se rasseoir sur son lit avant de respirer à fond et se lever doucement.

Il marcha comme un automate vers son miroir et s’inspecta. C’était une catastrophe. Ses cheveux étaient ébouriffés, oui. Plus que d’habitude. C’était possible. Il ne pensait pas qu’il pouvait être encore plus décoiffé qu’il était déjà.

Il avait les yeux rougis et gonflés par les larmes, les joues et le nez rouges et d’immenses cernes violets soutenaient ses yeux. Il poussa un léger grognement et ouvrit le robinet, laissant quelques centilitres couler, se débarrassant de toutes la crasse dans le tube du robinet avant de récolter un peu d’eau dans ses mains et de s’en asperger le visage.

C’était déjà mieux mais pas vraiment bien. Il se vêtit de son sourire des jours où il allait bien, c'est-à-dire un grand sourire cynique et ironique et alla ouvrir
Son cœur rata un battement, il fit deux pas en arrière, sous le choc. Nathan. Nathan Barthélémy. L’homme pour qui il ferait tout. Absolument tout, était là, devant sa porte. Il tenta de bafouiller

« Nat … Nathan … »

Le résultat n’était pas concluant et Nathan devait avoir un aperçu sur son humeur car même avec tout ce qu’il avait fait pour effacer les traces, le fait qu’il avait pleuré était visible à des kilomètres.

Il recula encore, bientôt près du mur de sa cellule, que venait il faire ici ? Pourquoi n’était il pas entré directement ? Il tenta de sourire doucement et le regarda

« Pourquoi … Qu’est ce que tu … ? »

Alors, les phrases complètes étaient « pourquoi n’es tu pas rentré ? » et « qu’est ce que tu fais là ? » mais il n’arrivait plus à réfléchir. Quand il essayait de formuler une phrase correcte, les mots venaient en Russe, il secoua la tête, il fallait qu’il se calme.
Cela dura plusieurs dizaines de secondes mais il finit par faire une phrase correcte.

« Pourquoi tu n’es pas venu avant ? Ca te plait de voir que tu m’a atrocement manqué ? »


Oui. C’était le cas. Et comme Viktor n’était pas du genre à accuser les autres, il avait tout de suite cru que c’était entièrement sa faute –ce qui était le cas cette fois ci-. Mais il y avait une chose qu’il ne comprenait pas du tout. Il avait fait une faute certes, mais laquelle ? Viktor ne savait pas pourquoi Nathan avait l’air d’avoir envie de décapiter des nourrissons et avait des yeux qui lançaient des éclairs. Il ne supportait pas qu’on lui en veuille sans lui en parler. Il grogna légèrement

« Pourquoi tu… Non rien. »


Il se détourna et lâcha un juron en Russe qui servait plus à l’insulter lui-même qu’à blâmer Nathan. Il ne se retourna pas. Non. Si le gardien voulait le frapper, il avait carte blanche. En tout cas, ce n’était plus au tour de Viktor.

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MessageSujet: Re: You're like a drop of poison → ft. Viktor Mar 15 Juil - 4:52

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Chaque seconde semblait durée une éternité. L’attente en elle-même était presque plus douloureuse que la tromperie, c’était insupportable…  Il fallait que Viktor ouvre la porte! Quoique, Nathan pourrait peut-être repasser une autre fois, et ça lui donnerait encore plus de temps pour réfléchir. Oui, c’est ce qu’il allait faire ; partir.

Cependant, dès que cette idée traversa l’esprit du blond, la porte de la cellule s’ouvrit pour laisser à sa vue un Viktor plutôt en mauvais état. Effectivement, le brun avait les yeux abîmés par - ce qui semblait être - des larmes et ses cheveux étaient encore plus en désordre qu’à l’habitude. Avait-il seulement dormit, durant cette semaine? Ou s’était-il même nourrit? Déjà Nathan s’inquiétait pour lui alors qu’il était venu à la base pour l’engueuler… Eh merde, pourquoi l’amour fait-il faire des choses aussi stupides? Il fallait qu’il reste focalisé sur le but de sa venue ici. C’est-à-dire, le confronter devant sa tromperie. Car, oui, pour Nathan, c’était quelque chose d’inacceptable… Comment Viktor avait-il pu poser ses lèvres sur celles d’un autre homme que lui? La seule idée de revoir cette répugnante image le fit oublier dans quel état actuel se trouvait son ‘’amant’’.

La surprise se lisait aisément sur le visage de Viktor qui reculait vers le fond de sa cellule. C’était presque comme s’il avait peur de lui… Et avec raison! La phrase que prononça alors le prisonnier fit plaisir à Nathan, qui ne le montra aucunement, ni dans ses gestes, ni dans ses paroles. Il se réjouissait tout de même intérieurement de savoir qu’il lui avait manqué. Mais ce n’est pas avec de gentils petits mots qu’il allait réussir à lui faire oublier ce qu’il avait vu… C’était beaucoup trop douloureux. Et enfin voir son homme après une semaine d’attente avait le don de faire battre son cœur à une vitesse pharamineuse... Ahh... Que c'était énervant!

Immédiatement et sans prononcer un mot, le gardien entra dans la pièce en fermant la porte derrière lui. Il regardait Viktor qui venait de se retourner et n’avait eu aucune difficulté à comprendre le juron en Russe qu’il avait laissé entendre. Il devait se douter que quelque chose n’allait pas, autrement, il n’aurait pas réagit ainsi. Nathan soupira lourdement avant de passer l’une de ses mains dans sa chevelure dorée. C’était une habitude qu’il avait développée à force d’être énervé par tous pleins de jeunes connards de détenus… u_u’’. C’était en quelque sorte un truc qui le calmait, un peu.

« Pourquoi je…  Vas-y… Tu sais que j’ai horreur des gens qui ne terminent pas leurs phrases… »

Nathan s’était adressé à lui d’une manière impersonnelle, neutre et presque distante. Il n’avait pas envie de rigoler, ni même de s’approcher de Viktor. Il croisa les bras, restant accoté contre la porte et s’ouvrit immédiatement un paquet de cigarette pour en allumée une… Il fallait décidemment qu’il réussisse à garder ses esprits clairs. Une fumée grisâtre s’échappait de sa bouche, tandis qu’il respirait lentement.

« Et puis, peut-être que j’étais seulement occupé, cette semaine… Et que je n’ai pas eu de temps pour toi… »

Il mourrait d’envie de lui demander comment il allait, et s’il ne s’était pas trop inquiété durant son absence, mais il ne pouvait pas se le permettre. Même s’il détestait le voir ainsi, il n’avait qu’à penser à se baiser pour se remettre les idées en place. Pourquoi avait-il fallut que Viktor complique tout avec ses hormones d’homme en manque… Nathan n’était peut-être pas assez bien pour lui? Et il ne le comblait peut-être plus. Cette simple idée avait le don de faire souffrir le blond qui sentait déjà que la nuit allait être longue…

S'était dans des moments comme ceux-là que Nathan se rappelait pourquoi son père l'avait mis en garde face à toutes sortes d'attachements humains. « Fils, évite l'amour, car celui-ci finira toujours par te blesser et parfois, c'est tellement douloureux que même toi tu ne pourras plus te relever ». Il aura dû le prendre plus au sérieux et ne jamais faire une telle bêtise! Pourquoi avait-il fallu qu'il tombe amoureux de cet abruti au si joli visage - meurtrier par dessus le marché- ? Franchement, là, il n'aurait pas pu trouver mieux?... Non. Au plus profond de son coeur, Nathan savait qu'il n'aurait tout simplement pas pu trouver mieux..... Et c'était ce qui l'embêtait le plus! Viktor était tout bonnement irremplaçable et il lui appartenait... Pour toujours.

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MessageSujet: Re: You're like a drop of poison → ft. Viktor Mer 16 Juil - 1:05


Retrouvailles


Si Viktor avait pu choisir à l’avance, il aurait choisi de ne pas entendre cette réponse. Rien que la mine de Nathant l’éclaircissait sur le sujet. Nathan s’en fichait totalement de le voir au plus bas, il était limite à ses pieds en train d’implorer son pardon pour une faute qu’il n’avait pas commise. Il se sentait mal, très mal.

Mais le gardien n’avait pas finit de le torturer puisqu’il garda un air indifférent et une voix neutre pour continuer à lui parler :

« Et puis, peut-être que j’étais seulement occupé, cette semaine… Et que je n’ai pas eu de temps pour toi… »

Que … Pas le temps pour lui ? Ses mots là s’enfoncèrent dans la poitrine de Viktor comme les balles d’une mitraillette. Il vacilla un moment et d’u s’appuyer au mur pour ne pas choir tel un oiseau dans lequel on aurait tiré.

Nathan était quelqu’un d’important dans la vie de Viktor, très important même. Et le ton prit par le gardien dans sa réponse avait été plus douloureux qui si on lui avait ouvert la gorge. Il s’exprimait avec tant d’indifférence … Cela en devenait même blessant.


En retour, il s’imaginait être quelqu’un un tantinet important dans la vie de son homme, mais il se rendit compte qu’au final, il n’était qu’une distraction comme les autres, et même pas la plus importante pour Nathan, puisqu’il passait son temps à « autre chose ». Il tourna la tête, retenant tant bien que mal ses larmes, et cracha

« Peut-être que tu devrais tout simplement m’oublier … Tu aurais plus de temps libre. »


Sa tête tournait et ses joues rougissaient, il du s’asseoir ou plutôt se laisser tomber sur son lit pour ne pas s’évanouir. Il sentait qu'il allait bientôt fondre en larme et que serait inévitable et incontrôlable. La douleur psychologique était bien trop grande. Il regarda son homme qui avait gardé la même attitude jmenfoutiste depuis le début et se mit à pleurer. Instinctivement, il tourna la tête. Il n’aimait pas montrer sa tristesse. De là d’où il venait, c’était un signe de faiblesse pour un homme comme lui.

Le visage du gardien avait été si … Si blessant … Viktor se sentait comme un objet, même pas capable d’attirer la sympathie de Nathan. C’est comme s’il n’avait jamais compté pour son homme … Jamais.

Il sentit Nathan s’approcher, ou peut être n’avait il pas bouger. Les sens de Viktor lui jouaient des tours, il n’était plus sûr de rien.

Il frappa du poing sur le matelas, bien entendu, son poing s’enfonça dans le drap sans aucun bruit ou presque, mais sa colère avait été palpable. Il tourna alors son visage baigné de larme vers Nathan qui n’était qu’une tâche floue dans ses yeux mouillés, et lui cria

« Mais je t’aime moi !! Je sais même pas pourquoi t’es comme ça !! »

Non. Il n’en savait rien. Il faisait tous les efforts qu’il pouvait pour chercher pourquoi Nathan pouvait lui en vouloir mais ne trouver rien. Alors, il prit ça comme pour une simple marque de sadisme et poussa un petit gémissement de douleur et de haine et finit par succomber à la fatigue, la tristesse et la douleur, tombant sur le côté, sur son lit. Pas inconscient mais à moitié. Les yeux à demi ouverts, murmurant tout doucement et en boucle :

« Je t’aime … Je t’aime … »


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MessageSujet: Re: You're like a drop of poison → ft. Viktor Mer 16 Juil - 3:08

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« T'es cruel, Ryuku! Comment peux-tu réagir ainsi? » Orsolya était, une fois de plus, en colère contre son insensible de fiancé. Elle avait la nette impression qu'il était incapable de ressentir la moindre émotion. Tout ce qui se trouvait sur son passage volait en l'air pour se fracasser contre les murs. La rousse déchainait son vile courroux sur Ryuku, lui balançant au visage tout ce qui lui passait sous la main - lampes, livres et même ses propres bijoux y passaient-. « Je te déteste! Connard! » Ses quelques mots avaient été crachés sans la moindre hésitation. L'hollandaise avait hérité du fort caractère de sa mère, prête à exploser d'une rage inégalable pour la moindre petites choses. Les drames, avec elle, il n'y avait que ça. Ryuku en avait maintenant pris l'habitude et restait, au plus grand désarroi de la jeune femme, indifférent. C'était pour ainsi dire son arme la plus efficace contre ce genre de situation. Il valait mieux laisser la tempête se terminer d'elle-même. « J'en ai marre de toi, salop! Ne ressens-tu donc jamais rien!? Tu es la personne la moins empathique que j'ai rencontré jusqu'ici! » Elle soupira. « J'essaie sans cesse d'attirer ton attention en batifolant avec plein d'autres mecs, juste sous tes yeux, pour que tu réalise que tu tiens à moi, mais il n'y a rien qui fonctionne! »

Effectivement, Nathan restait de marbre devant tous les efforts qu'avait pu réaliser sa fiancée. Peu importe le nombre d'homme qu'elle avait approché, touché ou même embrassé, le blond était toujours resté indifférent. Alors pourquoi cette fois, avec Viktor, c'était différent. Très différent même. La réponse vous brûle surement les lèvres ; c'est l'amour. Mais le gardien n'aimait pas cette idée de lui, soumis et influencé par ce sentiment qu'il ressentait face à l'homme devant lui. Cela donnait beaucoup trop de pouvoir au Russe, qui pourrait s'en servir pour utiliser Nathan à ses propres fins...

« Peut-être que tu devrais tout simplement m’oublier … Tu aurais plus de temps libre. »

L'oublier? C'était peut-être en effet ce que Viktor voulait, pour se débarrasser de lui et aller filer le grand amour avec l'autre connard de détenu? Peut-être était-ce sa façon de le jeter? C'était les premières pensées qui hanta Nathan, jusqu'à ce que son interlocuteur laisse perler de douces gouttes d'eau chaudes et salées sur ses pommettes si jolies. C'était presque comme s'il l'avait fait exprès... Nathan se croyait pratiquement dans un manga shojo u_u''.

Quoi qu'il en soit, il ne pu s'empêcher de s'approcher de son amant lentement. On aurait presque cru qu'il n'avait pas bouger, mais il avait fait un pas. Nathan n'avait jamais été très doué dans ce genre de situation, ni même ne s'était-il jamais mis en colère contre quelqu'un parce que celui-ci l'avait blessé. Personne, non jamais personne - sauf Viktor - n'avait réussit à atteindre son coeur au point où il allait devenir complètement fou pour un simple baiser. C'était insupportable! Et d'ailleurs, pourquoi le prisonnier devait-il réagir ainsi!? Ça ne faisait que compliquer la tâche laborieuse à laquelle devait faire face Nathan.

BOOM BOOM BOOM. Sa poitrine le faisait souffrir, son coeur plus particulièrement... Viktor venait de lui dire qu'il l'aimait. Je vous jure, ils étaient tous les deux les acteurs principales d'un manga shojo u_u'' c'est impossible autrement, sans blague, comment pouvait-il se retrouver dans une telle situation sinon? Il mourrait d'envie de lui dire qu'il l'aimait aussi, qu'il oubliait toute cette histoire, et ils vécurent heureux jusqu'à la fin des temps et tout le tralala... Mais il en était tout simplement incapable.

C'est pour cette raison que Nathan décida d'ignorer les paroles de l'autre homme dans la pièce et répondit finalement à sa question.

« Tu ne sais pas pourquoi je suis comme ça? Sérieux... T'as même pas une petite idée? » Le blond soupira avant de continuer, sans la moindre émotion dans la voix. « Je t'ais vu embrasser un autre homme sur une caméra de surveillance... et t'avais l'air d'y prendre goût en plus »

Viktor avait-il seulement la moindre idée de comment pouvait souffrir Nathan? Il l'avait VU, de ses PROPRES yeux, poser ses lèvres sur celles d'un autre. Comment était-il censé réagir, si ce n'est que très mal?

Le gardien se retourna, en proie à une colère assourdissante, et frappa de toutes ses forces dans la porte de la cellule. Un énorme bruit se fit entendre, tandis que ses jointures blanchies s'étaient fendues, laissant couler un filet de sang au sol. Sa respiration était devenue lourde et ses dents étaient serrées. Avoir énoncé à haute voix cette scène horrible dont il avait été témoin avait eu des répercussions pires que ce qu'il avait espéré... Il s'était pourtant juré de ne pas perdre le contrôle devant Viktor. Et bah voilà qui était trop tard maintenant!
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MessageSujet: Re: You're like a drop of poison → ft. Viktor Mer 16 Juil - 13:07


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Viktor avait eu peur d’être frappé. Il sentit les mains de son homme sur les siennes, les écartant doucement de son torse. Ainsi, il allait être chassé ? Nathan ne voudrait plus jamais de lui ? Viktor n’avait pas envie d’oublier le gardien, il le voulait à ses côtés pour toujours.

Le gardien en question se tourna vers Viktor, qu’allait il lui demander ? Viktor se mordit la lèvre. Il sentait le corps de son amant trembler légèrement, il avait envie de le prendre dans ses bras. Oui, il en avait envie.

« Comment as-tu osé poser tes lèvres sur les siennes alors que tu affirmes que c’est moi que tu aimes? Je ne te satisfais plus? Mes lèvres ne sont pas assez bien pour combler tes désirs? Ne suis-je pas le seul à qui tu souhaite donner ton corps? »

Il le regarda doucement, tendrement, les lèvres légèrement étirées dans un petit sourire amoureux. Aaaah … Que son Nathan était beau … Il fit un pas en avant, vers lui et répondit

« Nathan, calmes toi. Je ne t’ai pas trompé. Même Seinosuke sait que je suis amoureux de toi. Nous nous sommes embrassé … Par simple jeu c’est tout … Ca n’avait aucune signification … Je te le promets. Tu es mon seul amour … Je ne désire que toi… J’ose espérer que tu ressentes la même chose … »


Viktor commençait à en avoir marre que Nathan se braque sur une seule de ses actions. Jamais il n’avait retenu les petites attentions qu’il avait eues pour lui. Il poussa un petit grognement, allant vers son lavabo pour récupérer sa serviette de bain pour enfin s’approcher de lui.

« Ta main. »

Le sang avait commencé à coaguler mais avec un air aussi dégueulasse que celui de la prison, les plaies s’infectaient facilement. Alors il commença doucement à nettoyer la plaie à l’aide de sa serviette imbibée d’un peu d’eau, à genoux, devant son homme.

Dans cette position de soumission, Nathan avait tous les pouvoirs. En relevant brusquement le pied, il pouvait envoyer Viktor dans les vapes. Il pouvait même le blesser sérieusement. La sensation d’être totalement à la merci d’un être qui était en colère contre lui amusait Viktor, il aimait le danger, mais il avait quand même un peu peur de ce que Nathan pouvait décider de faire.

Il finit ainsi de nettoyer la plaie, sommairement. La respiration tremblante.

Encore un peu en hypoglycémie quand il se releva, il tituba pour finalement prendre appui sur son lit sur lequel il mourrait d’envie de s’asseoir ou s’allonger.

Au lieu de ça, il attendit que sa tête arrête de tourner avant de se mettre en face de Nathan et de lui prendre les mains

« Mon cœur fais moi confiance … Je t’en supplie. Il n’y a que toi que j’aime. Seinosuke est comme un frère, je n’ai jamais regardé personne d’autre que toi … S’il te plait »

Il ne mentait pas. Et ça se voyait. Dans ses yeux

« … S’il te plait … »

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Dernière édition par Viktor Leiv le Jeu 17 Juil - 11:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You're like a drop of poison → ft. Viktor Jeu 17 Juil - 0:25

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Seinosuke. Alors c’était le nom de l’autre détenu. Un frère? Vraiment? Nathan avait de la difficulté à comprendre se genre de chose. Non seulement parce qu’il n’a jamais vécu de situation semblable, mais aussi parce qu’il n’a jamais ressentit le besoin d’embrasser quelqu’un d’autre que son homme.

Le gardien passa outre le sarcasme employé par Viktor, ne l’écoutant qu’à moitié. En ce moment, il ne réfléchissait qu’à ce qu’il allait lui dire. N’étant pas le genre de personne qui se laisse –normalement- diriger par ses émotions, Nathan tentait tant bien que mal à garder son esprit loin de toutes émotions. Il avait horreur de perdre le contrôle ainsi, surtout devant l’homme qu’il aimait.

C’est alors que Viktor fit un geste inattendu, s’approchant du blond avant de le serrer dans ses bras derrière lui. Son cœur agité augmenta la cadence de ses pulsations d’un rythme effréné. Il avait presque peur que le détenu puisse ressentir les vigoureux battements à travers sa poitrine. «Nat..» Ce surnom créait chez lui un effet bien particulier, puisqu’il n’avait jamais laissé à personne le droit de le nommer ainsi –mise à part Viktor, évidemment-. C’était Nathan, pour les intimes ou Monsieur Barthélemy, pour les détenus.

Nathan devait l’avouer, son interlocuteur était très doué pour se faire pardonner. Il utilisait les mots justes, précis et savait quoi dire pour influencer le cœur de son amant. Mais, cette fois, il n’allait pas le laisser gagné si facilement.

« Pourquoi… » Fut un mot prononcer d’une voix faible, presque inaudible. Il avait maintenant laissé place à sa tristesse, mettant de côté sa colère. Son corps tremblait très légèrement et il ne savait plus ce qu’il devait faire. Ou dire. Il décida de mettre ses mains sur celles de Viktor afin de le forcer à lâcher prise, puis se retourna pour lui faire face. Ses yeux dorés traduisaient une foule d’émotions malgré lui. Telles que la souffrance, la tristesse et l’amour…

« Comment as-tu osé poser tes lèvres sur les siennes alors que tu affirmes que c’est moi que tu aimes? Je ne te satisfais plus? Mes lèvres ne sont pas assez bien pour combler tes désirs? Ne suis-je pas le seul à qui tu souhaite donner ton corps? »

Le blond aurait voulu lui poser encore d’autres questions, toute la nuit s’il le fallait. Mais il allait devoir attendre les réponses de Viktor, et c’est ce qui était le pire. Avait-il réellement envie d’entendre ce qu’il avait à dire?... Il n’en était pas certain. Parce que tout ceci pourrait s’avérer être encore plus douloureux, mais, au moins, il pourrait découvrir la vérité… Si cruelle soit-elle.

Même malgré ses efforts, ont pouvait lire la détresse dans ses paroles et toutes les souffrances qui l’avaient hanté depuis ces derniers jours. Avait-il perdu confiance? Évidemment. Allait-il un jour pouvoir la lui redonner? Personne ne le sait…

Nathan doutait, de lui, de Viktor, de tout. Depuis combien de temps son amant le ‘’trompait’’-il? Et avec combien d’autres hommes avait-il pu faire de telles actes? Le gardien voulait tout savoir… Mais redoutait des réactions qu’il aurait s’il découvrait quoi que ce soit.
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MessageSujet: Re: You're like a drop of poison → ft. Viktor Ven 18 Juil - 1:57


Retrouvailles



Viktor avait eu peur d’être frappé. Il sentit les mains de son homme sur les siennes, les écartant doucement de son torse. Ainsi, il allait être chassé ? Nathan ne voudrait plus jamais de lui ? Viktor n’avait pas envie d’oublier le gardien, il le voulait à ses côtés pour toujours.

Le gardien en question se tourna vers Viktor, qu’allait il lui demander ? Viktor se mordit la lèvre. Il sentait le corps de son amant trembler légèrement, il avait envie de le prendre dans ses bras. Oui, il en avait envie.

« Comment as-tu osé poser tes lèvres sur les siennes alors que tu affirmes que c’est moi que tu aimes? Je ne te satisfais plus? Mes lèvres ne sont pas assez bien pour combler tes désirs? Ne suis-je pas le seul à qui tu souhaite donner ton corps? »


Il le regarda doucement, tendrement, les lèvres légèrement étirées dans un petit sourire amoureux. Aaaah … Que son Nathan était beau … Il fit un pas en avant, vers lui et répondit

« Nathan, calmes toi. Je ne t’ai pas trompé. Même Seinosuke sait que je suis amoureux de toi. Nous nous sommes embrassé … Par simple jeu c’est tout … Ca n’avait aucune signification … Je te le promets. Tu es mon seul amour … Je ne désire que toi… J’ose espérer que tu ressentes la même chose … »

Viktor commençait à en avoir marre que Nathan se braque sur une seule de ses actions. Jamais il n’avait retenu les petites attentions qu’il avait eues pour lui. Il poussa un petit grognement, allant vers son lavabo pour récupérer sa serviette de bain pour enfin s’approcher de lui.

« Ta main. »

Le sang avait commencé à coaguler mais avec un air aussi dégueulasse que celui de la prison, les plaies s’infectaient facilement. Alors il commença doucement à nettoyer la plaie à l’aide de sa serviette imbibée d’un peu d’eau, à genoux, devant son homme.

Dans cette position de soumission, Nathan avait tous les pouvoirs. En relevant brusquement le pied, il pouvait envoyer Viktor dans les vapes. Il pouvait même le blesser sérieusement. La sensation d’être totalement à la merci d’un être qui était en colère contre lui amusait Viktor, il aimait le danger, mais il avait quand même un peu peur de ce que Nathan pouvait décider de faire.

Il finit ainsi de nettoyer la plaie, sommairement. La respiration tremblante.

Encore un peu en hypoglycémie quand il se releva, il tituba pour finalement prendre appui sur son lit sur lequel il mourrait d’envie de s’asseoir ou s’allonger.

Au lieu de ça, il attendit que sa tête arrête de tourner avant de se mettre en face de Nathan et de lui prendre les mains

« Mon cœur fais moi confiance … Je t’en supplie. Il n’y a que toi que j’aime. Seinosuke est comme un frère, je n’ai jamais regardé personne d’autre que toi … S’il te plait »


Il ne mentait pas. Et ça se voyait. Dans ses yeux

« … S’il te plait … »



Eques, Never-Utopia.

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